LES MÈTRES ANTIQUES. — LA SATIRE: — LA CÜANSON
La critique allemande est indulgente aux œuvrés médiocre elle recueille tout ; elle ne laisse rien perdre. Il n’est si petit poè qui né trouve son biographe et, par lui, quelques 1 a Le baron Rec ne de Sonnenberg en es un exemple. Il ne. L
jusqu'au sein do Te À: his ans, il conçut l'idée F poème sur la fin du monde, qu'il fondit ensuite dans un aut poème, traitant le même sujet sur un plan plus vaste. L’ épop de Donutoa, publiée en 1806, a douze chants, et est écrite. { vers hexamètres. C’est un flot bourbéux qui charrie quelq perles. Ce-travaïl, hâtivement mené, usa le pauvre poète, qt amour malheureux acheva de réfars fou. Il se donna la mo se a vo ga une IEEE en 1805 ; il avait Me six |
en 4834, âgé de quatre-vingt- dix ans. Sa taste ce Gœthe no pour” lui assurer une place dans le lit T
dé de Ha valeur. Formé à l’école de Ramler, il assoupl mètre et le pentamètre sir son a intitulée les
« nenden Barbaren, wie. man so ein Handwerk rsbte Es ist. dar he « send, wenn man eure Dichter, eure Künstler sieht, und: alle, die der « noch achten, die das Schôüne lieben und es pflegen. Die Guten, si
« Ulyss, da er in Bettlorsgostalt an seiner Türe sass, indess die un: « Freier im Saale lärmten und fragten : wer hat uns den Landläufer. -gebra
« Volk heran: Du sichst sie.sieben Jahre spâter, und sie wandeln, wie di « still und kalt.…. Weho dem Fremdling, der aus Biebe wandert, und u « Volke kômmt, und dreifach wehe dem, der, so wie ich, von grossom
l. Gedichte Sonnenbergs, nach dessen Tode Re ho von. Rudolstadt, 1808. % ax
à k POÈTES ET ROMANCIERS. 503 appelle tout à fait, et sans trop de désavantage, la manière de iœthe !.
Un autre fonctionnaire de la cour de Weimar, Jean-Daniel : lalk, a repris un genre qui avait été fort cultivé par les poètes
ilésiens et prussiens, la satire. Il était né à Dantzig, en 1770. Son. rand-père maternel, qui était Genevois, lui apprit le français.
lalk fut nommé conseiller de légation, à la suite des services
qu'il rendit pendant la campagne d’Iéna, et il vécut dans l’in-
imité. des grands écrivains groupés autour de Charles-Auguste: mourut à Iéna, en 1826. Son petit volume”sur Gœthe, plein
lobservations directes et de souvenirs personnels, n’est pas le
noins intéressant de ses écrits 2. Il débuta par une traduction de
d huitième satire de Boileau, de cette satire qui, d’après une
iote de Boileau lui-même, « marque un philosophe chagrin, qui
ne peut plus supporter les vices des hommes ». Falk resta
oute sa vie ce philosophe chagrin. Sa première satire originale à
our titre Les Héros; il y déplore les malheurs de la guerre, dont
avait été témoin. Dans Les Prières, il montre les désirs contra-
ictoires des hommes, que Dieu lui-même ne pourrait satisfaire
ans se donner de perpétuels démentis. Le moraliste, chez Falk,
Stsupérieur à l'écrivain; il s'appesantit trop, se perd dans les
ngueurs; il n’a pas la brièveté incisive qui convient au genre *.
Pépigrammatiste Frédéric Haug a la touche plus légère. Né en
161, dans un village du Wurtemberg,“il fut le condisciple de
chiller à l'École de Charles ; il devint plus tard bibliothécaire à
tuttgart, où il mourut en 1829. Haug s'est essayé sans succès
ans l'ode et dans la ballade. Ses fables sont de pâles imitations
ufrançais, de l'anglais, du danois, de l'espagnol. Mais ses épi-
fämmes ont de la vivacité et surtout de la bonne humeur. Haug amuse sur le compte dés autres, et l’on s'amuse avec lui, pour
uqu'on y métte de la complaisance. Il s'attaque plutôt à des
asses qu'à dés individus, et il décoche ses traits inoffensifs aux
Noir Lyriker und Epiker der klassischen Periode, dans la collection : Deutsche wional-Litteratur, de Kürschner. — Correspondance : Briefwechsel zwischen Gæthe Wnebel, déjà cité :— Briefe von Schillers Gattin an einen vertrauten Freund, Leip- 31856; — Anebels Brief wechsel mit seiner Schwester Henriette, Iéna, 1858 ; — Ungeuckte Briefe aus Knebels Nachlass, 2 vol., Nuremberg, 1858. — A consulter : Hugo mKnebel Dœbcritz, À. L. von Knebel, ein Lebensbild, Weimar, 1890: P, Besson, Mami de la France à la cour de Weimar, Ch.-L. de Knebel, Grenoble, 1897.
2. Gœthe aus näherem persünlichen Umgange. Ouvrage posthume, déjà cité. Editions. — Satirische Werke, 1 vol., Leipzig, 1817. — Auserlesene Werke, bund neu, 3 vol., Leipzig, 1819. 4
à, Bosserr. — Hist. de la littér, allemande, 17
804 LA LITTÉRATURE CLASSIQUE. — buveurs, aux avares, aux médecins, aux femmes. Une de se inventions les plus plaisañtes consiste à trouver deux cents for mules hyperboliques pour un long nezf+ 1] à trop écrit. Ila fait u choix de ses poésies, et, dans ce choix, il faudrait choisir ‘encore
La chanson populaire, ou le lied, forme une tradition constant qui se prolonge à travers toute la littérature allemande. Il far donc ici, en faveur de quelques refrains qui se répètent encor donner un souvenir à Siegfried-Auguste Mahlmann. Il passa. ] plus grande partie de sa vie à Leipzig, où il mourut en 1826, dirigeait, pendant la campagne de 1813, le principal journal, Ô la ville, et sa situation politique lui valé une détention de. que ques semaines dans la citadelle d’Erfurt. Ses comédies, même so, Théâtre de marionnettes, sont oubliés, mais ses chansons se recon mandent par une gaieté naturelle, et de grands musiciens no pas dédaigné d'y ajouter la mélodie ?, |