CHAPITRE PREMIER
«a + L'ALLEMAGNE AU COMMENCEMENT
se - DU DIX-NEUVIÈME SIÈCLE
pement des États allemands; le Nord et le Midi. — 1, La société Berlin. Frédéric-Guillaume I; mœurs du roi et de la cour. lrédéric-Guillaume 111; espérances qui s’attachent à son avénenent: — 2. Les salons juifs; Henriette Herz et Rahel. — 3, La ampagne d’Iéna; déroute matérielle et morale de la Prusse. Proéstations isolées; Schleiermacher: Fichte. La Ligue de la vertu. à Campagne de Wagram; premiers indices d’un mouvement fational. — 4. La réforme de la Prusse. Jahn et les sociétés de Ymnastique. Fondation de l’université de Berlin.
llemagne arrivait au seuil du x1xe siècle sans avoir ni l'unité que ni l'unité morale. Elle continuait, comme au commennt du siècle précédent, d’être séparée en deux parties d’imnce à peu près égale, si l’on ne considère que la population ‘tendue des territoires : d’un côté, l'Allemagne catholique, ee l’Autriche, de la Bavière et des évêchés du Rhin; de ele Nord protestant, avec la plupart des États du Centre et Juest. Mais la proportion n’est plus la même, si l’on prend
ART Un
Pa
pour mesure l'intensité de la vie intelléctrolle L' activite fique et littéraire se concentrait de plus en plus dans les rég de l’Elbe et du Rhin; les écoles y étaient plus florissantes censure y était moins sévère. Néanmoins l4 division subsis .Les deux États qui seuls pouvaient prétendre à uné influe prépondérante se surveillaient jalousement; les États de moi importance gardaient toute la liberté de leurs allures; et uns comme les autres étaient toujours prêts à entrer dans alhance étrangère pour sauvegarder leurs intérêts part liers. Nul ne se sentait obligé envers la patriè commune; mot de Lessing restait vrai ::« Les Allemands ne sont pas en « une nation. Et je ne parle pas, » ajoutait Lessing, « de l'orgâr « tin politique, mais seulement du caractère moral. ».
gi a
1. — LA SOCIÉTÉ DE BERLIN SOUS FRÉDÉRIC-GUILLAUME ET FRÉDÉRIC-GUILLAUME IH.
L'étan que Frédéric IT avait communiqué aux esprits lendemain de sa mort. Ses successeurs immédiats sur de Prusse n’offrirent pas les mêmes exemples à l’admira hommes. C’étaient des caractères faibles, en proie. à to: influences: et, dans cet État qui était habitué à. ne ë qu’une volonté, tous les liens se relâchèrent aussitôt. Guillaume II (1786-1797) était une nâture ardente et im dans laquelle les appétits sensuels s’unissaient à 1 dévote. Il vécut, depuis la seconde année de son règni la fin de sa vie, en état de bigamie, on pourrait direr “puisqu'elle fut consacrée par les autorités ecclésiasti ]
1. Dramaturgie, dernier article. sé 2. Frédéric-Guillaume I avait épousé, en [%65, n'étant encore qu Élisabeth. She de Brunswick. « I faisait PE ee » dit Fré
« son époux. » Ils divorcèrent, après quatre ans dei mariage, et t Fe épousa Frédérique-Louise de Hesse- Darmstadt. Peu après, il s'épri selle d'honneur de la reine, Mlle de Voss, comtesse d'Ing ministre comte de Finkenstein, laquelle, avant de se rendre, neur de sa famille d'exiger le mariage: Le princetattendit son l'épouser. À partir de 1787, il fut bigame. Il avait depuis. longten cour une maîtresse en titre, fille d'un musicien, Mile Wilhelmi devint comtesse de Lichtenau. Mlle de Voss mourut en 1799,
Dœnhof lui succéda, également comme épouse légitime. Wi i