Saint Paul, dans l'Épitre aur Romains
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LE MOUVEMENT miLOSOPMIQUE DE KANT À HEGEL. 454 Pa quelque chose qu'il faut faire, uniquement parce que c’est le voir. Et l'homme, qui n’a plus d'autre refuge que lui-même, se lit alors : Quoi qu’il m'arrive, je veux faire mon devoir, pour lavoir rien à me reprocher. Et cette seule résolution lui.rend upportable le va-et-vient de la vie humaine, qu’il avait pris en légoût. Je dois continuer cette vie, se dit-il, le devoir me le com: nande, je dois accomplir sans murmurer ce qu’elle réclame de noi, et, quelque peu qu'elle vaille par elle-même, elle me sera ätrée pour l’amour du devoir. » | létablit ensuite que la moralité et la religion sont identiques. religion sans moralité n’est que superstition; elle nourrit »mme de chimères, sans le rendre meilleur. La moralité sans 8ion nous fait éviter le mal par crainte des conséquences, elle nous enseigne pas à pratiquer le bien pour lui-même. Vouloir qu'on doit, par cela seul qu'on le doit, c’est affranchir sa onté des sollicitations de ce monde, et, par contre-coup, anchir tout son être; c’est entrer dans un monde supérieur ; lbparticiper, dès ici-bas, à la vie bienheureuse. « D'après ma dctrine, le caractère de l'homme vraiment religieux est celui- |Hunseul désir soulève sa poitrine, une seule pensée anime sa env'est que tous les êtres raisonnables puissent Jouir de la licité. Que ton règne vienne! telle est sa prière. Hors de là, ébna de charme pour lui; toute autre envie est morte en lui. Mibne connaît qu'un moyen d'approcher de son but, c’est
‘ES drängt sich ôfters unter den Geschäften und Freuden des Lebens aus der. Hépeines jeden nur nicht ganz unedlen Menschen der Seufzer : unmôüglich
Ua Solches Leben meine wahre Bestimmung sein, es muss, o es muss
einen ganz andern Zustand für mich geben! Ein beïliger Mann sagt dies tippndérer Stärke : sogar die Creatur môchte sich schnen mit uns und seufzen near, dass sie frei wcrde vom Dienste der Litelkeit, dem sie unterwrfen wi ribren Willen. Sage man es, wie man wolle, dieser Ucbérdruss an dem fRElichen, dieses Sehnen nach einem Hüheron, Besseren und Unvergängen liegt unaustilgbar im Gemüte des Ménschen. Ebenso unaustilghar int in ihm die Stimme, dass etwas Pflicht sei und Schuldigkeit, und lediglieh um, weil es Schuldigkeit ist. getan werden müsse. Ergehe es mir auel es immer wolle, sagt danu der in sich zurückgetriebene Mensch, ich will ne Pficht tun, um mir nichts vorzuwerfon zu haben. Durch diese Ansicht in Wird ihm das an sich zum Ekel gewordene nreuschliche Tun und Treiben lementräglich. Die Pficht gobeut nun cinmal, sagt or sich, dass ich dicies PRrtihre, und in ihm friseh und frühlich vollbringe, was mir vor die ©,xommt; und so wenig Vert auch dieses Leben um sein selbst willen MICh hat, so soll es mir doch umtder Pflicht willen hoilig scin. » (fielle’s latio an das Publicum über die durch ein Churf. Säçchs. Confiscationsrescript éiJemessenen atheistichen Æusserungen. Avec l’épigraphe : « Eine Schrift, man erst zu lesen bittet, ehe man sie confiscirt: » Léna. et Leipzig! 1799.)
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remplir, et que nous devons seconder dans l’accomplissem
nous avertir sans cesse que la vie en Dieu n'est pas une C0
89 ii à cat ROMANASNES « d'obéir, en toutes ses actions, sans crainte, sans hé
« sans restriction, à la voix de sa conscience !. » :
s'affirme de plus en plus dans ses derniers écrits. Ge sont sun pour l'exposition générale de la doctrine, la Destination de l'ho et l'Inséruction pour la vie bienheureuse ?. En 1810, 1l publia u ; veau Précis de la Doctrine de la science, telle qu'il compta seigner quand la paix serait rétablie ?. Ces écrits avaient sut pour but de rendre le nouveau système plus accessible au p p | car Fichte avait l'ambition d’agir directement, par la parole par la plume, sur ses contemporains, Dansle Précis, Dieu stitué au moi absolu, et la fin de l’activité humaine: consiste l'union avec Dieu. Si cette fin pouvait jamais être comiplètem: atteinte, l'homme s'identifierait avec Dieu, se confondrait 6 lui, se perdrait en lui. Mais comme son évolution intellectuell morale est infinie et ne saurait avoir de terme, sa persol ali ce dogme fondamental de la Doctrine de la science, rest Dans la Destination de l'homme, Fichte déclare que la réal monde extérieur, indémontrable en elle-même, peut être pos dans l'intérêt de la morale, par un acte de for. Notre cons ne nous oblige-t-elle pas à reconnaître en dehors den ) êtres indépendants de nous, qui ont, comme nous, une de
cette destinée? L'Instruction pour la vie bienheureuse est: de l'union avéc Dieu, on serait tenté-de dire, au ton de pages, un traité de l'union mystique, si Fichte. n'avait S
plation oisive, mais une activité conforme au plan d L'homme religieux, dit-il, croit et espère, non pas en D il porte Dieu en lui, mais en l’humanité, qu'il s'efforce.
1. « Nach allem ist meiner Leéhre zufolge der Charakter des wahre « der «es ist nur Ein Wunsch, der seine Brust hebt und sein Leben beg « Seligkeit aller vernünftigen Wesen. Dein Reich komme, ist sein Gel diesem Einen hat nicht das geringste für ihn Reiz; er ist der Müglio etwas anderes zu begehren, abgestorben. Er kennt nur Ein Mittel jen zu befôrdern, das, der Stimme seines Gewissens in allen seinen H unverrückt ohne Furcht und Klügeln zu folgen. » LÉ LATE 2. Die Bestimmung des Menschen, Berlin, 1810.-Traduction française de Penhoën, Paris, 1832. — Anweisung sum seligen Leben oder Religi Berlin, 1806. Traduction, française de Bouillier (Méthode pour à ive bienheureuse), avec une introduction d'Emm.-Herm. Fivhte, Paris, 1845.
3, Die Wissenschaftslehre in ihrem allgemeinen Umrisse, Berlin, 181