‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 278 sur 534 · Ideen zu einer Philosophie der Natur, Leipzig, 1797. RE · texte numérisé non relu

Ideen zu einer Philosophie der Natur, Leipzig, 1797. RE

4. System des transcendentalen Idealismus, Tubingue; 1800. — Tra uc gaise de Grimblot; Paris, 1842. Fu

| mouvement philosophique à son ancien condisciple Hegel, venu son rival. En 1834, il fit paraître un petit écrit, dont ses ves essayèrent de faire um grand événement: c'était une traction de la préface que Victor Cousin avait mise en tête dela onde édition de ses œuvres, traduction qu'il faisait lui-même céder d'une préface. Il y prenait fort à partie Hegel, qui venait mourir, et il promettait une philosophie nouvelle, qui devait nplacer non seulement l’hégélianisme et tous les systèmes létieurs, mais encore la doctrine qu'il avait professée luime dans sa jeunesse, Il enseigna cette philosophie à Berlin, 1841, et ce qui en fut publié ne la montra pas cômme sensi-

ent différente de son aînée. Elle s’appela la philosophie posi- |

: c'était simplement l’ancien panthéisme, qui cherchait un ‘FRE dans a révélation chrétienne. Schelling mourut, 1854, à Ragatz, en Suisse, où se trouve son tombeau. #æphilosophie de Schelling n’est pas, comme celle de Kant, le itmüri de longues années de méditation, ni, comme celle de

hte; le résultat d’une forte impulsion morale; elle est un pro-

tdelimagination. Kant pense, creuse, observe ; Fichte affirme commande; Schelling proclame ce qu’un sens supérieur lui èle, et il prononce des oracles. La méthode philosophique, en sant de Kant à Fichte et de Fichte à Schelling, renonce de plus plus à ses procédés rigoureux, pour se rapprocher de la poésie leWart: Le philosophe devient un voyant, dans le sens antique:

aisit de prime abord l'harmonie des choses, le rapport du fini

deVinfini, du réel et de l'idéal. Il à reçu, pour cela, un don

Cia] ; il a & grâce d'en haut. Schelling affirme expressément Mephilosophe a besoin d'imagination, d inspiration, de génie, sien que l'artiste‘. Il ne rejette pas l'observation, en prinjnais il en use peu. Voilà pourquoi sa SHitord lie n'a pas on: elle est d’abord toute faite; elle surgit, comme une: leve tout armée, à la voix de son premier maître Fichte, et Sle coup d'une lecture de Spinosa.

ichte, malgré l'effort qu'il avait fait pour ramener toute tiité intellectuelle et morale de l’homme à un principe Que; avait laissé subsister à la base de sa théorie une dualité Voir la sixième lecon sur la méthode des études académiques (Vorlesungen die Methode des akademischen Studiums, Stuttgard et Tubingue, 1803), et la

Pmepartie de l’/déalisme transcendental. — Les Leçons ont été traduites, avec Le de morceaux, par Bénard : Schelling, Écrits philosophiques, Paris, 1847,

de l'observation, mais qui est déposé de toute étérnité d

qui, selon Schelling, en faussait le contenu. Le moi ne po se concevoir qu'à l’aide du non-moi, et le non-moin ’exista: par le moi, le philosophe se trouväit en présence dé”eux ments irréductibles, se supposant l'un l’autre, et aussi prinit l’un que l’autre. Schelling veut faire diÉpattitre la contradieti à laquelle Fichte n'avait pu échapper; il cherche, au delà dun et du non-moi, un principe supérieur qui les détermine: Ÿ et l’autre, et il le trouve dans l'absolu, source et fin de ti existence, lien du monde idéal et du monde réel, identité« contraires. La Doctrine de l'identité” se substitue à és Doctrine la science, et prétend apporter enlin la synthèse tant cherch l'unité du savoir humain. A

C'était, en réalité, l’ancien panthéisme qui revenait, a moins de précision a les termes et une méthode moins ri& reuse. L'absolu de Schelling, c’est la substance infinie de Spi LC qui se développe dans deux directions opposées, dans le : de la pensée et dans le monde de l’éténdue, dans les esp: dans les corps, ou, selon la terminologie nouvelle, danse et dans le non-moi. La seule originalité du système de Schi c’est qu'il établit un lien plus intime, une identité plus & entre les diverses manifestations de l'absolu. Le monde” | lé monde réel, l'esprit et la nature, sont deux émanations seulement péranétés: mais exactement correspondantes pensée divine. Îl y a une sorte d'harmonie préétablie en idées et les choses. Pour chaque objet, nous portons en concept, qui n’en dérive pas directement, qui n’est pas u

conscience. Nous n’avons qu'à évoquer ces concepts, à. que les objets passent devant notre esprit. Nous n'avons, p naître le monde, qu’à lire en nous-mêmes, à suivre avec no intérieur l’évolution des choses, à reproduire dans not la dialectique divine qui a créé l’univers. Ainsi nôtre scien cette unité qui règne dans la nature; ainsi elle sera ell une manifestation de l’être ne et absolue. comm méthode philosophique ne sera sis la vulgaire réflexi isole les choses, et qui ne peut donc nous procurer 4 naissance fragmentaire. Ce sera l'intuition, une sorte d'i tion spéculative, qui classe d'emblée les idées et les coo

À. Die Finheitslehre,

LE MOUVEMENT PaiLosoPuiQuE DE KALCE + HEGEL. 557

objet de la philosophie sera de construire le monde, de refaire n quelque sorte le poème de la création.

L'épreuve d'un système est dans les applications qu'il comporte. es deux termes de l'identité absolue, de l'esprit et de la nature, est évidemment le premier qui était le plus familier, à Schelug. Sa physique générale est tout hÿpothétique. I est vrai qu'il nsidérait l'hypothèse comme une des principales conditions wprogrès dans les sciences; mais encore faut-il que l'hypoièse soit justifiée par la nécessité d'expliquer un groupe de faits idémontrables par l'analyse. Sa construction de l'histoire, où »pendant il marchait sur un terrain plus solide, est tout aussi agile. Fichte avait déjà cédé à la tentation de couper le dévelopment de l'humanité en périodes philosophiques, depuis l’âge Mlinnocence, où l'homme suivait la loi de sa raison encore consciente, jusqu'au paradis futur .où il redeviendrait par la flexion ce quil avait été d’abord par un pur instinct et comme un souvenir encore frais de‘son origine divine. Fichte avait stingué cinq de ces périodes; Schelling n’en admet que trois, pee conservera ce chiffre, Schelling n’est réellement original structif que dans le domaine qui lui est propre, c ’est-à-dire m$.ce qui tient à la faculté imaginative. [la des vues prondes sur l’art, que par moments il semble mettre au-dessus de philosophie elle-même. Le philosophe, en effet, ne peut que ncevoir l'idéal divin, l'artiste le fixe dans des formes senbles. Lartiste n'imite pas la nature, mais l'acte créateur dont (nature est le produit !, Schelling, au temps de ses relations ec Wilhelm Schlegel, conçut l’idée d’un poème sur la nature, li devait être le pendant de {a Divine Comédie de Dante; il en rivit même le commencement, IL semble que ce vague projet, Le fut presque aussitôt abandonné, résonne à travers toute son e: Schelling était plus poète que philosophe.

ÿ 4, — HEGEL, ;

Hegel, par l’âge, est antérieur à Schelling, mais il fut moins éfûe. Il débuta quand SCISIInS avait déjà publié ses princi-

«Voir surtout. Ja quatorzième Det sur les études académiques, et le Wésevuse E arts du dessin dans leur rapport avec la nature, prononcé à la séance Académie des sciences de Munich en 1807.

désastre de la Prusse le troubla-peu;'il admira Napoléon,

‘ amis, au mois de janvier 1807: « J'ai appris avec pla

deutscher Nationalphilosoph, Berlin, 1870. — Kuno Fischer, ouvrage cité

< ve — Gonsaher enfin, sur toute cette période be J, Wi

paux ouvrages, et il TE avant que schellng a tait connäll ce qu'il appelait sa pensée définitive. La carrière philosophiq de Hegel s'intercale ainsi dans celle de Schelling, e le précéc et Je suivit !. :

Né à Stuttgart en 1770, et destiné, comme ses deux prédéce seurs, à la théologie, Gébrai -Wilhelm-Frédéric Hegel pas cinq années (1788-1793) à l’université de Tubingue. Il y rencontk Schelling, et se lia d’étroite amitié avec lui. Ses études term nées, il fut précepteur à Berne et à Francfort. En 1802, la mo de son frère l'ayant mis en possession d’une petite fortune, reprit son indépendance et se rendit à Iéna, où Schelling ense gnait depuis quatre ans. IIS fondèrent ensemble une revue phil sophique ?. Hegel n’était encore qu’un disciple; du moins il pa sait pour tel; il se bornait à défendre par la plume les idées € qu son ami Heat avec autorité devant la jeunesse univers taire. Le départ de Schelling, appelé à Wurzbourg en” 0: l'affranchit d’une tutelle que sans doute il n'aurait pas sup} ot plus longtemps. Il venait d’être nommé professeur extraordin en: 4806, quand la guerre survint. C’est au bruit du canon qu'il termina son premier ouvrage original, la Phénoménolot l'esprit, qui contient en substance toute sa. philosoph

eut l'occasion de voir. Il avait déjà pris lhabitude de consi les événements en philosophe. Voici ce qu'il écrivit à un.

« vous vouliez consacrer cet hiver à la solitude et à la p « phie. Elles ne sont pas nécessairémentunies. La philosopt « la solitude; mais elle n’a pas bésoin de se tenir à l'éca «faits et gestes auxquels les hommes s'intéressent, où du «dont ils tirent vanité. Vous aussi, vous portez votre att « sur l’histoire du jour, et il n'y a, en effet, rien de plus élo

1. Œuvres. — Les œuvres complètes de Hegel ont été publiées, après sa par ses élèves et amis, en 19 vol. (Berlin, 1839-1887): les deux derniers W contenant la correspondance, ont paru à de longs intervalles.

Biographie et critique. — Haym, Zegel und seine Zeit, Berlin, 1857. RE Hegeils Leben, Berlin, 1844; Apologie Hegels gegen: Haym, Berlin, 1858;

— Voir ne un article d'Édmond Scherer dans les J/élanyes d'hisloi

9. Kritisches D oe nal der Philosophie, Tubingue, 1802, 3. Phänomenologie des Geistes, Bamberg, 1807.

er fin SE, D Cr LA NO AAA DT) nr 671 hr ER “2 CARPE SEL SE TS, de Ne SO ES TR Te PR Re LA US N'ES Tu a 40

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! E Île. montre que la civilisation est supérieure à la barbarie, et ue l'intelligence qui pense triomphera toujours de la prudence mesquine qui ne pense pas. La science est la vraie théodicée ; elle nous apprend à ne pas rester bouche bée devant les événements, à ne pas les attribuer au hasard d'un incident ou au talent d'un homme, à ne pas faire dépendre le destin des empires d’une colline qu'on aura occupée ou qu’on aura oublié d'occuper, à ne pas gémir sur les prétendus triomphes de l’injustice et les défaites du droit... Lé bain de la Révolution a débarrassé la nation française de beaucoup d'institutions que l'esprit humain avait dépassées, comme on use ses souliers d'enfant, et qui pesaient sur elle et l’étouffaient, comme elles étouffent encore d'autres nations. Chaque Français a appris à regarder la mort emface. La routine, par le brusque changement de décor qui aveu lieu, est tombée d'elle-même. C’est ce qui ne

dhui une telle supériorité à la nation française. Les autres

nations, avec leur esprit obtus, enveloppé, subissent son ascendant. Peut-être secoueront-elles enfin leur paresse, pour faire face aux nécessités du jour, et peut-être alors, sileurs qualités secrètes semanifestent, surpasseront-elles encore leurs maitres !. »

La Phénoménologie de l'esprit n’est pas ce que le titre semble diquer, une psychologie; elle est à la psychologie ordinaire É

0Es hat mich gefreut, dass Sie diesen Winter der Einsamkeit und dem Stuliumder Philosophie widmen. Noch ist beides ohnehin vereint: die Philosophie Stetwas Einsames; sie gehôrt zwar nicht auf Gassen und Müärkte, aber noch st sie von dem Tun der Menschen fern gehalten, worein sie ihr Interesse, so vievon dem Wissen, worein sie ihre Eitelkeit legen. Aber auch Sie zeigen sich uidie Geschichte des Tages aufmerksam; und in der Tat kann es nichts Jeberzeugenderes geben als sie; davon, dass Bildung über Robhheit und der r@ist über geistlosen Verstand und Klügelei den Sieg-davon trägt. Die Wissenchaft ist allein die Theodicee; sie wird eben so sehr davor bewahren, vor den egebenheiten tierisch zu staunen, oder klügererweise sie Zufälligkeiten des wgenblicks oder des Talents eines Individuums zuzuschreiben, die Schicksale er teiche von einem besetzten oder nicht besetzten Hügel abhängig zu machen, ls über den Sieg des Unrechts und die Niederlage des Rechts zu klagen.. Dio ranzüsische Nation ist durchs Bad ihrer Revolution nicht nur von vielen Einichtungen befreit worden, über die der Menschengeist als über Kinderschuhe inaus war, und die darum auf ihr, wie noch auf den andern, als geistlosce lesseln lasteten, sondern auch das Individuum hat die Furcht des Todes und as Gewohnheitsleben, das bei Veränderung der Koulissen keinen Halt mehr a Sich hat, ausgezogen; dies gibt ihr die grosse Kraft, die sie gegen anderé eweist. Sie lastet auf der Verschlossenheit und Dumpfhei dieser, die, endlich ez2Wungen ibre Träghoit gegen die Wirklichkeit aufzugeben, in diese heraustre. #n und vielieicht, indem die Innerlichkeit sich in der Æusserlichkeit bewahrt, MmeLeirer übertreffen werden. » (An den Studiosus Zellmann : Hegels Werke, ‘1% vol.).

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