‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 279 sur 534 · TR ART ON · texte numérisé non relu

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de ce temps. Après dix-huit mois de ce métier qui lui com

ce que serait à la description dune plante l'Histoire ‘du dév pement de celte ds depuis le moment où le germe est dép

LÉ

dans la terre jusqu’à la parfaite maturité du fruit. La Phén mt

“nologie sait et décrit les états successifs de lesprit humäi

dépuis son a H inconsciente, sa vie encore latente et en loppée, jusqu au jour où il s’éveille à la pleine conscience | lui-même, où il se sent capable de réaliser la science absol Elle pourrait s'appeler l’histoire des métamorphoses de l'esp humain. L'individu parcourt lui-même tous les degrés du dé loppement de l'espèce; il les parcourt plus rapidement, secon qu’il est par le travail des générations antérieures, et ses propi découvertes enrichissent à leur tour Île patrimoine commu L'objet de la Phénoménologie est donc de reproduire par la di

Jectique spéculative l’évolution de l'humanité et de prépat

ainsi l’avénemunt de la science absolue; qui est proche. Hege donné ailleurs un exposé plus complet de sa’ doctrine; nu part il ne l’a formulée avec une hardiesse st joe et si si plei de promesses.

Forcé de quitter Iéna, Hegel prit d'aboid Ja direction du cure franconien à Bamberg, un simple bulletin politique e feuille d'annonces, comme l’étaient tous les journaux alle

peu, il fut nommé recteur du gymnase de Nuremberg, des réformes utiles. En 1816, il fut appelé à l'université d delberg. Enfin, en 1818, il prit, à Berlin, la chaire de philos laissée Aile par Fichte, et il l’occupa jusqu'à sa m enlevé par le choléra en 1831. Dans les intervalles de son gnement, il fit quelques voyages, dont les impressions vent sous une Hu très succincte dans sa POTTER É

nn Il Fait les Pays-Bas (1822), Vienne. (1824), Pa a où il fut l'hôte de Victor Cousin. Son séjour à Berlin f royauté comparable à celle de Voltaire en France. Ce pas seulement les philosophes et les théologiens, mais les tie les artistes, les M les hommes d'Ét

| HILOSOPHIQUE DE KANT À HEGEL. B61 Le véritablement de la Phénoménologie, son « voyage de décou: rte », comme il l'appelait; c'est l'ouvrage qui marque dans mouvement des idées en Allemagne. :

falheureusement, tout ce qui sort de la plume de Hegel défie Sagacité du lecteur le plus opiniâtre. Il est le plus frappant “mple des libertés qu'un écrivain allemand peut prendre avec ” \ public, surtout quand c'est un public scientifique. Hegel est eur à plaisir, Il n’est un peu clair que dans sa corresponice : il le fallait bien. Mais ses écrits philosophiques dénotent mépris de la forme littéraire qui va jusqu'à la barbarie. I n’a “ un sentiment du genre de beauté inhérent à une langue et constitue à lui seul une poésie. Il torture la sienne et la disue sans pitié, Sa phrase est désarticulée; elle traîne ses mermsmal joints, Çà et là se détache un mot heureux, une image pante, mais c'est un éclair qui s'éteint aussitôt dans une Bsombre. L’obscurité de Hegel ne tient pas seulement à la icture épaisse de sa phrase, mais encore au choix des expres- ISSIL à une nomenclature spéciale, qui n'est pas limitée et : ctement définie comme celle de Kant, qui ne s'applique pas tement aux points principaux du système, mais qui se ramifie étend jusqu'aux détails. Un de ses procédés favoris consiste tendre les mots dans leur sens étymologique, au mépris de age commun, et ses étymologies-ne sont pas toujours justes, des composés qui sont des monstres. \

ur le fond de la doctrine, Hegel relève de Schelling et 16,si l'on veut remonter plus haut, de Spinosa. Il n'a manqué, * n Jui, à Spinosa que de concevoir la substance divine comme sprit pur, et de l'identifier avec l'esprit humain, au lieu de

oir dans l'esprit humain qu’un mode de la substance divine, liberté et sans personnalité. De même, l'absolu de Schelling, en étant la source de toute vie, lui semblait trop peu vivant nême. Qu'était-ce, en effet, que cette vague identité de deux raires, sinon un principe inerte, une abstraction froide et ne?

substance de Spinosa, à l'absolu de Schelling, Hegel ltue l'Idée, c’est-à-dire l’acte même de la pensée, l’intelli- &en mouvement. Ge n’était, en apparence, qu’un changement

elle est, par exemple, celle de urteilen, qui, pour tout Allemand, sienifo

la ib

attri uer une qualité à un objet, et qui, pour Hegel, veut dire : séparer bjot on ses éléments primitifs (ur).

A PCR, Es

Ja vie universelle. Il ÿ a progrès d'un degré à l’autre,

d'être la reproduction adéquate de l’Idée, n’est qu'u

monde. Ce n’était plus le repos, mais l’activité a était le primordial; l'être était remplacé par le devenir. DL |

Le mouvement de l'Idée se fait sur un rythme uniforme, chaque pas en avant se compose de trois moments success

Tout ce qui est, porte en soi une limite; l'être contient le néa le passage de l'être au néant ou du néant à l'être, c’est le deve

L'ôtre, le néant, le devenir, telle est la marche du développém des choses. L’atffirmation, la négation, la conciliation, où la th l'antithèse et la synthèse, tel est le procédé de la construc scientifique, qui ne fait que reproduire le mouvement création. Ce rythme en trois temps se répercute à travel le système; il en détermine les grandes divisions; il en moindres détails; il devient même puéril, à force de ser On à comparé le système de Hegel à une cathédrale gothi tout est faconné sur le même type, et où CRAQUE po r le plan de l’ensemble. |

Voilà l'Idée en mouvement, se déployants: se différen ia le monde, se manifestant à travers la série des exi relatives, depuis la matière inorganique jusqu'aux êtres jusqu’à l’homme. Elle se réalise par degrés, et” à ch: correspond.une nouvelle combinaison de forces, une

progrès, l’évolution n’est que dans l’Idée créatrice; chaqu végétale ou animale, existe pour elle-même, est Stab ‘attributs; il n’y a nul passage de l'une à l'autre: termes, Hegel rejette les théories transformistes € marque, selon lui, une forme plus où moins parfaite, m et déterminée de l’Idée, une étape, pour ainsi dire marche ascendante vers la forme humäine, où pour la fois elle pourra se réaliser complètement. Car a

dans l'œuvre de la création; elle est « la conti «ciliée ! ». Hegel l'accuse même d’être illogique, x c'est-à-dire de ne pas entrer assez complaisamme cadres qu'il lui présente. Il nous donnerait volontiers.

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