‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 28 sur 534 · XXX VIe Aventure · texte numérisé non relu

XXX VIe Aventure

« Je suis en grand souci, » ajouta Hagen. « Voici le bouclier que « margrave Gotelint m’a donné. Les Huns Pont haché à mon bras « cependant je l’avais apporté ici dans une RSR de paix. » :

Rüdiger lui offre alors son bouclier à lui : « c’est le He « présent, » dit le poème, « que Rüdiger de Bechlarn ait fait. » Hagen et Volker, émus de tant de générosité, déclarent se désin= téresser du combat. Le margrave pénètre dans la salle et se fraye un chemin sanglant. Gernot, voyant tomber tous les siens, court l'arrêter.

* Leurs deux épées étaient si tranchantes, que rien ne résistait à leurs coups. Rüdiger, le bon chevalier, atteignit Gernot à travers son casque dur comme le roc, et le sang coula à flots. Mais ce hardi et vaillant guerrier le lui rendit avec usure, :

H brandit haut dans sa main l’épée que Rüdiger lui avait donnée, et, quoique blessé à mort, il lui porta un coup qui, traversant le fort bouclier, tomba sur la visière du casque. L’époux de la belle Gotelint devait en mourir. |

Hagen, irrité de la mort de ses deux amis, achève seul le . combat. Ceux que son glaive n’atteignait pas, dit le poème, étaient noyes dans le sang. Bientôt le silence règne dans la salle, Attila s'imagine que ses vassaux l'ont trahi, qu'ils ont fait la paix avec les Burgondes : on lui apprend qu'ils ont tous péri 1.

Les Goths, conduits par Hildebrant, vont réclamer le corps de Rüdiger : on le leur refuse. Quelques chevaliers se provoquent, de part et d'autre, et bientôt une nouvelle mêlée s'engage. Tous! les Goths tombent, à l'exception de leur chef. C'était la dernière. réserve d'Attila; mais, du côté des Nibelungen, il ne restait plus. que Gunther et Hagen. Théodoric, les attaque seul, les terrasse, et-les traîne devant Krimhilt. Il les livre à leur ennemie, à la . seule condition qu’elle respecte leur vie. Maïs Krimhilt fait mettre Gunther à mort, et tranche elle-même la tête de Hagen avec l'épée de Sifrit. Enfin Hildebrant, outré d’une telle férocité. , venge

Sur Krimhilt la mort de tant de héros, et le poème ajoute #

« Nombre de seigneurs illustrés avaient péri; tous les peuples « étaient dans l’affliction. La fête royale eut un triste dénoue- .« ment : ainsi souvent l’amour finit par la peine.» . .. La conclusion paraît faible et presque M après

l'horreur des dernières scènes, après ce désastre où s'abîme

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