‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 286 sur 534 · PTS A TR · texte numérisé non relu

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[et de romantique ne désignaient pas, pour. Wilhelm Sc

Li F. Aa - LE ROMANTISME. …

deux genres de poésie différents, encore moins des degrés di rents de perfection, mais deux époques successives dans l’histo de l’art. « L'une est close, l’autre dure encore, et peut-être, » dit- « ce que nous appelons actuellement romantique, ce qué no « opposons au classique, n'est-il que la préparation d’un art fut « véritable expression de lesprit moderne. » Il semble, d'apt cela, que Schlegel veuille se mettre au point de vue strictéme historique, le seul qui lui eût permis de rendre une égale just à tous les genres de beauté littéraire. Il n’en est rien, et Ph torien montre tout aussitôt, par la manière dont il définit poésie romantique, qu’il se pose en champion d’une école no velle. La poésie romantique résulte, pour lui, de là fusion. deux éléments, l’un germanique et l’autre néo-latin ou chr tien. Les nations qui ont contribué à son développement so l'ancienne Germanie, l'Italie, l'Espagne, l'Angleterre, enfin France, « grâce à sa vieille littérature, que les Français et « mêmes ont trop négligée ». On voit d’abord ce qu'an télpl

nécessaire de s'arrêter aux détails. On s'attend bien à ceque

Réforme soit malmenée par Schlegel; la Bible de Luther

l'invention de l'imprimerie et la découverte de l’Amériq accuse la physique et l'astronomie modernes d'avoir dét | magie et l’astrologie, « qui étaient plus favorables à la po si

limite extrême après laquelle il n’y a plus ni originalité niwr poésie. HAE

Ayant été appelé, en 1808, à faire des conférences Se à Vienne, Wilhelm Schlegel reprit une partie de son: crit de Berlin, celle qui a rapport à la poésie dramal

L'esprit du cours resta le même ; mais toujours les dédu du conférencier, à quelque résultat qu’elles aboutissen

1. Ueber dramatische Kunst und Litteratur, Vorlesungen von August. Schlegel, 3 vol., Heidelberg, 1808-1811. — L'ouvrage fut presque ausSitô en français (Paris, 1814), en anglais (Londres, 1815) et èn italien (Milan Les conférences de Schlegel étaient des Vorlesungen dans le sens étroi allemand; elles étaient lues. Les cours de Berlin, analysés dans l’ouvragé (Die romantische Schule, p. 764), ont été publiés par Minor : A. W. Sc sunyen über schône Litteratur und Kunst, 5 vol.,'Heïlbronn, 1884 :

ÎLES FRÈRES SCHLEGEL. ss 579

ntées avec art; il est ingénieux, même dans le paradoxe et ns le parti pris. Les pages qu'il a consacrées à l’organisation a théâtre antique, aux grands tragiques athéniens, surtout à

uripide, « le plus romantique des poètes grecs », enfin à la

»médie aristophanesque, sont encore utiles-à lire, après tous Stravaux de la philologie moderne. Son plus grand dédain est ur la poésie d'imitation classique, et l'on ne s'attend pas de sa

art à un jugement équitable sur les écrivains français du.

vue siècle. Lessing avait déjà démontré aux Français qu'ils äïent tort. d'admirer Corneille et La Fontaine; Schlegel connue la démonstration par Racine et Molière, et doux fois la leçon été perdue ‘. Il y à toujours quelque présomption à vouloir genter une nation étrangère en matière de goût. Il est de )nne Enr dans certains cas, de savoir dire : « Je ne com- ‘ends pas. »

Wilhelm Schlegel avait quitté Berlin, en 1803, en compa-

visita, dans les années suivantes, l'Italie, le Danemark et la iède. Le roi de Suède le nomma, en 1809, conseiller de légan,sét l’anoblit. Il suivit le prince royal Bérnadoîte à la camlgne de Saxe, en 1813, et écrivit plusieurs brochures, en franis et en allemand, pour défendre la politique suédoise. Après paix, il alla retrouver Mme de Staël à Coppet. Appelé, en 1818, une chaire de littérature à Bonn, il s’occupa d’études indiennes. m frère Frédéric avait donné l'impulsion à ces études : Wil- ‘Im y porta l’esprit de méthode. Il fit des recherches dans les Héthèques de Paris et de Londres, créa une imprimerie spéalepour publier les textes, et se fit encore une fois traducteur uMles mettre à la portée de tous. Ce fut la dernière partie, on la moins utile, de sa carrière. Mais, Epurs ses conférences

rlin, la tiérafuré avait marché : il s’en aperçut lors de la a lication de la correspondante entré Gœthe et Schiller. Les ssages ou Schiller donnait un libre cours à sa mauvaise humeur ntre les romantiques le blessèrent; il se vengea sur les mânes Lpoète, dans une suite d’épigrammes qui furent mal accueillies [n public. L'âge du romantisme était passé, et l'Allemagne venait à ses anciens dieux. Wilhelm Schlegel mourut en

HS Gœthe. a expliqué spirituellement pourquoi Schlegel a critiqué Molière : « IL

entait que s'il avait vécu au temps de Molière, celui-ci se serait moqué de lui, » Pnversalions d' À a te 28 mars 1827.)

ueé.de Mme de Staël, qui venait de Weimar, et avec laquelle:

-on pourrait dire d'un aspirant philosophe, car il. n'a

cube el d’un adieu de génie. Res, propres œuvres. sn pas suffi pour le faire vivre, mais il est entré dans l'imm de Shakespeare t, |

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