‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 288 sur 534 · TIECK · texte numérisé non relu

TIECK

école romantique avait besoin d'un poète : elle crut le trouver # Ti éck. Louis Tieck avait fait ses premières armes dans le”

Prationaliste ; Nicolaï avait été un instant sinon son maître, noins son inspirateur, et il a toujours gardé dans l'esprit un n de Scepticisme, qui, au contact de la féerie romantique, converti en ironie. « L'ironie, » dit-il dans ses entretiens Lil a eu, comme Gœthe, un disciple fidèle pour recueillir confidences — « l'ironie est une force qui permet au poète dominer la matière.qu'il traite : le poète ne doit pas se livrer ièrement à son sujet, mais se tenir au-dessus !. » L’ironie a leYée par les romantiques à la hauteur d’une doctrine litté-

Éd la poésie de Tieck est l'application la plus complète 2.

plus que lui, ne s'est complu dans le merveilleux; les sujets )lus invraisemblables ne l'effrayent pas, mais il n’y entre pas

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est surtout Frédéric Schlegel qui s’est fait le théoricien de l'ironie. Il l'ap-

tour à tour « un mélange de plaisanterie et de sérieux, qui, pour beaucoup 3ens, est plus obscur que tous les mystères », ou « la plus grande de toutes

«une perpétuelle chte, une « bouffo

car c’est par elle qu'on se met au-dessus de soi-même » ; ailleurs

parodie de soi-même », ou, par allusion à la philosophie nnerie transcendentale ».

giques. Les nou- ; ses rapports avec Tieck; les Conf un moine ami des arts. Les théories des romantiques sur

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paraître dupe, Toute la nature parle dans ses poésies, S

singulier goût pour les plus extravagantes productions {

de suicide. C'étaient, comme il disait, « lés ombres,

de plein cœur; il les traite, pour ainsi dire, du dehors, © quelqu'un qui craint de trop s'engager et qui ne ve

- é i | EL dans ses drames, depuis les oiseaux, les sources et les fleu

auxquels les poètes ont toujours prêté une Voix, jusqu’au cb « du ciel », qu'il a été le premier à mettre en scène. Mais métaphores ne sont qu'un jeu d'enfant, elles ne ressemblent rien à la puissante évocation de Faust, disant à l'Esprit de terre : Fe "

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Grâce à toi, la nature est mon royal partage! Et tu m'as accordé, pour mieux me l’asservir,

Un esprit pour létreindre, un cœur pour en jouir!

La nature, pour Tieck, est un décor, De même, dans la peint du cœur humain, il s'arrête volontiers à uné certaine super! brillante. C’est un honte d'esprit, qui a üne plume facile, € romantiques, par l'importance qu'ils lui ont donnée, : ei ment montré la pénurie de leur école. 2

Tieck passa la plus grande paftie dé sa vie au centre du ro tisme, à Berlin. Il y est né en 1773, il y mourut en 1853 d'une précocité peu commune, même pour un poèt bancs du gymnase, il s’essaydit déjà dans des scènes tiques. Un de ses maitres, Rambach, le prit même} our. rateur dans de mauvais romans. On lui confiait 1 rôles dans un théâtre de société, que le maître de chape

derniers échos de la littérature Sturm-unid-Drang. de période werthérienne. Pendant son séjour à l’université il eut de fréquents accès d'humeur noire et même des,

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1. Gœthe, Faust, la scène : Wald und Hôhle, traduction du pri ce

9. Reichardt est une des victimes de Gæœthe et de Schiller dans 1e fut d'abord en bons rapports avec Weimar, et mit même en mus sies de Gœthe. Plus tard, il fit de la propagande démocratique, fut à la cour de Berlin, et se retira dans Sa propriété à Giebichenstein,. de Halle, où il mourut en 1814. 11 avait oublié les Xénies, et S avec Gœthe, — Voir les Annales de Gœthe, année 1795; et Friedr, Reichardt, ? vol., Augsbourg, 1865-1868: es

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däïént leur voile sur son âme », €t qui le visitèrent encore ns la Suite. Ainsi s'explique la couleur sombre de ses œuvres de , inesse, On y voit tantôt, comme dans la nouvelle intitulée

manzor (1790), un mélancolique qui trouve sa consolation dans

spectacle de la fature, tantôt, comme dans le roman d'Abdallah

92), un parricide poursuivi par le remords. Les deux récits

ent relevés" selon là iode du jour, par des ingrédients

provenance orientale. Charles de Berneck (1793) fut le preben date de ceS drames fatalistes qu'on rattache d’ordiire à la Fiancée de Messine dé Schiller, mais qui poussèrent tout turellement sur le sol romantique. Tieck appelle cette pièce MmOreste chevaleresque »; of y voit, en effet, comme dans resle antique, un fils venger sur sa mère le meurtre. de son ‘6; mais ce qui ést nouveau, c’est le fantôme d'un ancêtre | Doursuit toute sa race jusqu'au jour où un de ses descenits « tuëra son frère, tout en l’aimant ». | |

ouvrage le moins imparfait de la jeunesse de Tieck, le plus ieux en même temps pour l’histoire dé son esprit, c’est un nan Sous forme de lettres, William Lovell (1795-1796), « Le tom-,/ — ëau de beaucoup de souffrances et d'erreurs », comme il Pelle. Lovell est un Wérther sans poésie ; c’est un êtré éxalté aible, qui a reçu une éducation honnête, mais dontfla vefti éau moindre choc, uñ énthousiaste sans ressort et sans Sistance. Il tombe entre les mains d’un intrigant, qui, systéliquement, par une série de moyens adroitement combinés, é uit peu à peu, corps et âme. On apprend seulement à la

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que ce perfide compagnon, «le grand machiniste qui ne se de travailler à l'arrière-plan », agissait pour satisfaire

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Yengeance. Il à des complices, moins audacieux, mais hôn ns pervers que lui; et, en face d’eux, pour faire contraste, iétr nous montre quelques types du monde bourgeois, les fésSentants de la morale vulgaire, gens égoiïstes où niais. >mble, quand on a écouté les confessions de ces divers peruages, que l’homme n'ait qu’à opter entre une activité libre éSintéressée qui mène à un désanchantement certain, et une tence étroite, bornée au devoir prescrit, qui se condamne Slplatitude même. L'un d'eux écrit : « Celui-là seul peut é heureux, qui ne fonde pas de trop grandes espérances / Wave, ni surtout sur lui-même. L'orgueilleux qui se confie 1s0n génie, et qui regarde au fond de son âme pour compter

« enthousiastes s’obstinent à lui refuser ce nom. »

/ Leberecht, une histoire sans aventures, une imitation de Ste

59% | « les trésors qu’elle renferme, se reconnaît à la fin comme « misérable des mendiants. J'appartiens, quant à moi, à L

« trop dédaigné des médiocres. Modère-toi, résigne-toi : ©

« secret de ce qui seul peut s'appeler le bonheur, quoique

duites du français, où il se moquait de toutes les excent à la mode. De la même époque date le petit roman inachevé, est question d’un précepteur à qui lon enlève sa fiancée le jt même des noces: Le héros, qui se fait lui-niême son histori déclare d'abord qu’on ne trouvera dans son récit ni spectres, magiciens, ni mystères d'aucune sorte, rien de ce qui charm lecteurs allemands et leur fait dresser les cheveux sur a Les personnages, en effet, sont de simples bourgeois, trop : par moments, et d’une bourgeoisie vraiment trop pro Tieck semble avoir opté définitivement pour les médiocres leg enthousiastes, et Nicolai applaudissait à son choix bientôt il criblera de ses traits les médiocres eux-même Nicolaï, qui se croira visé, deviendra son ennemi?. Le romantisme de Tieck ne se trouve ni dans Wa ni dans Pierre Leberecht, mais dans ses contes et dans se Le conte est, à certains égards, le genre qui convena

aux romantiques, et le fait est qu'ils l'ont souvent présenté,

le genre narratif par excellence, supérieur même au 10m Malgré cela, ils n’y ont pas toujours réussi. Si l'on ne de

pas à un conte d’être vraisemblable, puisque son dot | merveilleux, il y faut néanmoins une certaine unité d

1. Ce recueil, qui portait le singulier titre de Plumes d’autruche (S avait été fondé, en 1787, par le conteur Musæus, qui mourut la nm avait passé ensuite entre les mains d'un romancier médiocre, Gottwert p. 394). Ans

9. Tieck avait encore autre chose à reprocher à Nicolaï, ou plutôt le fils, qui avait pris la direction de la librairie, publia, en 1799, ut œuvres de Tieck, sans consulter l'auteur.

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rtaine logique intérieure, qui lui crée une vraisemblance d’un dre spécial, De plus, il doit être naïf : or les romantiques sont s«gens les moins naïfs du monde. À vrai dire, chez Tieck, le nte esi l'accessoire, et l'essentiel ce sont les allusions plaisantes Lsatiriques dont il l’entremêle. Mais, dès lors, le conteur court Wautre danger : il faut qu'il soit constamment spirituel, rôle : flicile à soutenir, même pour un homme d'esprit, et qui peut xposer à n'être que prétentieux.

Dieck a encadré plus tard ceux de ses contes qu'il jugeait les illeurs dans un récit, ou plutôt dans une suite de conver.: ions, qu'il a intitulée Phantasus!. Quelques-uns ont. la forme imatique; ce sont ceux qui, à l'origine, ont été le plus mirés; ils peuvent donner une idée de ce qu'était un conte nantique, assaisonné d'ironie. Voici d’abord le Petit Chaperon ge;une lragédie, en deux actes et en vers burlesques, La grand're se réveille un dimanche matin; elle entend le son des ches; « les arbres s’inclinent sous le souffle du vent, comme our rendre hommage à Dieu. » Elle voudrait aller à l’église, car t l'inspecteur ecclésiastique en personne qui prêche; mais sa lesse l'en empêche. Entre le Petit Ghaperon, qui nous apprend :S0n père est souvent de mauvaise humeur, parce, qu'il a la tte. Il cause longtemps avec la grand'mère, et s'en retourne ès lui avoir laissé son gâteau. Dans la. forêt, il rencontre le sseur, qui profite de l’occasion pour lui faire un peu Ja'cour. hasseur, naturellement, attend le loup. Il bat le briquet, pour

| ner Sa pipe, et il admire « comment le feu peut sortir d’une èrre ». Le loup explique son caractère dans un monologue : c'est philosophe pessimiste, Il a voulu autrefois « servir l’humasil s’est fait chien de garde dans une ferme; mais, du jour à vraie nature a été connue, il n’a plus rencontré aucune

mpathie », quoique tout le monde ne parle que de « toléne». Maintenant, il ne croit plus à rien, pas même à l'immor- Éiu Ce que je peux faire entrer dans mon corps, voilà ce À Mappartient : c’est toute ma doctrine. » Il tuera la grand- » @t il tuera le Petit Chaperon, pour se venger de la société,

Oucou donne à Ja pauvre enfant un dernier avertissement,

16 n'écoute pas. La tragédie finit par la mort du loup: elle ODC mora.e ; elle est même parfois amusante; mais les per-

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vols, Berlin, 1819-1816.

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506 LE ROMANTISNE.

$onnages, hommes et bêtes, ont décidément trop ’es 3 Bleue, conte en cing actes, a le défaut vontraire : les perso : se prennent trop au sérieux. Au cinquième acte, le conte brusquement au drame, et au drame pathétique. « Jamäis Willielm Schlegel, « jamais Tieck n’a rien écrit d'aussi

: &« vant. » C'était un éloge qu'on pouvait prendre pour ui blân Le . Dans le Chat botté, conte de nourrice en trois ucles, la satifé / raire absorbe tout à fait le conte et s'étale largement da prologue, dans un épilogue et dans des entr’actes. C'es .. / charge à fond contre le réalisme de Kotzebue et d'Ifflañ amuse un instant, et qui lasse enfin par sa mionotonie. : tique du temps, nommé Bœttiger, auteur d'un livre sur les | sentations d'Iffland à Weimar !, est spécialement ridiculisé: conversations s'engagent, par-dessus la rampe, entre la se

5 le parterre. Le publie exprime son avis Sur ce qui se j Jui, et il est rarement content. L'un voudrait que la morale, ñationale; l'autre, qu’il*ÿ ait un peu de philo autre encore éprouve des besoins d’attendrissement. trépigne. 4 la fin, le poète parait. #

Fee La pièce est tombée, dit-il, mais là faute n’en est peut-ê % uniquement à moi. He Le A LS NS à Un seecrareur. — Et à qui donc? Qui ést-ce qui a don tête nous tourne? » +) UN aomiratEUR. — Votre pièce est sans doute une théorie sur la nature de l’amour? | ne A Le roëre. — Je né crois pas. Je voulais essayer seulemen transporter âu milieu des impressions de votre enfance, voi pourriez pas prendre un conte simplement pour ce qw’il Un auTRE sPECTATEUR. — Cela n’est pas si facile que vo = Le poète. — Il faudrait pour cela que vous puissiez où que vous avez appris depuis. en “Le PREMIER SPECTATEUR. — Rien que cela?

Le poète. — Tout ce que vous avez lu dans les journau

vous redeveniez enfants. GR

C'était un enfantillage, en effet, que le Chat botté, terle assez innocente, qui n'avait que le tort d’être un p Aujourd’hui, nous né pouvons plus y voir autre chose. Je camp romantique on ne l’entendait pas ainsi. Il sem simplement, que la comédie aristophanesque était

1, Entwicklung des Iffland'schen Spiels in vierzehn Darstellung marischon Hoftheater, Leipzig, 1796. Ë

eck, encouragé par ses amis, continua d'écrire, dans le même ÿle; le Prince Zerbino et le Monde renversé. Le Prince Zerbino ou

Voyage au pays du bon goût, en six actes, se donne pour .

ie suite du Chat botté; c'est, quant au sujet, un amalgame re le Triomphe du sentiment de Gœthe et le Songe d'une nuit té de Shakespeare. On ÿ passe en revue tous les genres de

dänterie, et l’on nous montre, Comme contrasté, le Jardin de la “

‘éSie, où se promènent les « quatre saints », Gœthe, Shakespeare, nte et Cervantes; les jets d’eau; les oiseaux et les fleurs leur rent un concert. Dans le Monde renversé, Apollon est déposlé" par Scaramouche, le représentant du rationalisme en ésie et de lutilitarisme en morale. Une brasserie est insléé au pied du Parnasse, et Pégase est transformé en âne. La

ce elle-même offre l’image du monde renversé; elle commence -

‘un épilogue et finit par un prologue. « Eh bien, messieurs, » l'épilogue, « que pensez-vous de la pièce? Vous m’objecterez ue vous ne l'avez pas encore vue. Mais que deviendrait la crique, si l'on ne dévait juger qu'après avoir vu? »

‘ieck avait dépensé beaucoup d'esprit dans ses contes drama- 1eS, mais il y avait aussi contracté l'habitude d'appliquer à tes sortes de sujets la loi de l'ironie romantique, c’ést-à-dire, fond, de ne pas les prendre au sérieux. Il en donna la preuve | w'il voulut aborder le vrai drame, Un manuscrit du Peintre nt lui tomba entre lés mains en 1797, lui donna l'idéé de ragédie intitulée La Vie ec la Mort de sainte Geneviève1. Cette édié est une suite d'épisodes, qui ont pour but de faire ser devant nos yeux les différents aspects de la vie du moyen Hieck aurait cru faire œuvre de réaliste, en s’astreignant à la régulier, «II suffit, » dit-il, « qu'un prologue et un épilogue instituent une sorte de cadre mobile, dans lequel les scènes I se nise suivre, comme lés images dans un rêve. » Le prolet l'épilogue sont dits par saint Boniface, qui se fait d’abord naître par ces mots : « Je suis le brave saint Boniface, » et demânde ensuite aux spectateurs « d'écouter avec une âme ntrite une histoire du vieux temps où l’on prisait encore la Hglonet la vertu. » Il revient encore au milieu et à Ja fin, °su bléer par des récits à ce qui n’a pas été figuré sur le

HAE publia lui-même, en 1811, Goto et Geneviève, avec les autres œuvres Ke ve Müller, et démontra par cette publication qu'il n'avait fait aucun emprunt À on devancier,

APRES FAT ia ès 7 Er ; 6 NT RSR PA EL ne = L TIECK ET WACKENRODER, 597

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règle, et les libertés qu'il se donne seraient, après to

7 tout l’ensemble des arts. Ils préféraient la peinture à la

théâtre. Le drame a une allure tantôt épique, tantôt Golo emploie tous les rythmes possibles pour séduire Gen: mais c’est la seule variété qu'il mette dans la peinture de sion. Un prophète inconnu prédit à Charles Martel la g future de sa race. Ge qui frappe le plus, dans cette pi se prétendait naïve, c’est l'absence complète de naïveté. = écrivait à Kœrner, après avoir lu la Suinte Geneviève : « Tiecl « de l'inspiration, de la délicatesse et de la grâce, mais il man « de vigueur et de profondeur, et il en manquera toujour « Schlegel l'ont gâté. » Et, dans une autre lettre : « Tieck. «encore tant à faire! Malheureusement, il croit déjà avoir «fait! C’est dommage; c’est un homme de talent, Eu |

« fera jamais rien d’achevé. La force brutale peut bien se « pliner, mais le chemin de la perfection ne va jamais par « est vide et creux 1. » . à 08

Les derniers mots sont durs; mais, en SOMME, Schiller a À Je défaut capital de l’œuvre, le manque de sérieux et de deur. Citons tout de suite, après Sainte Geneviève, l'Empe Octavien, quoique cette pièce, commencée en 1800, n'ait

publiée qu’en 1804; car elle ne mérite qu'une ment L'auteur l'appelle une comédie; elle a deux parties, cinq actes. C'est le type du drame romantique : du mo la donnait pour telle. Il semble que Tieck ait voul : systématiquement le contre-pied de tout ce qui pass

férentes, s’il en résultait le moindre effet dramatique précisément par là que l'ouvrage pèche. La Romance qui était attribué tout à l'heure à saint Boniface ; elle

de ses parents, la Foi et l'Amour, et des servantes

la Vaillance et la Plaisanterie, sans compter les

chevaliers, des pèlerins et des bergers”. Le lyrism

absorbe le drame. L'Empereur Octavien est un lo

à la tête des classiques, mais vraiment trop lourd.

Les romantiques ne bornaient pas leur ambition

poétique nouvelle, ils prétendaient donner une autre d

sans doute parce qu'ils la comprenaient mieux, OU

1. Lettres du 5 janvier et du 27 avril 1801. Las mo: 9. C'est le groupe que le peintre Hübner a reproduit sur lesrid

de Dresde.

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