‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 289 sur 534 · GE · texte numérisé non relu

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d trouvaient

Musique, qui, par son indétermination apparente, répondait IMCaractère de leur poésie, Nous avons déjà vu les frères

hlegel toucher par moments à la critique d'art, malgré leur

e certaine atique. Tieck eut pour initiateur son ami Wackenroder,

mirateur passionné de la vieille peiñiture allemande et de l'aritecture gothique. Ils s'étaient connus au gymnase, avaient fait semble leurs études universitaires à Erlangen et à Gœttingue, et taient retrouvés ensuite à Dresde et à Berlin. Ils avaient d’abord hangé leurs idées en visitant les antiquités de Nuremberg et Bamberg, et ils conçurent, en 1797, le projet d'exposer dans

roman l'éducation du peintre, comme Gœthe avait décrit, “

ns Wilhelm Meister, l'apprentissage de l'artiste en général et Wrôle dans la société. Leur héros devait être un élève d'Albert rer, qui irait compléter dans un voyage en Italie les enseignemnts du maître, et qui reviendrait en Allemagne avec une expéncé désormais consommée et un talent müûri. L'ouvrage devait eécrit en Collaboration; mais Wackenroder mourut au Comncement de l’année suivante, et Tieck resta seul chargé du trabuTelle fut, selon les renseignements que nous donne Tieck même, l'origine du roman intitulé Les Pérégrinations de Franz

"mbald 1. Les premiers Chapitres sont les meilleurs. Le carac- £

> d'Albert Dürer, sa vie simple et laborieuse, ses rapports c ses disciples, la figure moins sévère du peintre flamand as de Leyde, fournissent les sujets de quelques tableaux intéjants. Mais ensuite le roman s’éparpille; les épisodes de toutes les scènes d'intérieur où de voyage, se multiplient; les sages étendent sans fin leurs contours vaporeux; les person eSétalent leurs sentiments en de longues improvisations ques ou musicales. Il y a plus : il ne suffit pas au peintre, tel Wieck le comprend, d’avoir une foi et un idéal; il lui faut la

de la Lucinde de Frédéric Schlegel ou de l’Ardinghello de ise. La conclusion manque. Tieck était, comme certains de héros, un improvisateur charmant, mais il n’était pas fait îles travaux de longue haleine. Le Sternbald n’en est Pas

Franc Sternbalds Wanderungen, 2 vol., Berlin, 1798. ASS 0

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© TIECK ET WACKENRODER. 399

des,sens. De là quelques scènes qui semblent des ressouve-

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