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/moins une des imitations les plus heureuses, les plus or
LE ROMANTISME. Re À
du Wilhelm Meister de Gæthe.
Nous avons déjà pu distinguer, dans la carrière de Tieck, de:
; périodes. La première, qu'on peut appeler la période werthérienr “ est surtout caractérisée par le roman de William Lovell. À
seconde, qui est la période romantique proprement dite, app:
‘tiennent les contes, les drames et le Sternbald. La troisièmesse ‘ celle des nouvelles. L'intervalle qui sépare la seconde de la tr
sième est rempli par des voyages et par des travaux d’hfSto littéraire. PR Après avoir vécu alternativement à Berlin, à Iéna et à Dres Tieck s'établit, en 4802, à Ziebingen, près de Francfort-sur-l’Od où l'attirait l'amitié du comte de Finkenstein, dont le p avait été ministre sous Frédéric II, En 1805, il fit un voy en Italie, avec sa sœur, son frère Frédéric et le baron Rumohrt. 11 consulta les collections manuscrites de la bibl thèque du Vatican, et il en retira quelques fragments de l'anc poème du Roi Rother. Au retour, il étudia le manuscrit des N lungen conservé à la bibliothèque de Saint-Gall, et il s’art quelque temps à Weimar. ll rentra à Ziebingen, au milieu: préparatifs de la campagne de 1806, et, en 1813, la guerre s'ét portée en Silésie, il se retira à Prague. En 1847, il se rend Londres, pour se mettre en contact direct avec le théâtre angl et il visita la maison de Shakespeare à Stratford: Les rés plus appréciables de ces voyages d’études furent les. ‘cations sur l'Ancien Théâtre anglais (1811) et Sur le Th mand (1817); la première se composait de traductions. sembl ‘à celles que venait de donner Wilhelm Schlegel; la C contenait des pièces de Rosenblüt, de Hans Sach d'Opitz, de Gryphius, de Lohenstein ‘et des Comédiens à Mais la critique de Tieck manquait de sûreté, dès qu
remonter au delà du xve siècle; ses traductions des N sont faibles, et son édition de Rofher est incorrecte. En 48
\ Ja mort du comte de Finkenstein, il alla demeuref à Di en 1825, il fut attaché au théâtre comme dramaturge
1. Le sculpteur Frédéric Tieck fut un des meilleurs élèvés de, Sch David d'Angers; il fut plus tard directeur de la galerie des antique les groupes qui garnissent les tympans du Schauspielhaus sont une | cipales œuvres: il a modelé les bustes de beaucoup d'hommes ce autres celui de son frère. Le baron de Rumohr s'est fait connaître
des nouvelles et par des travaux sur l'histoire dé l'art.
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À MÈCK ET WACKENRODER. 601 idant une vingtaine d'années, jusqu’au jour où le roi Frédéricdillaume IV lui offrit une retraite à Potsdam, toute l'influence un chef d'école. Il reçut la visite d'Ampère, de De Barante, de ontalembert, de Carnot, de David d'Angers. Sesséances de lecture | aient surtout recherchées; c’étaient, dit Eckermann, comme des * Présentations où tous les rôles auraient été admirablement terprétés !. Ses Feuilles dramaturgiques, dont il donna une preière édition en 1827, et dont l'acteur Devrient publia plus tard collection plus complète, témoignent d’un esprit fin, d’un übéclairé et d’une rare connaissance des différents théâtres odernes ?. | Gé fut surtout à Dresde et dans les loisirs de sa vie théâtrale e Tieck écrivit ses nouvelles, qui sont peut-être la partié la # ISdurable de son œuvre. La nouvelle est une forme réduite du “ man; c'est le roman rapproché de la vie. Le roman proprement } /. * ést la peinture complète d’un caractère ou d’une passion; À st une œuvre d'analyse profonde. La nouvelle est plus modeste ; eMfaiblesse du cœur, un travers de l'esprit, un incident passager, suffisent. Elle vit d'observation journalière ; elle a constam- / nt ses héros sous les yeux. C'était un genre qui convenait tfaitement à Tieck, à son génie souple et prompt, un peu superel. 1 Y à Souvent réussi, et il y a quelquefois excellé. Il a ioué/toutes les fois qu'il a voulu en forcer les cadres et élever nouvelle aux proportions du roman. La Révolte dans Les ennes(1 826), ou la guerre des Camisards, aprèsavoir été plusieurs ; reprise, est restée inachevée; elle contient de belles pages, is l'ensemble est décousu On peut en dire autant de Vittoria lorombona (1840), histoire d’une femme émancipée, où l’on crut ’ouver les principes de la Jeune Allemagne ; l'intérêt diminue ésuré que les incidents se multiplient. Tieck est surtout intésant quand il est soutenu par ses souvenirs littéraires, comme ‘ s les deux nouvelles qui forment pendant, {a Vie du poète 16)et la Mort du poète (1833), dont les héros sont Shakespeare amoëns. Et pourtant n'a-t-il pas trop vu le jeune Shakespeare ravers les chefs-d'œuvre de son âge mûr et les hommages “l postérité. lui à rendus? Au reste, les nouvelles histo- 88 sont les moins nombreuses, La plupart s’attaquent, très
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Conve sations avec (Gæthe, 9 octobre 1828.
Dramaturgische Blätter, 2 vol. Leipzig, 1852.
discrètement, il est vrai, et sans trop de malice, aux grands et petits, aux manies, aux excentricités du jour. E les sc souvent trop raisonneuses, et s’attardent en de longues conx sations qui ont tout le décousu d'une causerie de salon. Parf aussi elles deviennent fantastiques, réêveuses; alors des visic d'autrefois reviennent hanter l'imagination du conteur, et vieux lutin romantique reparaît tout à coup, comme pour mu trer qu’il n’était qu'endormi !. ne |