‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 296 sur 534 · DU HE NOVALIS · texte numérisé non relu

DU HE NOVALIS

l'enthousiasme, sur la nécessité de s’observer, de se contenir,

déesse contrôler sans cesse 1. La fille de Klingsohr, Mathilde, luï

apparaît comme la fleur bleue qu'il a rêvée: mais elle meurt — comme Sophie de Kühn —, et le jeune poète reprend ses voyages. La suite du roman devait le mener en Italie, en Grèce, dans l'Orient, et le remettre en présence de Klingsohr, dans une lutte poétique comme celle qui eut lieu, d’après la légende, au châau de la Wartbourg. Henri d'Ofterdingen aime une seconde fois, comme Novalis, et cette fois la fleur bleue s'appelle Cyane : c'est Julie de Charpentier. Quand l'apprentissage du poète est lerminé, il entre dans une existence Supérieure, où tout ce qu'il a vu et éprouvé se spiritualise et se transfigure, un au-delà, mais qui est encore de ce monde, un ciel sur la terre. Il y retrouve Mathilde et Cyane, confondues dans une même figure déale. Ainsi, le développement du poète s'achève dans la vie nyStique et contemplative. Ayant parcouru tout le cercle de Æxistence terrestre, ayant recueilli en lui les images de toutes hoses, il n’a plus qu'à se replier sur lui-même, à « rentrer dans oson âme comme on rentre dans sa patrie ».« Tout me ramène ven moi-même, » dit Novalis dans un de ses fragments, et ce notwpeut être pris pour la conclusion de son roman.

Novalis mourut le 25 mars 1801, n'ayant pas accompli sa vingtieuvième année. Il n'avait publié, outre ses Hymnes et quelques rticles dans l’Afhénée, que des cantiques religieux, qui sont a plus pure effusion de son mysticisme. Ce sont des élans du œur, que ne trouble aucune arrière-pensée dogmatique, et uélques-uns sont d’une forme achevée. Frédéric Schlegel dit eNovalis, dans une lettre : « Il n’admet pas qu’il y ait rien de

Mauvais en ce monde, et il croit que tout se prépare pour un nouvel âge d'or : je n’ai jamais vu une telle sérénité dans la | jeunesse. » Lui-même dit dans une de ses poésies : « La nature ma fait ce don de pouvoir toujours lever un regard joyeux vers le ciel. » Ces mots indiquent la vraie nature et en même mps la limite de son génie. L'école qui l’a adopté, pauvre de. nefs-d'œuvre, a fait trop de bruit autour de son nom. On l'a

EMMEin echter, ganzer Dichter scheint da dem romantischen wohlgemeinte Warnungen Zu erteilen; wir glauben etw#Gœthe reden zu hôren, wenn Klingsohr de jungen Heinrich einschärft, er müsse vor allem seinen Verstand, seinen matürlichen Trieb zu wissen wie alles sich begiebtund untereinander nach Gesetzen

| s4). olge zusammenhängt, sorgfältig ausbilden. » (Haym, Die romantische Schule,

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4 appelé le tiNRAe du te il faudrait, ur justil ‘titre, qu'il eût annoncé quelque chose au monde. sa sophie, sa politique, même son esthétique, sont d

/ d'enfant. Novalis est, en soiré, un ne A

. lumière. il faut le laisser dans. le do on où il a où le grand public n'ira jamais le chercher, mais où de ten en temps quelques délicats aimeront à converser avec lui CR.

1. Éditions des œuvres et correspondance. — Le écrits aa Névalis de té p par Frédéric Schlegel et Tieck; 2 vol., Berlin, 1802; 5° éd., 1837; 3 vo Tieck et Ed. von Bülow, Berlin, 1846. — Nouvelle édition, par E. Heilb r Berlin, 1901. — Edition critique, par J. Minor, 4 vol., Téna, 1907. Ged W. Beyschlag, 3° éd., Leipzig, 1886. — Raich, Novalis Brief. hsel mi rich und August Wilhelm, Charlotte und Caroline Schlegel, Mayenc 880

À consulter. — riedrichvon Hardenberg genannt Novalis, Eine Nachle Quellen des Familienarchivs, Gotha, 1833. — W. Dilthey, Vovalis (da sl sische Jahrbücher, XV), Berlin, 1865. — E. Heilborn, ner d

Berlin, 1901. — Henri Lichtenberger, te Re jee

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