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LA POÉSIE PATRIOTIQUE DE

Le romantisme, par ses tendances idéales, et même pe vague de ses conceptions, répondait trop à certains côté caractère allemand pour pourvoir disparaître tout d'un coup.

influence, tour à tour combattue et renaissante, se prolo: jusque vers le milieu du siècle; il prit même une force nou lorsque, après le retour de la paix, il entra dans la poli réactionnaire de la Sainte-Alliance. Maïs il fut violemment de son rêve par le grand appel aux armes de 1813. Les déf d'Iéna et de Wagram avaient été suivies d’abord d’un pro 6 découragement. Les plus fermes renonçaient à la lutte; lés | clairvoyants doutaient de l'avenir. Même après la retrait È Russie, Napoléon paraissait encore assez redoutable pour qu gouvernements hésitassent à se déclarer contre fui. Gæth

| encore, en 4813, à Dresde, devant un groupe de patrio a faisait Sabe le père du poète Kærner : « Get homme je | « grand! Vous avez beau secouer vos chaînes, vous ne les $ « pas, vous ne ferez que les entrer plus profondément da 2 « chair. » Et c’est ce que pensaient la plupart des homme qui dirigeaient les affaires de l'Autriche et de la Prusse. M l'intervention d’un facteur nouveau pour tromper les pré

? en apparence les mieux fondées, de la diplomatie. Cei à furent les masses populaires, qui, une fois déchaînée Ee comme une force de la nature, aveugle et irrésistible | réformes de Stein et de Scharnhorst ont puissamment au succès des armes prussiennes, mais l'Allemagne, compte, a dû sa délivrance à l'élan patriotique et n irréfléchi de la jeunesse allemande. Re : L'Allemagne, luttant pour son indépendance, put Fay | son tour, et contre nous, les sentiments qui avaient. les soldats de la Révolution et qui avaient préparé leur cr « Ce n’est point une guerre qui intéresse les couronne ‘ « guerre sainte, une croisade. Le droit, l'honneur, ia Ve « et la conscience, que le tyran arracha de nos cœur

Ki ; « regagner en faisant triompher la liberté. » Le poète« a € ces mots, Théodore Kærner, né à Dresde en 4791, avai 5 dans l’admiration de Schiller, l'ami de son père. C'était tère impétueux; il fut obligé de quitter l’université de L

C Rio où

Li LA POÈËSIE PATRIOTIQUE DE 1813. 651 te d’un duel. Il fit paraitre, en 1810, un recueil de poésies, Paprès le titre, Boutons de fleurs, était une simple promesse 1, ième temps, il écrivait des comédies légères, sans grande ialité, mais d’un style facile, et qui dénotaient une certaine te de la scène. Le succès de Zriny, tragédie en cinq actes, attacher, en 1813, comme poète dramatique, au théâtre de ur à Vienne. Ce n'était pourtant pas un chef-d'œuvre, mais nhiments guerriers qui y étaient exprimés trouvaient alors cho dans les âmes. L'action se borne à la défense héroïque bicoque contre toute l’armée de Soliman, et, pour déve- Pintrigue, l’auteur y inséra un amour épisodique comme de Max et de Thécla dans Wallenstein. Il avait déjà composé seconde tragédie, Rosemonde, et plusieurs autres pièces, Le roi Frédéric-Guillaume III, cédant à la pression du parti te, publia son appel aux armes. Kœrner écrivit à son père : dieu m'a réellement donné un esprit plus qu'ordinaire, à moment pourrais-je mieux le faire valoir? Une grande que veut de grands cœurs. Dois-je, sur ma pauvre lyre, nter lâchement mon admiration pour mes frères victorieux ? ‘crire des comédies pour un théâtre de bois, lorsque je me assez de force et de courage pour dire mon mot sur le id théâtre du monde? » Il s’enrôla dans le corps franc des us noirs, devint presque aussitôt officier, et tomba dans léSspremières rencontres, aux environs de Schwérin. Il l pas fini sa vingt-deuxième année. L'Allemagne crut perdre uUnémule de Schiller ; il n’était encore qu’un disciple, peut- ‘ême un disciple trop fidèle. Il produisit, dans sa courte re, qui n'embrasse guère que trois ou quatre ans, une ne de tragédies, de comédies ou d'opéras, sans compter \ésies lyriques et ses nouvelles : une telle promptitude

me-plutôt d’une fertilité superficielle que d’une vraie fécon- ,

Jon Style dramatique est la prose déclamatoire des pre- Pièces de Schiller, coulée dans Le rythme ïambique des tes; mais les vers négligés ou vides abondent. Son père après Sa mort ses chants guerriers, sous le titre de La TVÉpée, et ce fut là son œuvre immortelle, née au jour le bivouac, dans les veillées, dans les intervalles du combat, éloquente, noblement passionnée, un peu déclamatoire

Vs" Spen, Leipzig, 1810,

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