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aussi, mais qu'importe? Ici la déclamation est, pour à dans le sujet; elle n’est que la marque naturelle du emportée par un élan d’héroïsme et un besoin de sacrifi La guerre actuelle est une guerre sainte : cette parc Kœærner résume toute la poésie de Max de Schenkendorf né à Tilsit, en 1783, et il fit ses études à Kœænigsberg. Un. pistolet le priva de l’usage de la main droite. Il entra, en
au quartier général prussien, et il assista à la bataille de Le
tenant son épée de la main gauche. Il mourut, comme con: de gouvernement, à Coblentz, en 4817. Schénkendorfe romantique pur. Ce quil COPIE c’est la Révolution fran qu’il personnifie dans Napoléon. Ce qu'il regrette et ce qu xl
mande, c’est le Saint-Empire romain, avec une chevaleri lante et fidèle, un peuple pieux et résigné. La liberté qu'il est un vague idéal; « elle trône dans les étoiles, mais € « tient aussi à l'ombre des vertes forêts; elle est présente « tous les ee où l’on échange des serments d’amit « d'amour, où les hommes s'unissent pour la défense du « où une âme croyante s'élève à Dieu. » Les cantique de Schenkendorf sont supérieurs à ses chants de & vers est mélodieux. Sa poésie, aussi bien que son ca penser à Novalis. « C’est une arrièré-saison du roman Eichendorff, « un été POLE déjà la pâleur de laut:
Tout autre est celui qu’on a appelé le père Arndt. Ernest-Maurice Arndt plonge encore dans la période Les essais poétiques de sa jeunesse paraissent d’un CO de Klopstock; on y rencontre Apollon et Bacchus à nius et de ses Chérusques. Arndt était originaire Rügen, qui faisait alors partie de là Poméranie suédo
indiscret de leurs amis. Le père de Kærner fit d'abord un choix posthumes, lyriques ou dramatiques (Leipzig, 1815). Mais, plus ta des œuvres complètes s'augmentèrent sans cesse de poésies nouvell aurait sans doute supprimées ou remaniées. — Éditions : Samtli une introduction de Streckfuss et une biographie par Tiedge, 4 — avec une introduction de Fr. Færster, À vol., Berlin (Hempe Ad, Stern, 2 parties (dans la collection Kürschner). — À consult Th. Kürner zum 28. Sept. 1891, Leipzig, 1891; — Peschel; T#: und Kriegslieder, Fribourg-en-Brisgau, 1893; Peschel et Wild und die Seinen, 2 vol., Leipzig, 1898 ; — K. Berger, Th. Kôrner, L Un Xürner-Museum a été institué, en 1875, dans la maison où le po
2, Poésies complètes, Berlin, 1837; 3° éd., avec une notice par À. Hagen, Stuttgart, 1862,
| 659 Dun serfaffranchi, et un de ses premiers écrits eut pour but faire abolir le servage. Après avoir fait ses études à Greifswald à léna, il voyagea en Allemagne et en France, et, au retour, : devint professeur d'histoire à l’université de Greifswald. Le emier volume de son ouvrage intitulé l'Esprit du Temps! lui ita la colère de Napoléon, alors maître de l'Allemagne du rd: Il se réfugia en Suède, mais revint deux ans après, Sous un nom, et reprit sa chaire. Il sema dès lors les brochures, les mphlets, les manifestes, les chants de guerre. Son style est ui d'un tribun et d'un soldat, fort et dur, souvent trivial. Il té l'injure à la face de l'ennemi. Les Français sont, pour lui, swoleurs et des assassins; il les fait fuir, dans ses vers, comme etroupe de lièvres, même à Lutzen, où pourtant Blücher conit à leur céder le champ de bataille. C’est Arndt qui à créé te variété du patriotisme allemand qui n’a pas entièrement paru et qui consiste surtout dans la haine de la France. Il a iQu un idéal de pur germanisme, formé de tout ce qui est traire à l'esprit français; même la grossièreté est, pour lui, tu allemande. Son rôle fut à peu près terminé en 1815. Arndt un de ces hommes utiles dans les moments de crise, qui ne Taient pas survivre à leur courte mission. Après la paix, on le ua gênant, et l’on fut ingrat envers lui. Il fut privé, en 1820, la chaire d'histoire qui lui avait été assignée dans la nouvelle versité de Bonn, et il vécut longtemps dans la retraite. En 1840, s du ministère Thiers, il sonna encore une fois le tocsin. La meéannée, le roi Frédéric-Guillaume IV lui rendit sa chaire. ubsans influence au parlement de Francfort, où il fut élu en 8jil mourut en 1860, âgé de quatre-vingt-dix ans.
rndt a laissé dans la littérature allemande le souvenir d’un Original, plutôt qu'une trace d'écrivain. Ses poésies patrio- 165, sans avoir le beau souffle oratoire de Kærner, se rapchent davantage de l'allure vive et brusque du chant popues quelquefois il en composait lui-même la mélodie. Son livre lEsprit du temps aurait pu, avec plus de souci de la forme, Bune influence durable, Il s'y montre l'adversaire déclaré ’mantisme, de la philosophie abstraite et'de l’art pur. « Nous ous sommes livrés, » dit-il, « à un travail sur les idées qui peut ous remplir de satisfaction; mais, nous devons l'avouer avec
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PATRIOTIQUÉ DE 1813.
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