‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 315 sur 534 · EL · texte numérisé non relu

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| faudrait dire de La non-force, ou de l'impuissance : Die Weihe der Unkraft, \fort-sur-le-Moin, 1814.

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théâtre. Il écrivit alors deux de ses pièces les plus raibles, 4 tila des Iuns, et Wanda, reine des Sarmates, qu 1 appela des trag romantiques. Dans l’une, Attila était converti au christiami par un mariage mystique avec la princesse Honoria. Dans l'au un personnage fabuleux, la reine Libussa, entourée d’un a de jeunes filles, venait annoncer le nouvel évangile d'am dont Werner s'était fait l’apôtre. N'ayant pu se fixer à Vier il commença une vie errante, s'arrêta deux fois à Weimar séjourna quelque temps auprès de Mme de Staël à Coppet. jour, il récita dans le salon de Gœthe un sonnet où la, pl lune était comparée à une hostie, ce qui étonna beaucoup Wa n'en fut pas moins représentée à Weimar, en 1809. Sainte Ci gonde, impératrice d'Allemagne, qui date de la même époque, moins heureuse et ne put arriver à la scène. Dans ce drame, extases de Cunégonde devaient être jouées en pantomime; € sont décrites en détail dans les indications scéniques.

C'est pendant son second séjour à Weimar que Werner éc le Vingt-quatre Février, qui est devenu le type du. drame f liste !; on prétend même, ce. qui est peu vraisemblable, qu sujet avait été approuvé pär Gœthe. Plusieurs crimes ( mettent dans une même famille, à travers trois génération jours à la même date et avec le même instrument, fatalem presque innocemment. Un enfant tue sa sœur.en jouant mn ] tue son fils sans le connaître. Tout est resserré en un effets se succèdent avec une telle rapidité, qu'on ne pas desinvraisemblances du sujet. Le dernier crimé, qh ii l’action, se prépare et se commet dans l’espace d’ une onze heures à minuit; mais tout le passé pèse sur : ett fatale. La pres donne res d’un AS

« des attente » Selon d’autres Cut « on se ‘el « jour du D Rate

des apôtres, et le soir il fréquentait les sociétés les us nêtes:; il se faisait pardonner chaque jour le péché” de. Il paraît que les Affinités électives de Gœthe, avec leur 1!

ses

ioncement, furent le dernier instrument S& au catholicisme en 1810, et se cond nes et aux macérations. Quatre ans prédications à Vienne, pendant le le énorme; son éloquence consistait plaies intérieures: sa haute taille nb à l'effet de sa parole. Il éer qactes, la Mère des Mucchabées (1820), et continua de prêcher qu'à ses derniers Jours, l’hive

r à Vienne, l'été en tournée S les provinces autrichiennes; il mourut en 1823. Ses écrits oignent d’un vrai talent, égaré et perdu; sa vie et son caractoffrent l'image de la plus profonde désolation morale t,

de sa conversion. I] amna dès lors aux après, il devint prêtre.

congrès, attirèrent une surtout dans l'étalage de et son geste théâtral ajouivit encore une tragédie en

F 2: — MÜLLNER ET HOUWALD.

? drame fataliste avait de quoi séduire des écrivains sans génie. me le destin se chargeait de nouer et dénouer l'intrigue, on rait se passer de vérité et de naturel, et une certaine invraiblance était Presque un mérite. Pour avoir une idée de Ce le drame fataliste devint entre les mains de Müllner et de wald, les Principaux successeurs de Werner, il suffit de Len revué quelques-uns des sujets qu'ils portèrent au re. du |

ici le Vingt-neuf Février de Müllner (1812) € Février de Werner. Un forestier aître ; il apprend la vérité par un oncle revenu d'Amérique. til dit à son fils, un enfant de onze ans : « Tu es le neveu ta mère, et ton père est ton oncle. » Le pauvre enfant, jusnteffrayé de cette révélation mystérieuse, demande la mort. les événements tragiques de la pièce ont lieu le jour bis- $ e, « ce jour que Dieu n'a pas fait, et que la folie humaine à uté au Calendrier ». Le Vingt-neuf Février fut interdit à Si ‘par la censure, « l'inceste n'étant pas un spectacle à pro- à edevant le public ». Maïs Müllner ne fit aucune difficulté ‘anger le dénouement : une lettre arrivait fort à propos

imitation du Vingta épousé sa sœur sans la

VTES: — Ausgewühite Schriften, 13 vol., Grimma, 1840-1841. — Biographie : | Zach. Werners Biographie und Charakteristik, nebst Original-Mittheilung

Sen handschrif. et 15° vol. des Œuvres), 2 vol.,

tlichen Tagebüchern (14e

lé > 4; — Hitzig, Lebensabriss Werners, Berlin, 1893. | 2 RAC

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pour apprendre au forestier qu'il n'y avait aucun lièn de p ° entre lui et sa femme. 5 La Faute (ou plutôt la Culpabilité , 1816) a pour sujet une lité d'amour entre deux frères. L'un tüë l’autre sans le connai et leur parenté se découvre au jour anniversaire du crime femme, cause de leur haine, se donne la mort, et le frère su vant suit son exemple. « Pourquoi toutes ces choses arriv «elles? » demande à la fin l’un des personnages, et un autre répond : « Demande-t-on pourquoi les étoiles se lèventwel « couchent? Nous voyons ce qui arrive. Mais pourquoi «arrive-t-il? C'est ce que nous saurons le jour du jugement «nier. » C'était remettre à long terme l'explication d'un dra Müllner était le neveu de Bürger; il était avocat à Weisser en Saxe, grand juriste et, de plus, bon mathématicien. I décc une action dramatique comme on combine les éléments problème; mais il y a du moins chez lui une certaine 8 des effets. Quant aux pièces de Houwald, seigneur de 5 dans la Basse-Lusace, elles n’offrent plus ni composition, Le Portrait ? (4821) nous montre un comte allemand qui as contre le gouvernement de Naples. La conspiration a verte; il s’est enfui, et a été pendu en effigie; «son au « portrait a été cloué au gibet. » Plus tard, il a été rép à mort. L'intrigue de la pièce, sans compter les épisod siste à découvrir le malencontreux peintre qui à fait ] èt à venger sur lui la mort du gomte. Le plus célèbre des de Houvwald est le Phare (1821)3. Dans l’étroit espace de sont réunis : d’abord le gardien et sa fille; ensuite son mari abandonné qui se console en jouant de la har fils de celui-ci, mais qui ne connaît pas sa parenté. Un sévit sur tout le premier acte. Un bateau est jeté surl | ramène la femme repentante, avec son ravisseur ; mais sombre, car le mari, « poussé par le destin », a éteintle

« l'éternité. »

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