‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 340 sur 534 · L nr der Barbe. Schansniel in Fo PR ee · texte numérisé non relu

L nr der Barbe. Schansniel in Fo PR ee

Rue.

inde Bavière et d'Autriche, où l’on voit deux compétiteurs ‘Empire, après s'être longtemps combattus, se réconcilier idain et s'associer dans le gouvernement. Louis de Bavière a tu Frédéric le Beau et l'a fait prisonnier; mais les partisans Frédéric n'ont pas désarmé, et la guerre se prolonge. Enfin ais, pour rendre la paix à l'Allemagne, et pour tenir tête aux émis du dehors, rend la liberté à son captif, et le fait asseoir ôté de lui sur le trône. La conclusion n'ést point ‘amenée par événements; elle est le. résultat d’une lumière subite qui t faite dans l’âme de Louis : |

lui, Frédéric, quand tu es entré dans cette salle, — mes yeux se It dessillés, et maintenant — ma vue est claire comme le jour. — iS quel aveuglement nous marchions, dans quelle — triste illusion! 1S; issus d’un même aïeul, — amis de jeunesse, nous nous persécu- 1S®— Et, avec nous, nos peuples apprenaient — à se méconnaître, > baïr, à se combattre, — eux qui sont, comme nous, sortis d’une me souche, — et qui sont tous des frères de sang allemand 1.

allusion est transparente. L'intention est noble, comme le le Les deux ouvrages dramatiques d'Uhland se lisent avec érêt; ce sont deux belles ballades dialoguées. |

année même où paraissait le drame de Louis le Bavarois, land fut élu député de la ville de Tubingue aux États de Wuürberg. C'était le moment où les Allemands du Nord et du Sud lamaient impérieusement les libertés qu'ils croyaient avoir quises dans leur lutte contre Napoléon. Les vieilles franchises Wurtemberg avaient été supprimées, en 1805, par le fait même la transformation du duché en royaume et de son entre dans Bonfédération du Rhin. Le roi Frédéric octroya, en 1815, en ange de ces franchises, une constitution nouvelle: les États epoussèrent, ou du moins en demandèrent la modification, lormément à l’ancien droit, et ils finirent par obtenir gain de

Les

«“ Ja, Friedrich, als du tratst in diesen Saal, . - | « Da hub es sich zu hellen an, und jetzt

< « Ist es mir klar geworden, wie der Tag.

: « In welcher Blendung irrten wir, in welcher

« Betorung! Wir, die Enkel eines Ahns, ,

« Die Jugendfreunde, wir verfolgten uns.

« Und mit uns lernten unsre Vülker sich

AT « Verkennen, hassen und bekämpfen, sie,

« Die einem Stamm entsprossen sind, gleich uns,

« Dic alle deutschon Bluts Genossen sind. »

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1896; — Hans Haag, Ludwig Uhland, Stuttgart, 1907.

cause. Uhland fut chargé à deux reprises. en 1819 et en 1820,< rédiger une adresse au roi Guillaume, qui avait succédé à Er déric. Dans les loisirs que lui laissa ensuite la vie parlementair il revint à ses travaux sur la poésie populairé. En 1821 parütst étude sur Walther de la Vogelweide, une des premières et: di plus heureuses tentatives qui aient été faites pour dégager” physionomie précise et les relations historiques d'un poète moyen âge 1. En 1829, après que le ministère se fut longtemi opposé à sa nomination, il prit possession de la chaire de langue: littérature allemandes à l’université de Tubingue, pour laquel le désignait l'opinion unanime du monde savant. Les agitatioi qui suivirent la révolution dé 1830 le raméenèrent dans l'afèr politique, comme député de la ville de Stuttgart; il fut mêr obligé de renoncer à sa chaire, le gouvernement ayant refusé del accorder un congé régulier. Son attitude resta la même; son pr gramme était le développement normal des libertés constit 1tio nelles. Il déclina le renouvellement de son mandat en 1838 ï# revint à ses études, dont le résultat fut son recueil de. chan populaires, le plus scientifique qui ait été fait, accompagné € notes explicatives très étendues ?. En 1848, il fit partie de TA semblée nationale de Francfort; c'est là qu'il prononça ci paroles auxquelles les événements ont donné un cruel démen M « Croyez-moi, aucune tête souveraine ne luira sur l'Allemagr

« qui n'ait reçu l’onction d’une bonne goutte d'huile dém r

« tique 3. » Il mourut en 1862; sa réputation grandit ap mort; il ne fut pas seulement lu, mais chanté, et il entra dans groupe des classiques, sinon les plus grands, du moins les ) populaires #. Fos

l. Walther von der Vogelweide, ein altdeutscher Dichter, Stuttgart, 1821...

2. Alte hoch- und niederdeutsche Volkslieder, mit Abhandlungen und An er#kun 2 parties, Stuttgart, 1844-1845 :19e éd., 2 vol., 1881 ve

3. « Glauben Sie, es wird En Haupt or Deutschland Iuchten, das nicl «einem Tropfen demokratischen Œls gesalbt ist. »

4. Éditions des œuvres. — Les poésies et les drames d'Uhland ont été ré 3 vol. (Stuttgart, 1863); les ouvrages d'histoire littéraire ont été rec eillis volumes : Schriften zur Geschichte der Dichtung und. Sage, Stuttgart, 1865: Choix par H. Fischer, 6 vol., Stuttgart, 1892. — À consulter, outre l'ouvre de K. Mayer : Ludwig Uhländs Lében, aus dessen Nachlass und aus eigener El zusammengestellt van seiner Wittwe, Stuttgart, 184; Uhlands Tai 1810-1839, aus des Dichters Nachlass herausgegeben von Fa Hartmann, $ EU

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