‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 348 sur 534 · VICTOR SCHEFFEL · texte numérisé non relu

VICTOR SCHEFFEL

Victor Scheffel a eu son coin de Souabe qu'il a illustré cette partie méridionale qui regarde la Suisse et qui est d'hui annexée au grand-duché de Bade. On rencontre remontant le Rhin depuis Bâle, d’abord la petite ville d kingen, où il a été magistrat, et qui est la patrie d’ héros; ensuite, sur une hauteur qui domine le fleuve &

plus émouvantes de son roman d'Ekkchard; un peu : encore, près de Radolfszell, sur un embranchement dt Constance, la retraite où il passa une partie de ses dem

années -

1 « Bächlein, lass dein Rauschen sein!

« Räder, stellt eur Brausen ein! : GrRre « All’ ihr muntern Waldvôgelein, RUE

« Gross und klein,

« Endet eure Melodein!

« Durch den Hain

« Aus und ein *S

« Schalle heut’ ein Reïm allein :

« Die geliebte Müllerin ist mein. »

2. Éditions des œuvres. — Vermischte Schriften, herausgegeben und graphie Müllers begleitet von G. Schwab, 5 vol., Leïpzig, 1830. — Ged geben und mit einer Biographie Müllers begleitet von G. Schwab, 2 1837; nouvelle éd., avec une préface de Max Müller, 2 vol., Le Moderne Reliquien, herausgegeben von Arthur Müller, Berlin, 1845 tians de Schubert ont beaucoup contribué à rendre les Müllerlied

L'ÉCOLE SOUABE. | 133 hefel est né à Carlsruhe, en 1826; il étudia le droit à Municti, idelberg et à Berlin, selon la volonté paternelle, sans réussir

prendre goût. à ë .

Ja roit romain, dit-il quelque part, quand je pense à toi, — tu pèses pe me un cauchemar sur mon cœur, — et j'ai comme une meule sur ; tomac. — Serons-nous toujours condamnés — à ronger l’os énorme 4& que, comme relief de leur festin, — les Romains nous ont jeté? — Es Ceque, Sur la terre allemande, — ne fleurira pas aussi un droit Se . IOpal, — plein de la senteur des forêts, simple, et qui ne soit point - F5 ine végétation grimpante et pullulante du Midi? — Triste lot des FE

gones! -— Il faut peiner, il faut suer, — tirer de çà, de là les fils — vécheveau horriblement embrouillé 1,

te peina pas trop, et se délassa de ses ennuis par des Chans, qui circulèrent d'abord manuscrites, et qu'il inséra plus l, en les châtiant un peu, dans son recueil intitulé Gaunus ®; ces chansons firent de lui le poète favori, l'interprète | iilégié des étudiants. Sa carrière juridique, y compris ses so des, ne dura pas plus d’une dizaine d'années; encore fut-elle rrompue par un voyage en Suède, qu'il fit en compagnie d’un imissaire de l’Empire. Puis il passa une année en Italie, et nt se fixer pour quelque temps à Heidelberg, afin de s'occuper eusement de travaux littéraires.

est en Italie qu'il commença son poème héroï-comique, le

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