kkehard, eine Gesgrichieie aus dem renier Jahr RH Fra
ne voulut que le moine Ekkehard pour lui enseigner le latin. »
émoine a beaucoup de peine, dans le château de Hohentwiel où habite avec la duchesse, à rester fidèle à son vœu de chasteté. n jour qu'il va faire une visite dans un monastère du voisinage,
wmoment de prendre congé de l'abbé, celui-ci lui dit à l'oreille :
Heureux homme, d’avoir une si belle écolière à instruire dans là grammaire! » Sur quoi Ekkehard lui répond, également à oreille : « Comme toi, bon apôtre, qui as instruit dans la dialec-
tique la belle veuve Gotelinde, ta chère élève. » Dans le.
man de Scheffel, le moine succombe, après avoir beaucoup itté, et, pour éviter le jugement de Dieu, il se retire sur,le mont entis, où il compose son poème de Waltharius. Des épisodes rieux ou comiques, des scènes de la vie de cour ou de couvent, es aventures guerrières, sont habilement mêlées à l'action prinpale et donnent l’idée d'un monde infiniment varié, d'une nciété qui s'agite, et se renouvelle, et se dégage lentement de la arbarie. Les mœurs, les usages, même les costumes sont peints véc une précision dans les détails qui produit l'illusion du vrai. n croirait lire une chronique du vieux temps, si parfois une ointe d'ironie, un trait de sensibilité moderne ne nous avertisaiènt que l’auteur n’est ni un chevalier ni surtout un moine, Scheffel est un érudit, mais il est érudit à sa façon. Il ne édaigne pas de lire; il déchiffre même avec bonheur un vieux archemin ; mais il aime encore mieux voir, étudier sur place. Un historien consciencieux, » dit-il dans une préface, « doit non seulement consulter avec soin les manuscrits, les chartes, les chroniques, les chansons populaires.., mais il doit payer de Sa personne, supporter le froid et la chaleur, la sueur et la poussière, la pluie et la neige, découvrir et foties les pnet ét surtout ruminer ses meilleures pensées en voyageant ?. » cheffel fut pendant deux ans (1857-1859) bibliothécaire du prince gon de Furstemberg à à Donaueschingen, d’où il fit de fréquentes XCursions dans le Jura Souabe et dans la Forêt-Noire. Il passa lusieurs mois auprès du duc Alexandre de Saxe-Weimar, soit à Veimar même, soit à Eisenach et au château de la Wartbourg. Il
TK: Bartsch a donné un extrait de la chronique dans un article de la revue
Vord und Süd, tome VI.
2Nuniperus, Geschichte eines Kreusfahrers, Stuttgart, 1868.
+ A * LA ? ® à té: gr au 5 L'ÉCOLE SOUABE, I 7987
it-Gall. Man « de tous les présents que lui offrit l'abbé, de
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mourut en 1886: il fut. nc par ee es due. Fe Badel fresque de Moritz Schwind, dans la salle des Ménestrels l
Warthourg, représentant la lutte des chanteurs devant le la grave Hermann, lui inspira le cycle poétique Dame Aventure, il reproduisit, Ji ou moins heureusement, le ton particuli chacun des grands Minnesinger !. Ce qui resta le plus vivan dans son âme, et ce que les années affaiblirent à peine, c'e l'amour de la forêt et de ses calmes profondeurs : : ce sentimer donne encore quelque fraîcheur à ses dernières productions, le Psaumes de la forét et la Solitude au milieu des bois ?. Il est d l'école souabe par le sentiment de la nature, par le culte de vieilles traditions et par un certain archaïsme 4e style. Sa form est moins châtiée que celle de Wilhelm Müller. Son esprit n'es souvent que le goût du baroque, et son humour n’est pas exemf de manière. Il a plus de verve et d’entrain que Kerner et Uhlan Enfin, il a, de plus que tous les écrivains de l'école, l'art d composition; Ekkehard est un de meilleurs romans de la nn ture allemande contemporaine *. Ne
L'école souabe, avec son caractère populaire et familial, tai faite pour retail les derniers échos de la poésie religieu
re
Cette poésie avait été, dans son premier et joyeux élan, un trument de combat et un gage de victoire entre les mains
LE è Due tn GIQUd Ha avait communiqué, au Fit suiv ni
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tranquille et héurebse. Vint la chévloaie rationaliste, qu I fit tour à tour, à la fin du XVIH® siècle, un Me mora
orthodoxe, mais d’une Re peu militante, comme. Gerok et Jules Sturm, essayèrent de la renouveler, en ui apF
]. Er Aventiure, Lieder aus Heinrich von pdd Zeit, Stutigart 1803
2. BerGysulmen, Stuttgart, 1870. — Waldeinsamlkeit, Vienne, 1871. À
3. Œuvres et correspondance. — Gesammelte Werke, par J. Free Stuttgart, 1908. — Briefe an Schweizer Freunde, Zurich, 1898. riefe K. Schiwunitz nebst Briefen der Mutter Scheffels, Leipzig, 1906. — A consu J.Prœlss, Scheffels Lebenund Dichten, Berlin, 1887; — et ua article de J. dans la Revue des Deux Mondes du 15 août 1883.
it les formes aisées, amples et même élégantes de la poésie ane. | rl Gerok, né en 1815, dans un village du Wurtemberg, urut, pasteur à Stuttgart, en 1890. Gustave Sehwab fut un de "maîtres au gymnase et resta son ami. Gerok + eu beaucoup de ès comme prédicateur. Il a publié, outre ses sermons, des nmentaires ou plutôt des amplifications édifiantes de la le; et ses poésies sacrées, les Feuilles de palmier, ne sont sout que des sermons en vers. Ses. chants patriotiques de 1870 à ñptent, tout prédicateur qu’il était, parmi les moins déclama- À res du genre !.
ules Sturm appartient par sa naissance à la principauté de
1SS; il est né en 1816. Ayant terminé ses études à l’université
na, il vint à Heilbronn comme précepteur, et se mit en rela-
avec les poètes de l’école souabe, principalement avec Jus- : us Kerner. Il retourna plus tard dans son pays, pour y exercer 2 “fonctions pastorales ; il mourut en 1896. Jules Sturm a beau.
ipécrit, et le nombre de ses chants sacrés et profanes, de ses
lades, de ses légendes, de ses paraboles est incalculable. Il a
me composé des sonnets patriotiques, à l’imitation de Rückert. "meilleures poésies rentrent dans le genre intime et familial.
forme est plus simple que celle de Gerok. « La meilleure
hanson, » dit-il quelque part, « est celle qui vient du cœur. » EE. asest vrai et avait été dit avant lui, mais un peu d'originalité #2 nuit pas ?. | ; Palmblätter, Stuttgart, 1857; Veue Folge, 1877. — Poésics profanes : Blumen
Sterne, Stuttgart, 1868, — Poésies patriotiques : Deutsche Ostern, Stuttgart,
-— Souvenirs de jeunesse : Jugenderinnerunyen, Bielefeld, 1876.
Gedichte, Leipzig, 1850. — Fromme Lieder, Leipzig, 1852. — Neue Gedichte,
28; 1856. — Neue fromme Lieder und Gedichte, Leipzig, 1858: — Lieder und er, Leipzig, 1870. — Xampf- und Siegesgedichte, Halle, 1870 : etc.
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