ANASTASIUS GRÜN
Anastasius Grün a été appelé le poète de la pensée; on lui a me reproché de trop penser en poésie. Il faut le louer, au atraire, d’avoir fait entendre, dans le lyrisme allemand, autre ose que l’éternelle note rêveuse et sentimentale. Il à formulé on tour ces beaux rêves de liberté, de justice et de paix, qui ntaient tous les cerveaux en Europe vers 1830 et 1848. Anasius Grün est le pseudonyme du comte Antoine-Alexandrerie d'Auersperg, appartenant à une ancienne famille qui tirait 1n0m du château d’Ursberg en Souabe et qui faisait remonter à origine jusqu'au xr siècle, Il naquit à Laibach, en 1806, et il ssa la plus grande partie de sa vie dans ses domaines. Son éralisme, qui inspirait d'autant plus de confiance qu'il était sintéressé, le fit appeler plusieurs fois dans les assemblées libérantes, soit dans les diètes provinciales de la Carniole et lStyrie, soit au Reichsrath autrichien. En 1848, il fut envoyé ele district de Laïibach au parlement de Francfort; en 1861, lutnommé membre inamovible de la Chambre des seigneurs ; nourut à Gratz, en 1876. Son premier recueil, les Feuillets
. Waldfräulein, ein Märchen in achtzehn Abenteuern, Stuttgart, 1843; nouvelle ion, 1859,
“Der Stern von Sevilla (1829); Kerker und Krone (1833) : Dramatische Werle, arties ; Stuttgart, 1834-1826; nouvelle édition, 1860.
l'empereur Maximilien qu'il ne il le Ontpat comn e
prince courageux et éclairé, partisan des réformes sages, prof teur des arts et des lettres, poète lui-même; il lui prêtait, mé des vues prophétiques, qui ne sont guère justifiées par de car: tère un peu turbulent que lui donne l'histoire. Quand ns à a pacifié ses États, il dit à son successeur Charles Quint: …
Un autre combat t’est réservé; les épées se rouilleront; — 8 le combat de la pensée ; c'est l'esprit qui sera le combattant, — pauvre petit moine prêche dans le dôme de Wittemberg, — et, à: Bar le prince des moines tremble sur son trône antique. t.
Un dôme nouveau et magnifique s'élève alors en Allemagne gardé par le chœur des saints'combattants; — et Sur sa porte on po saitécrire la parole des sages : — « + c’est l'œuvre de Dieu, elle dure sinon, elle se détruira elle-même 3. |
Dans l'opinion de Grün, ce qui durait débuts trois devait durer encore; et ce qu’il venait de faire entend allusions, il l'exprima directement dans une nouvelles tableaux et de récits, tantôt graves, tantôt humoristiqu Promenades d’un poète viennois parurent d'abord am elles furent bientôt dans toutes les mains, et le succè: encore, lorsqu'on sut que c'était un membre de la hau cratie qui prenait la défense des libertés publiques. Grün d'abord les louanges de son beau pays d'Autriche; mais, | : dernières strophes, l'hymne tourne à l élégie : Les
Tu peux lever la tête, Austria, avec orgueil, avec joie écusson percera de son éclat la brume des temps les plus loi Le ciel a répandu sur toi ses bénédictions, mais tu Lea a
nouvelle édition des poésies ; de Grën : Gedichte, Hoipaig: 1837. 2. De? letzte Ritter, Stuttgart, 1830.
3. « Dich rufen andre Kämpfe, die Schwerter rosten ein, « Ein Kampf wird's der Gedanken, der Gcist wird Kämpfer sein} « Ein schlichtes Münchlein predigt zu Wittemberg im Dom, « Da bebt auf altem Thronsitz der Môünche Fürst zu Rom.
« Ein neuer Dom steigt herrlich in Deutschland dann empor. « Da wacht mit Lichteswañffen der heil’gen Streiter Chor;,
« An seinen Pforten môge der Spruch der Weiïsen stehn :
« Ist's Gottes Werk, wird’s bleiben, wo nicht, selbst iniergéiti è