‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 354 sur 534 · LAS · texte numérisé non relu

LAS

ire 1, est comme la conclusion des deux ouvrages précédé

de Venise, un monastère allemand, un navire qui fait voile v l'Amérique, enfin le mont Golgotha. D'après une tradition, Sauveur redescend, une fois par an, sur le lieu de son suppli pour suivre les destins de l’humanité; il assiste ainsi à la destr tion de Jérusalem, aux croisades, à la conquête turque, à campagne de Napoléon en Orient, enfin au règne de la paix el la liberté sur la terre. L'idée générale du poème, c’est l'écr lement du vieux monde, sur lequel brille déjà l'aurore d monde nouveau.

La poésie de Grün est un ne intéressant de gravité d'humour. Même dans la satire, il garde un air de bonhomie n’est jamais amer ni sarcaslique. Il est artiste autant quepo et penseur. Il a des procédés de style qui sont à lui, une mani

à lui de construire un long poème ou une simple romance. quefois il exprime une même ïidée par une série d'imag comme dans une de ses pièces de vers les plus connues, le L nier Poète :

Quand serez-vous, Ô poètes, — quand serez-vous las de chénter: Quand sera-t-elle finie; — la vieille, l’éternelle chanson? Je

La corne d’abondance — n’est-elle pas dès longtemps, vide? Toutes les fleurs ne sont-elles pas cueillies, — toutes les sources ( é sées ? — 4

Tant que le Lu du soleil — roulera dans son chemin d’ azur, qu’un visage humain — élèvera vers lui ses regards; :

Tant que le ciel contiendra — des tempêtes et des éclairs, — et leur courroux fera battre — de crainte le cœur des mortels; à

Tant qu'après l'orage — brillera l’arc-én-ciel, — et qu'une idée pardon et de paix — luira dans nos âmes;

Tant que la nuit dans l’éther — Riu de $a semence d'étoiles, -

« Mann des Staates, Mann des Rates ! da du just bei Eaune bist, 4e « Da du gegen Alle gnädig überaus zu dieser Frist, nn à « Sieh, vor deiner Türe draussen harrt ein dürftiger Client: + 0

« Der durch Winke deiner Gnade hochbeglückt zu werden brennt:

« Brauchst dich nicht vor ihm zu fürchten; er ist artig und gescheidt, « Trägt auch keinen Dolch verborgen unter seinem schlichten Le « Œstreichs Volk ist's, ehrlich, offen, wohlerzogen auch und fein, 2e « Sieh, es fleht ganz artig : Dürft’ ich wohl so frei sein — frei zu

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