‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 359 sur 534 · O Worte gibt’s, die nié verhallen · texte numérisé non relu

O Worte gibt’s, die nié verhallen

« Sie sind wie Steinchen, die gefallen « In cinen Brunnen schwarz und tief, « Und die von Kant’ zu Kante springen :

« Und stets von neuem aufwärts klingen, « Wenn scheinbar längst ihr Ton entschlief,

« Ich kehrte heim nach langen Jahren. HT « Des Lebens Wucht hatt’ ich erfahren, « Gekostet auch des Lebens Freude:

Mit meiner Jugend zahlt’ ich beide. … -4« Die Mutter hielt mich lang umfangen, x Und als die erste Lust gestillt, « Sprach sie mit Tônen traurig-mild :

« O Gott, wie blass sind deine Wangen!

« Ob nun in Freude, ob in Leidei

« Der Wangen Frühling von mir scheide:

« Die Worte sind mein treu Geleite.

« Ich hôre Stets an meiner Seite

« In Tôünen traurigen und bangen : AE « O Gott, wie blass sind deine FE ..

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tmann s'était passé deux fois de la censure autrichienne. P prologue en vers, qu'il composa pour la fête anniversaire de psance de Schiller; en 1847, et qui n’était qu'une manifeson en faveur de la liberté de la presse, acheva de le rendre pect au pouvoir. Il fut expulsé du territoire de la monarchie, s'il rentra secrètement, et la révolution de mars 1848 interpit les poursuites dirigées contre lui. I fut élu à l’Assemblée onale de Francfort; il siégea à l'extrême gauche, parla peu, seut une véritable influence par la force de ses convictions charme communicatif de sa personne. Il vit bientôt la stérides efforts de l’Assemblée, qu'il peignit spirituelHlement, quoiun peu longuement, dans un poëme en cinq chants, la Chro- Le rimée du curé Mauricius !.

revint à Vienne, prit part à la défense de la ville contre les tes de : ‘Windischgrætz, et réussit à franchir les lignes des égeants, grâce à un sauf-conduit que lui procura, dit-on, un personnage, admirateur de ses vers. Il siégea encore au tement tronqué » de Stuttgart, et s'établit ensuite aux bords Léman. Il écrivit à Montreux son poème idyllique en sept its et en hexamètres, Adam et Eve? histoire d’un jeune couple trouve le paradis terrestre dans les forêts de la Bohême; le t, trop développé, contient quelques morceaux de bravoure, me le combat contre le loup, qui resteront dans les anthos,

1 4850, Hartmann commença ses pérégrinations à travers idént et l'Orient, dont le premier résultat fut le recueil de elles intitulé Récits d'un nomades. Il acquit, chemin faisant, aptitude Spéciale à saisir les traits distinctifs des nationalités; S personnages forment une galerie intéressante, à liqielle ‘siles contrées de l'Europe fournissent leur contingent. En , On le trouve à Paris. fl assista au coup d'État du 2 décembre, s$a même quelques jours à la prison de Mazas. Un dernier merde vers, qu'il publia en-1858, les Colchiques #, c'est-à-dire leurs qui poussent en toute saison, n ‘ajouta rien à sa répu-

F2 ATRRN des Pfaffen Maurisius, Francfort, 1849.

dam und Lva, eine 1dylle in sieben Gesänyen, Leipzig, 1851.

rsählungen eines Unstäten, 2 vol., Berlin, 1858. D'autres recueils suivirent : rahling su Frühling, Berlin, 1861 : N'ovellen, 3 vol., Hambourg, 1863; Vach

'atur, 3 vol., Stuttgart, 1866. — La nouvelle Die let: sen Tage eines Kônige € la fin du roi Murat.

lie Zeitlosen, Brunswick, 1858.

“Bossenr. — Hist. de la littér. allemande, 25

LES POÈTES AUTRICIENS. 759

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