RER NON ES FE
tation; c'était un effort tardif pour donner à sa poési tour plus précis, une forme plus plastique. À partir de A6 rédigea le feuilleton de la Nouvelle Presse libre de Vi ienne mourut à Oberdæbling, en 1872, La guerre de. 1866 entre Prusse et l’Autriche, celle de 1870 entre la France et la Pru: lui causèrent une bts douloureuse; il les désapprou l’une et l’autre, comme contraires aux intérêts de la liberté de la civilisation, et il voua une haine profonde à Phom d'État qui les sut provoquées. L'œuvre de Maurice Hartm: emprunte une partie de sa valeur au caractère de l’homme goût était chez lui une qualité morale, Un fonds de nobless de distinction, l'amour désintéressé des belles choses, un gl de chimère et de mélancolie, un cœur sympathique et génére un grand respect de soi-même, tel était l'homme. Une simpli un peu nue, une abondance un peu fluide, la crainte de l'exa ration, l'horreur de la banalité, une poésie quin. 'éclatejamais,n qui s'émousse en grâce.et'en élégance, tel est l'écrivain. Élisabeth Glück, ou, de son nom d'auteur, Betty Paoli, lap distinguée des He poètes de l’Autriche, procède, comme M rice Hartmann, de Lenau. Elle a moins d'art que Hartmannic même l'absence d'art, une certaine ingénuité d'expression, fait son originalité. Née à Vienne le 30 décembre 1815, perdit de bonne heure son père, qui était médecin cmilitai mena avec sa mère une vie errante, vécut longtemps en Polo, et en Russie, devint ensuite lectrice dela princesse de Schwar berg, et fit un voyage à Paris,-qui lui laissa dans l'âme un Lin rable mal du pays »;-elle revint à Vienne, où elle mourut en 18 Ses poésies: dan toutes les nuances de l'amour, surt de l'amour déçu, dans le cœur d’une femme. La MErANE de : style, c'est une certaine vérité immédiate, qui consiste à, ren: simplement par des mots les impulsions de sa nature, ges dire à diminuer le plus possible la part de ce qu on. appt proprement le style. Elle dit un: jour, S ‘adressant à un critiqt
Tu ne connais pas le fond de mon être, —tu ne connais pas le bu ma mission, — si tu exiges que mon poème — vise à la sereine per ci Do Dieu ne m'a pas envoyée — et ne m'a pas donné la
rain! — Moi, je ne suis rien de plus ae un cœur — qui a aimé et peste ou” souffert,
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Etma poésie tout éntière — n’estautre chose que la voix — dé toutes S' douleurs silencieuses — que peut éprouver le cœur dune femme 1.
Parfois cependant elle cherche à rendre son idée plus sensible :
P la comparaison. Un dé ses procédés ordinaires consiste à ettre en tête d’une pièce de vers une image dont les strophes Wantes offrent l'application’ morale.
Quand un malade sommeille sur, sa couche, —.dompté par la main la douleur, — tous se taisent autour de lui, — de péur que Pinfornéne se réveille. - ° * °°": Te MR À IS retiennent leur Souffle, leur bouche est muette: —— cest à peine leur pied touche le sol. — Et le malade continue .de sommeiller, — n$ un repos bienheureux, égayé par, des songes.
le ten supplie du fond de mon âme, — agis de même envers moi, — vers mon cœur meurtri, — qui s’est endorini dans Sa souffrance. situ veux l’éveiller, que ce: soit pour le bonheur! — Si tu ne le
x; retire toi! — N'empoisonne pas le déclin — de ma vie. Silence! once ?! |
LL] t’ ABsT « Du kennst mein tiefstes Wesen nicht A « Und kennst den Zweck nicht meiner Sendung, ; r. : ile « Verlangest du, dass mein Gedicht 5: « Anstrebe freudige Vollendurg.
M +; « Nein! Gott hat mich nicht ausgesandt ME: « Und hat die, Kraft mir nicht gegeben, M « Um glorreich mit geweihter Hand ii « Des Sieges Palme zu erstreben.
2Cù « In Marmor prange und.in Erz pe | « Der Name des, der sie erstritten ; << « Ich bin nichts weiter, als ein Herz, 5 & « Das viel geliebt und viel gelitten, nn .. « Und meine ganze Poesie de « Ist nur ein lautes Offenbaren Fe « Von all den stillen Schmerzen, die Fe « Des Weiïbes Seele kann erfahren. »
Li « Wenn ein Kranker schlummernd lie 4 « Von des Schmerzes Arm besieet, } « Schweigen alle im Gemache, L « Dass der Arme nicht erwache.
EL « Leis ihr Hauch und stumim ihr Mund, 1 « Kaum berührt der Fuss den Grune.
« Und der Kranke schlummert weiter, EE .. « Ruhbeseligt, traumesheiter. — % « Innig fleh’ ich jetzt zu dir, tn « Halte dues so mit mir, sa « Mit dem schmerzgeprüften Herzen, | « Das entschlummert ist in Schmerzen.
LEA « Willst du’s wecken, sels zum Glück!
Nr « Kannst du das nicht; tritt zurück! at La « Giesse Gift nicht in die Neige ’ NE PEL « Meines Lebens ; schweige, — schweige! »
Sur la fin de sa vie, Belty Paoli inclina de plus en plus au simisme: elle a éloquemment traduit quelques poésies d Mme Ackermann f. S : me |
C'est encore un besoin de vérité qui est le trait distinctif d baron Ernest Feuchtersleben, et ce besoin n'éclate pas seulemer dans ses écrits, il pénètre toute sa vie. Feuchtersleben est né Vienne, en 1806. De santé délicate, il fut élevé entièrement la campagne, et il attribue à l'influence de cette éducation | force avec laquelle il supporta plus tard le malheur. Il était pe suadé que les premières années faisaient tout l’homme; et ajoutait : « Ce que nous construisons dans l’âge mür, qu'est «autre chose qu’une hutte faite avec les débris du palais enchan « qu'a rêvé notre jeuresse? » Il terminait ses études de méd cine, lorsqu'il perdit sa mère; son père se remaria, et se suicic péu de temps après; et quand le jeune Feuchtersleben voul recueillir sa fortune, il se trouva gentilhomme fauvre. Il ave pensé jusque-là se livrer à l'étude désintéressée des sciences par une nécessité dont il se félicita dans la suite, il se fit médec pratiquant, et il devint bientôt célèbre. En 1848, il fut nomn sous-secrétaire d'État au ministère de instruction publique/ma il donna sa démission, après avoir vu échouer tous ses plans réforme; il mourut l’année suivante. L'ouvrage le plus populai de Feuchtersleben est son Hygiène de l'dme ?; c'est un traité l'influence de l'âme sur le corps, dont la pensée générale c qu'une volonté énergique etune activité bien réglée peuventsin guérir, du moins prévenir beaucoup de maladies. Les poésies | Feuchtersleben 3 sont pour la plupart de la prose rimée. Son sty se colore seulement quand il parle de la nature, quilaime et do il éprouve constamment les effets sur lui-même, Il s’est peint da cette Promenade sur les Alpes qui est comme le récit symboliq d'une purification morale. À mesure qu'il s'élève, il sent tous | éléments étrangers que le monde avait ajoutés à sa personne détacher de lui et tomber « comme un manteau inutile »; et 10:
1. Éditions. —.Les poésies de Betty Paoli ont paru cn six recueils différents de L à 1869. Un choix a été fait après sa mort : Gedichte, Auswahl und: Nachlass, 2! une introduction de Marie d'Ebner-Eschenbach ; Stuttgart, 1895, — Elle à pul aussi un recueil de nouvelles. sous le titre de Die Welt und mein Auye (5 V
Pesth, 1844), ot une ingénieuse monographie sur Grillparzer (Stuttgart, 187) A consulter : R. M. Werner, Betty Paoli, Presbourg, 1898. se “9, Diätetik der Seele, Vienne, 1833; de nombreuses éditions ont suivi.
3. Gedichte, Vienne, 1836. — Une des poésies do Feuchtersleben : #S stimmt in Gottes Hat, avec la mélodie de Moendelssohn, est très popul
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n touche le sommet, dans ce grand silence qui l’environne, ïi trouve plus en lui que le fond pur et inaltérable de son être, ce Lest vraiment lui. En littérature, Feuchtersleben est classique ; ait « l’extravagance teuto-mystico-romantique ». Il a un culte wGæthe et pour Lessing, et il rémonterait même volontiers jusaux anacréontiques du XvuIe siècle. Dans une épigramme, il dire à un moderne : « Gleim, Hagedorn, le bon temps! Nous ons bien dépassé cela. » Et lui-même répond : «Hélas! oui, ces auvres gens n'avaient que du sentiment, de l'intelligence et de santé. » Un seul principe domine à la fois sa morale et sa tique : être vrai. Dans Ja vie, que chacun soit le plus comlement possible ce que lui seul peut être, d’après les facultés Wa nature lui à départies. Dans l’art, que celui qui a Îque chose à dire s'impose comme premier devoir de ne tie ni à lui-même ni à son public, qu'il se rende un compte ct de sa pensée, et qu'il s'applique à la traduire simplement oyalement, sans contorsion et sans surcharge. Feuchtersleben t certes pas un écrivain de premier ordre; mais sa morale, sa sie, sa correspondance, prises dans leur ensemble, lui consent une originalité qui mérite de survivre !, |
D. — HAMERLING.
obert Hamerling est un des derniers représentants de l’école ichienne ; un assez long intervalle le sépare des écrivains qui, nent d’être nommés. Né en 1830, au village de Kirchberg, la Basse-Autriche, il avait dix-huit ans lorsque éclata la lution de mars, et son éducation s'acheva au milieu de la ion qui suivit. Sa poésie a un caractère encore plus Philosouëque politique. La patrie qu'il invoque n’est ni la patrie autri- Anne pour laquelle combattait Anastasius Grün, ni la patrie @inte, des Tchèques et des Magyars, ni même la grande nagne des patriotes de 18143; c'est une sorte de cité idéale, de la justice et du droit, ennemie de la violence ct de l'esde Conquête, n’ayant rien de commun ni avec l'Allemagne l ni avec celle d'aujourd'hui.
es œuvres complètes ont été publiées par Hebbel, en sept volumes ; Vienne, 08. L
les parents étaient La es fut protégée par là princes Louise, plus tard duchesse de Parme !. Robert faisait des we tout jeune, et à seize ans il avait déjà composé deux pièces théâtre, l’une en deux actes sur Christophe Colomb, l’autre eneï actes intitulée les Martyrs. Ayant terminé ses études à Viénr en 1855, il fut nommé professeur au gymnase de Trieste. L'ann suivante, il alla passer ses vacances à Venise, et il en rappo: ‘son poème lyrique, Vénus en exil ?.. La Vénus qu'il chanta c'était la beauté céleste, l'harmonie qui régit l'univers et dont contemplation élève l'esprit de l’homme, La même idée, celle la contemplation d’un idéal, de l’insuffisance du Done ma riel, s'exprime dans deux autres poèmes, le Chant du cygne romantisme et la Migration des Germains à. Le. romantisme € pour Hamerling, d'une manière toute générale, la jeunesse l'humanité, opposée à une maturité qui est déjà une décaden. c’est l’âge héroïque, enthousiaste et fécond, qui crée la poésie, arts, les sciences désintéressées, mais qui aboutit par lassitude une période d'activité inférieure et de jouissance égoïste: H pr voit le jour où « la terre, aride et décolorée, roulera dans l ét « comme une,scorie éteinte »: mais c’est aux poètes et a artistes à faire brûler le plus longtemps possible le feu c l’éclaire et la réchauffe. La Migration des Fos une. |
rope, l'Asie personnifiée apparaît à leur chef pan L'e1 qui révèle l'avenir réservé à sa race, et lui rappelle en, Le ê temps le côté civilisateur de sa mission. Ces trois poèmes, et poèmes lyriques qui les accompagnaient 7 procèdent :
L. Hamerling a raconté son enfance et sa première jeunesse dede une au graphie-qui est restée inachevée : Stationen meiner Lebenspilger schaft, Han
1889. Voir aussi : Rabeñlechner, Æamerling, sein Leben und sein Werke ® fan lings Jugend, Hambourg, 1896. — Œuvres et correspondance : Ausgewählte Wer par Rabenlechner, 4 vol., Hambourg, 1900; — Bmiefe, 4 vol., Vienne,” 7-1
* — À consulter : P. Rosogeer, Persônliche Erinnerungen an R Hamerling, N Fi — P. Besson, À. Hamerling poète et romancier, pe. re 2 . Venus im Evil, ÉcARNS 1858. à
Fee 1864, 4. Sinnen und Minnen, ein Jugendleben in Liedern, Prague, 1860. — "ect s'augmenta dans les editions suivantes. ù | |
me inspiration, très élevée et très pure. Ils témoignent d’une ägination fertile et d'un vrai talent de versificateur, mais aussi in certain vague dans la conception générale ét d’une tendance “symbolisme à laquelle l'auteur cédera de plus en plus. merling a une aptitude spéciale pour exprimer une idée abs-
ñte au moyen d’une image ou d’une série d'images. Parfois
ssl; il peint pour péindre, sans se demander si l'image
iaussera l’idée ou la rabaissera. Quand, par exemple, à la vue golfe de Naples, par une nuit d'automne, il compare le ciel ilé à un immense arbre de Noël, et les étoiles aux petites noix
entées qui le garnissent, et le vent qui gronde sur la mer à
Minnesinger en furie faisant vibrer les cordes de sa harpe, de es images sont-elles faites pour grandir le spectacle? Hamer- 3 prodigue la couleur, sans trop se préoccuper de la valeur tons, et le contour est presque toujours flottant. Son style a certaine fluidité scintillante et uniforme, qui séduit un ins: t, mais qui, à la longue, éblouit et fatigue.
@ poème d’Ahasver à Rome !, en six chants, l'ouvrage le plus J0rtant de Hamerling, et qui fonda définitivement sa renome,est une sorte de démonstration historique de sa doctrine. tune peinture de l'orgie romaine au temps de Néron, mais une
hiure symbolique; qui vise l’époque présente. Néron est la-
sonnification de la jouissance. « La pensée est un rêve, l’acomun perpétuel avortement; la jouissance est l'acte véritable. Out-périt, seul le désir est immortel: c’est l'abeille d’or qui, oyée mille fois dans l’enivrante boisson, se retrouve toujours vante au fond de la coupe. »
éron prétend rajeunir le monde par la jouissance; il s’aperà la fin qu'il n’est lui-même que le représentant d'un monde adéjà trop joui. On peut bien admettre que la lassitude lui ire ce sentiment, mais on est étonné de le voir annoncer, au nent de sa mort, la foi nouvelle qui brille comme une aube 10PiZOn. « J'ai cherché le bonheur divin dans la jouissance : >ubêtre ne commence-t-il que dans le renoncement. J'ai erché l'infini dans la satisfaction du moi : peut-être n’entrons- MS dans l'infini qu'en nous détachant de notre moi. » Fichte irait pas mieux dit. En face de Néron se place une autre per-
Ahasver an Rom, Hambourg, 1866. — Le poème est en vers fambiques non 3 | « LU
sonnification, Ahasver, l'éternel pèlerin, toujours ployé sous fardeau de sa destinée, mais toujours èn marche, lhumanit pense et qui souffre, mais qu'une main inconnue relève sans ce: et mène à son but. C’est Ahasver qui a défié le Christ surle cheñ du Calvaire; mais, à ce moment-là, il avait déjà vécu de ler siècles. Il est « le premier né du premier couüple »; c'est par que la mort est entrée dans le monde, et, par reconnaissance, € l'épargne; ce sera désormais son châtiment de la chercher tc jours et de ne jamais la trouver, de la désirer perpétuellem sans pouvoir l’atteindre. En un mot; Ahasver c’est Caïn devenu Juif-errant, sans qu'on se rende bien compte des éléments div que le poète a voulu fondre dans ce personnage complexe. dépérissement, toute décadence l'attire; il est l'inspirateur Néron: il jette la première torche dans les palais de Rome vot à l'incendie, et il se complaît dans les débauches où s'anéar l'empire des Gésars. | F1 L'année même où parut Ahasver, Hamerling, affligé dr maladie chronique, avait été relevé de ses fonctions de professe le gouvernement autrichien avait même doublé sa pension, une admiratrice inconnue y avait ajouté une rente annuelle se fixa à Gratz, où il mourut en 1889. Son dernier poème Roi de Sion, roule sur un sujet analogue à celui d’Ahast Jean de Leyde, roi des anabaptistes, a conçu le chiméric projet d’allier le plaisir à la vertu et de gouverner les homr sous ce double symbole: il se donne la mort, contrairemen l’histoire, lorsqu'il s'aperçoit de son erreur Hamerling 5 essayé sans succès au théâtre. Dans une comédie aristop nesque, il a fait reparaître le légendaire Teut, l'ancêtre delar germanique. Teut, allant s'établir en Europe, a perdu un pal qu'un vautour a pris dans ses serres et porté à Varzin, Où | marck l’a ramassé; ce paquet contenait l'esprit politique. ke de la pièce est dans ses anachronismes;, les anciens Romain: les Allemands de nos jours se rencontrent dans la forêt de Teu bourg et échangent des propos plus ou moins spirituels?. La | gédie en cinq actes, Danton ct Robespierre (1871), à la prétent d'être à la fois conforme à l’histoire et faite pour la scène;
i. Der Kônig von Sion, Hambourg, 1869. Dix chants en vers hoxamètres poème a gardé des négligences, malgré les corrections faites dans les édit
suivantes. HE 2. Teut, ein Schersspiel in zwei Acten, Hambourg, 1872.
nn: ‘+ LES POÈTES AUTRICHIENS. 767
we di
ni l'un ni l’autre. « Les événements, » dit l’auteur, « sont op près de nous pour qu'il soit permis de les changer, même ans le détail. » La pièce contient, en effet, beaucoup de ils exaètement rapportés d'après les documents contempo- Sÿ"mais les personnages rentrent dans la catégorie de ces boles trop chers à Hamerling. Or un symbole est tout ce mveut, excepté un être vivant. Robespierre est la proie d'une quile domine et l'emporte malgré lui. C'est un « cœur sen- , nourri de la lecture de Rousseau. On le voit, dans une 1e, décharger une pauvre femme de son fardeau et le porter [wà une cabane voisine. Puis il s'assied sur un tronc d'arbre e livre à ses rêveries politiques. « Le tribunal révolutionnaire Bune juridiction trop lente, trop encombrée de formalités. lest-ce que quelques centaines de têtes en plus ou en moins? von. les abatte!» Au même moment, il aperçoit un gamin qui iche des oiseaux ; il le chasse à coups de pierres et s’apitoie sur pauvres bêtes. Il prend soin de se définir lui-même : « On me mme l'Incorruptible, ou encore l’Inexorable ; mais ce n’est Soi, c’est l'Idée en moi qui est inexorable, On dit que j'ai la haine, de l'envie, de l'hypocrisie; mais c'est l’Idée en moi iMest haineuse et envicuse, et si je pouvais avoir de l'hypoisie, c'est l'Idée qui serait hypocrite. » A l'idéaliste Robesréest opposé le réaliste Danton. Ce sont deux éléments cones; il faut que l’un supprime l’autre. Le spectre de Danton irait dans une scène, et Robespierre l’abat d'un coup de pis- : dès lors seulement son triomphe dans le domaine des idées omplet. Il est pénible de voir un vrai talent d'écrivain dépensé des inventions de ce genre !.
Auteurs divers. — Chacune des principales régions de la monarchie aütrin6a fourni son contingent à la littérature.
à Bohême appartiennent encore le chevalier Egon Ebert, Alfred Meissner, Chevalier Louis-Auguste Frank]. — Egon Ebert (1801-1882), bibliothécaire du o de Fürstenberg, est remonté, dans son poème de Wlasta (1829), jusqu'aux es légendaires de la Bohême. Gœthe lui reproche d’avoir peint ses amazones c\des généralités que les jeunes gens croient poétiques ou romantiques ». érsations d'Eckermann, 10 avril 1829). Son vrai maître est Uhland. — Alfred ner(1822-1885) flotte entre Lenau et Heine. Ses premières poésies (1845) Pessimistes. Son principal ouvrage est un poème sur Ziska ct la guerre des tes (1846). Il a vécu, à Paris, dans l'intimité de Heine ; il l'a imité dans Le Fils EBroll (1850); il a laissé sur lui un volume de Souvenirs. Après avoir échoué étre, il a publié de longs romans politiques et sociaux. 11 a quelquefois de plus souvent de l'emphase, rarement de l'originalité. < Frankl(1810-1894) a ÿ pendant quelques annéos la médecine à Vienne; ila fait, en 1856, un voyage lent, qu'il a raconté en trois volumes (Nach Jérusalem, 2 vol., Leipzig, 1858;