HENRI DE VELDEKE. — HARTMANN D'AUE
GOTFRIT DE STRASBOURG.
. Les deux ecclésiastiques qui chantèrent les exploits de Roland it d'Alexandre ne furent, en réalité, que des précurseurs. Entre #ux et les compilateurs du temps de la décadence se place un roupe d'écrivains qui étaient considérés au moyen âge comme es vrais représentants de la poésie chevaleresque en Allemagne.
1s expriment parfaitement l'idéal d’une société qui, après avoir Ÿ.
ait les premières croisades, aspirait maintenant au repos d’une
ie aristocratique. L'élan guerrier, même le zèle religieux, com-
églant sur le mouvement de l'esprit public, s’efforcèrent
l'adoucir les rudes accents d'autrefois. Leur vraie muse fut la linne, ou le Penser amoureux. Ils s’'appelèrent eux-mêmes Minsinger, ou Chantres d'amour, et c’est le nom qu’ils ont gardé lans l’histoire.
Les Minnesinger se partagent en deux classes, les lyriques les épiques, ou, comme dit l’un d’eux, les rossignols et les
he La
durh daz swar ime sîn mût; er ne wolde niwit langer ledich sitzen, er screib von grôzen witzen, wande des m is müzicheit zô dem lîbe noh zô der sêle nith ne versteit. dar ane gedâchte meister Elberich.
den selben gedanc haben ouch ih. »
; (Alexander, v. 19-34, éd. de Kinzel.)