‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 380 sur 534 · Æ. AT · texte numérisé non relu

Æ. AT

rie 4 RENE

Lots de son testament, il remercie la France de l'hospitalité v'elle Jui a donnée. A-t-il réellement trouvé chez nous une ouvelle patrie ? Peut-on, en général, choisir sa patrie, sans tenir ympte des'affinités naturelles au milieu desquelles on a grandi Mqui ont fini par composer notre âme? On en doute lorsqu'on Nitle pauvre sceptique, qui se croyait si bien détaché du sol atal, y retourner sans cesse dans ses pensées :

0 Allemagne, mon lointain amour, — quand je pense à toi, les larmes ewviennent aux yéux. — La gaie France me parait morose, — et son ’uple léger me pèse.

Seul le bon sens froid et sec — règne dans le spirituel Paris. — O cloettes de la folie, cloches de la foi, — comme vous tintez doucement ins mon pays!

see semble que j'entends résonner de loin — la trompe du veilleur 2nuit, son familier et doux. — Le chant du veilleur vient jusqu’à oi iy — traversé par les accords du rossignol 1.

nil semble, à lire certaines poésies de Henri Heine, qu'il y ait

à les rossignols allemands continuaient de chanter. Il a eu deux atries, mais la première est réstée la vraie. Une scission promde dans sa nature fut la dernière et peut-être la plus doulou- ‘use épreuve de sa vie.

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Mngagea, de son côté, à ne jamais rien publier contre sa famille. Ce fut sans rute la première occasion de la mutilation des Mémoires que Henri Heine avait téparés dès l'année 1823. Mais comment ce qui restait de ces Mémoires à, la

ortdu-poète a-t-il disparu? Voir, à ce sujet : A, Meissner, Geschichte meines bens, au 2e volume. -. ;

lai « Ô Deutschland, meine ferne Liebe,

« Gcdenk’ ich deiner, wein’ ich fast!

« Das muntre Frankreich scheint mir trübe, dd se « Das leichte Volk wird mir zur Last.

« Nur der Verstand, so kalt und trocken, « Herrscht in dem witzigen Paris.

« Ô Narrheitsglücklein, Glaubensglocken, « Wie klingelt ihr daheim so süss !.

« Mir ist, als hôrt’ ich fern erklingen « Nachtwächterhôürner, sanft und traut, “ Nachtwächterlieder hôr’ ich singen, « Dazwischen Nachtigallenlaut. »

(Letzte Gedichle, Anno 1839

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ja JEUNE ALLEMAGNE, 824

hénomène d’une âme vivant sans corps ! Dans les derniers |

ujours eu dans son âme un coin obscur, connu de lui seul, “

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Henri Heine est, de tous les poètes allemands, sans en ex

/ Gæthe, celui qui a été le plus souvent mis en musique, Il ç

tous les écrivains allemands, poètes ou prosateurs, le plu

l'étranger ; cela tient peut-être à ce qu'il est resté assez. allemar

pour garder sa saveur primitive, et pas assez pour être d'u

accès difficile. En Allemagne même, il a. été diversement appréci

selon que son libéralisme français a été plus ou moins conforn

aux idées du jour. Il a introduit dans la discussion politiqu

“ littéraire, religieuse un dilettantisme qui à fait école, etil . denis des disciples ont nui à la considération du. maître.

gloire durable est dans son lyrisme. Il à créé un mélange c

. — , Sentiment et de réflexion, de passion et d’ironie, qui est à lui

qui constitue son criginalité: il a trouvé la forme classique. d

romantisme.

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