‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 386 sur 534 · AE · texte numérisé non relu

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Alldänische Heldentieder, Balladen und Märchen, Heidelberg, 1811. Die deutsche Heldensage, Gœttingue, 1829; 2e éd., 1867. "La première partie de la Deutsche Grammatik parut en 1819, et en scconde ion refonduc en 1822. C'est cette seconde édition qui contient les principales ouvertes philologiques de Jacques Grimm. La deuxième partie parut en 1826, je en 1831. -- La Deutsche Mythologie, publiée en 1835, fut refondue eg

de.

LE ROMANTISNE. | «leurs vieilles croyances. Toutce que je souhaite, c’est de « d'autresles moyens de continuer mes recherches dans le se «je les ai commencées. » Les deux frères se réunirent en / une fois pour fonder leur Dictionnaire, qui devait être un ré * : toire complet de la langue allemande depuis Luther jus Gœthe. Ils commencèrent leur travail en 1838; le premier vol parut en 1852 ; Jacques continua la publication, après la moi Wilhelm, et s'arrêta lui-même au milieu de la lettre F.I idées relient entre eux tous ces travaux et les pénètrent ÿ, bout à l’autre : une idée Scientifique, qui est de faire préve / partout le point de vue historique, et une idée patriotique, est de remettre au jour la vieille Germanie, non par des ada tions plus ou moins factices, mais dans un ensemble de de ments authentiques. « J’ai voulu rehausser mon Pays, » dit Jac Grimm, en donnant la seconde édition de Sa Mythologie, «pa « que J'avais vu que sa langue et ses antiquités n'étaient « estimées à leur vraie valeur. Un travail à amené l’autre, et « mêmes fondements ont soutenu tout l'édifice. J'espèr «mes livres auront plus de poids dans une époque tranquille « sereine qui reviendra. Mais je les destine déjà au temps p «sent, que je ne peux pas me figurer autrement qu'avec la] «qu'il reçoit du passé, et qui serait désavoué par l’av

sûre garantie d'avenir pour une nation était la connaissa à le respect de son passé: Rien que d’avoir eu cette id l'avoir fait entrer dans la conscience publique, c’est un be de gloire pour un écrivain !. Le

1. Le Dictionnaire allemand s'es | logues, tels que Karl Weigand, 4 Matthias von Lexer, Moritz Heyne.

: quités juridiques de l'Allemagne (Deutsche Rechisaltertümer.. Gœttingue,

3° édit., 1881) et l'Aistoire de La langue allemande (Geschichte der de Sprachr, Leipzig, 1848: 4e éd., 1880). Ce dernier ouvrage ne fait à son titre: il contient des livre sur les mœurs de l’ancienne Germanie, , Les deux frères ont publié, en outre, ! poèmes. — Les articles divers de Jacque i 6 (Kleinere Schriften, Berlin, 1861-1882; choix, en un vol.,

Grimm en trois volumes (Berlin, 1881-1883). Chacun des d d'une autobiographie,

1871), ceux de Wi eux rocucils est pr

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El À 2. — GUILLAUME DE HUMBOLDT.

Lopposition entre l’école classique et l’école romantique n’était as aussi tranchée pour les contemporains qu’elle l’est pour nous : Mdistance marque les contours et fait ressortir les contrastes. Les eux écoles se touchaient et confondaient leurs rangs. Jacques rimm, après avoir pris son point de départ dans le romantisme, en sépara tout naturellement, sans rompre aucune de ses atta- 1eS personnelles, par la largeur des vues et la précision scientique. D'autres hommes, et de ceux qui eurent le plus d'influence ble mouvement des esprits, se tenaient entre les deux partis, Staient plus ou moins indifférents aux discussions littéraires, “continuaient en réalité la tradition classique. De ce nombre rent les frères Guillaume et Alexandre de Humboldt, Guillaume de Humboldt est, en tout, un homme de juste lieu, mais, au fond, un esprit ouvert et un caractère libéral. édéric Schlegel écrivait sur lui à son frère Wilhelm : « C’est un courtisan philosophe. Ce qui me le rend insupportable, Gest qu'il ne veut jamais faire de tort à personne, C’est une iÿmphe Écho; il réunit en lui toutes les individualités, et il inira par perdre la sienne. » Guillaume de Humboldt a cepennf une originalité; il représente au plus haut degré ce qu’on pelle l'homme cultivé (gebildet), celui qui, sur un grand fonds nstruction première, a su greffer tout ce qu'il a pu s'assiler de l'esprit de son temps. Il à rendu siennes un certain mbre d'idées essentiellement allemandes, qu'il n'a pas imagics, mais qu'il a remises en circulation, et qu'il a même appliées en partie dans sa carrière administrative. Toute l'histoire Sa jeunesse est réglée d’après un plan d'éducation personnelle, ñt le point principal est de se mettre en rapport avec les Mmes marquants du jour, de profiter de leur commerce, de ître sous leur influence et sous leur lumière. Guillaume de mboldt est un Wilhelm Meister en chair et en os, avec (@ différence que Wilhelm Meister est de condition bourise et obligé de s'ouvrir d’abord l'accès de la haute sociélé. ir Humboldt, ce dernier échelon est tout franchi; il est genomme ; il est indépendant et riche. Sa vie a été celle d'un nd seigneur lettré, fonctionnaire et diplomate par occasion,

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