ALEXANDRE DE AUMBOLDT
; + Les deux frères Guillaume et Alexandre de Humbold: trait commun, une tendance à l’universalité, qui nel chait pas de se livrer à des études très spéciales. Leurs propres furent différents. Celui d'Alexandre est lawsc la nature, dans l’acception la plus vaste de ce. mot,
la nature comme une grande unité, recélant dans son forces multiples qui se combinent et s'harmonisent, Jo
qu'elles paraissent se combattre, et qui visent toutes à but, la multiplication de la vie. Il l'aurait volontiers, per comme aux temps antiques !. Elle lattirait, le capti toutes sortes de liens, par la curiosité du savant, par ture qu'elle donne à l'esprit, même par le calme et l'apé qu’elle apporte au cœur. Ce n’est pas sans raison que $or s'ouvre par un chapitre de considérations sur les différen de jouissance qu’offrent l'aspect de la nature et l'étude de « Le simple contact de l'homme avec la nature; » ditil « d des premières pages, « cette influence du grand air, OU, « disent d’autres langues avec une expression. plus ! « l'air libre, on un pouvoir calmant; ils adoucissen la
graphique, par Auguste Piderit ét Otto Hartwig : ; a von W. von Humboldt, Halle, 1884. — Voir aussi : Charlotte Fe. 4 Schulz, avec une introduction de G. Lothholz, Leipzig, 1883. = fa parer buliez, Profils étrangers, 2° édit., Paris, 1889. és Se
Œuvres de Guillaume de Humboldt. — Gesammelte Werke, 1 vo 1852. — Nouv. éd. critique, par A. Leitzmann, 12 vol., Berlin, ] |
Correspondance. — Outre la correspondance de Guilläume: de Schiller, la correspondance de G. et A. de Humboldt avec Gæt échangées entre Guillaume et Caroline de Humboldt, voir surtout : boldts Briefe an Chr. G. Kôrner (Ansischten über Æsthètik und Liliera lin, 1879: — an Friedrich Heinrich Jacobi, Halle, 1892; — an G AL Berlin, 1894; — Guillaume et Caroline de Humboldt, Lettres à Geo, 0 hæuser, tr uduites sur les originaux inédits par Laquiante, Paris, wechsel zwischen Caroline von Humboldt, Re: und EE
. — Voir aussi: Labrielé von Bülow, die Tochter MARS von Ë
1. Ia essayé une personnification de ce genre a un épisc de la nature, inséré d’abord dans les Heures de Schiller de: 1795 : | le Génie rhodien. Mais la personnification est vague, comme l pérsonnifier,
isent les passions. Ces bienfaits, l'homme les reçoit parjuelle que soit la-zone qu'il habite, quel que soit le degré ture intellectuelle auquelil s'est élevé. Ce que les impresjue nous signalons ici ont de grave et de solennel, elles nent du pressentiment de l’ordre et des lois, qui naît, à insu, du simple contact de la nature; elles le tiennent traste qu'offrent les limites étroites de notre être avec mage/de l'infini qui se révèle partout, dans la voûte “du ciel, dans une plaine qui s'étend à perte de vue, horizon brumeux de l'océan !, » Entrer dans l'intimité ture, ce fut l’objet de toute sa vie, le but constant et és études variées qu'il entreprit tour à tour.
otsdam en 1769, il suivit son frère, à un an d'intervalle, rsité de Gœttingue. Il y fit la connaissance de Forster, ait d'un voyage autour du monde, et il parcourut avec ays-Bas et les contrées du Rhin. Dès lors la pensée d’une xploration lointaine s’éleva dans son esprit. Il s’y prédes excursions géologiques et botaniques en Suisse, yrol et la Haute-Italie; il suivit pendant un an les l'École des mines de Freiberg, où il eut Werner pour lMs’orienta dans tous les domaines des sciences natunfin il étudia les langues, le français, l'anglais, l’espaéxandre de Humboldt est le type de l'explorateur, non it-pour la manière de voyager, mais aussi pour l’art des fs: En 1797, il se rendit à Paris, pour se procurer les sinstruments météorologiques et astronomiques; il y Son frère Guillaume, et il se mit en rapport avec les français, Arago, Gay-Lussac, Berthollet. Deux ans après, rqua, avec le botaniste Aimé Bonpland, pour l'Amérique “Ils explorèrent ensemble le bassin de l’Orénoque, les és, l'ile de Cuba, le Mexique, et revinrent par les États- Xandre de Humboldt fixa sa résidence à Paris, pour ieret publier les résultats de son voyage. ? Il écrivit
5, Essai d'une description physique du monde, traduit par Faye ot Ga- 5, 1855-1859. — Ce premier chapitre est écrit en français do la main dtMs'est toujours occupé spécialement des éditions françaises de ses olquefois il y ajoutait dos morceaux inédits.
inde édition française du Voyage aux régions équinoxiales du row eau "mprend six parties (relation historique; zoologie et anatomie comparée; que sur le royaume de la Nouvelle-Espagne; astronomie, etc.; géologie; dont la publication se prolongea jusqu'en 1832. + Une traduction
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en allemand les Tableaux de la nature, qui sont comm ë toresque de sa relation !. En 1829, il “entreprit, sura Ir
les régions de l'Oural et de l’Altaï et dans les 6 Caspienne,'et il put ainsi compléter dans le Nord les faites sous les tropiques ?, Cependant tous ses dés pas satisfaits : il aurait voulu visiter encore les plate Thibet et de la vallée de Cachemire, où la science pl le berceau de l'humanité. De 1830 à 4848, il vécut alte
roi Frédéric-Guillaume HI, il se fixa à Berlin, où . comblé d’ans et d’honneurs, en 1859. Il commença
rire de Berlin et aux académies étre d'entretenir ces relations ne non seulement
écrivait-il deux mois avant sa mort, « sous le po «pondance de dix-huit cents à deux mille lettres «par an. »
allemande, fort défectueuse, de la Relation historique parut, de Stuttgart, en six volumes. Une version abrégée fut faite, avec l'auteur, par H. Hauff : Reise in die Æquinoctial-Gegenden des ne 4 vol., Stuttoart, 1859-1860.
1: Avrsichien Her Natur, 2 vol., Stuttgart et Tubingue, 1808; 2 1849: L'ouvrage fut augmenté d'édition en édition. Les deux : furent traduites par Eyriès, la troisième par Galuski. La traduct {826 contenait des morceaux qui ne figuraient pas dans l'original:
2. La relation de ce voyage a été donnée en allemand par le miné tave Rose : Aeise nach dem Ural, dem Altai und dem Kaspischen lin, 1837-1842.
3. Cosmos, Entwurf einer physischen Welteschreiounge 4 bingue, 1845-1858,
osait pas. Ai lui dit un jour, avec la francmse d’un lumboldt, tu ne sais pas comment se fait un livre; tu ans fin, mais ce n'est pas là un livre, c’est un Hoctrait adre. » Ne Jugement, dans sa Pere familière, ren- 1 fond de vérité. Les Tableaux de la nature, l'œuvre la plus de Humboldt, offrent des pages caractéristiques: ils font par la nouveauté des sujets; mais le côté pittoresque rdé et obscurci par le détail géographique. Le Cosmos est auvde la nature inorganique dans ses deux grandes divisespaces célestes et le globe terrrestre; il s'arrête à la commence la série des êtres organisés. L'ouvrage est en plusieurs sections, qui se complètent l’une l’autre, ne se relient pas directement ; il finit par une remarque ‘ésence de l’obsidienne dans leë roches volcaniques. ÉvibHumboldt avait, sur la composition littéraire, les idées ant, qui, tout en étant pénétré de la grandeur de son demande qu'à être clair, exact et complet. Il va sans usa méthode est celle de l'observation rigoureuse et idie, ne S'interdisant nullement les comparaisons et les fations, mais ennemie de l'hypothèse hâtive et de l’abscreuse. À jär ce dernier trait qu’Alexandre de Humboldt a exercé 1énce salutaire sur la littérature et sur la philosophie. ceptions abstraites, tirées de l'imagination spéculative, osé la Dana nen scientifique, fondée sur l’expé- Le principe fondamental de mon livre, » dit-il, « tel lai développé, il y à plus de vingt ans, dans des leçons sées en français eten allemand, à Paris et à Berlin, c’est lance constante à cecomposer, ar aide des phénomènes, able de la nature, 4 montrer dans les groupes isolés de snomènes les con/litions qui leur sont communes, c’estles grandes lois qui régissent le monde ; enfin à Faire voir mt, de la connaissance de ces lois, on RTE au lien salité qui les rattar he les unes aux autres. Pour arriver à ndre le plan du ronde et l’ordre de la nature, il faut ncer par généraliser les faits particuliers, par recherans quelles condi ions les changements physiques se stent et se reprodrisent. On.est conduit ainsi à une contion réfléchie des raatériaux fournis par l'observation, et une idée du monde purement spéculutive, à une Pie
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