‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 390 sur 534 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

* et sa méthode critique; l'Histoire romaine. — 2, Raumer ; Sance de sa critique; sa morale optimiste. — 3. L'école de berg; l’histoire systématique. Schlosser et son Histoire unie. Gervinus; l'Histoire du XIX° siècle; l'Histoire de la poésie nde. Hæusser et ses travaux sur l’histoire moderne.

créateurs de cette forme de l'histoire qu'on appelle le la civilisation, Riehl, fait quelque part cette remarque ns le concert des Sciences, chacune donne tour à tour dans l’âge de la Renaissance, c’est la philologie clastemps de la Réforme, c’est la théologie ; après Locke , c’est la philosophie, et de nos jours c’est l'histoire ; nce tend actuellement à prendre une forme historique. te qu'autrefois tout homme cultivé tenait à faire, dans ersité, au moins une fois, son stage philosophique, maintenant, dès qu'un général ou un homme d'État

e est le seul genre de littérature sur lequel le romaneu, presque aucune influence. L'idée d’une histoire objective, était étrangère aux romantiques, Leur >-à-vis du passé était le parti pris. Mais, à côté d'eux, la owde historique se fondait peu à peu, par des hommes Ppartenir à aucune école, continuaient et complétaient S historiens de l’âge précédent ?.

“Henri Riehl (1823-1897), professeur à l'université de Munich et usée national de bavière, est surtout connu par ses deux premiers “bürgerliche Gesellschaft (Stuttgart, 1851) et Land und Lente (Stutt-

tüilland, L'Allemagne nouvelle et ses historiens, Paris, 1899.

Péfait une action d'éclat, ïl la Consigne dans ses .

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«de la vérité, éviter même toute fausse appare

À, — NIEBUHR ET SA MÉTHODE | cRITIQ E.

Niebuhr n’a pas seulement tr or une périodes il a défini en même temps, avec plus de précisio l'avait jamais fait, les règles fondamentales de la rec torique. Il a légué à ses successeurs un exempleet une

‘Il était né historien par tous les dons de son esprit el

les traits de son caractère. Il avait : l'intelligence de humaines, le sens juste et droit, l’âme noble et désint véracité était pour lui une religion. « Avant toute eho un jour à un ami, « nous devons garder intact en ne

« donner le plus petit détail comme certain sans étr « persuadés de sa certitude. Si nous ne déclarons noi « toutes les fois que cela est possible, les fautes que. «avoir commises, et qu’un autre ne découvrirait peut « si, au moment de déposer la plume, nous ne « dire à la face de Dieu : « J'ai tout pésé et exami « rien dit sciemment qui ne soit vrai: je n'ai d « fausse opinion ni sur moi-même ni sur les a « rien avancé, même sur mes adversaires les plus « je ne puisse répondre à l'heure de ma Mort : A

nous Corrompre et à nous pervertir 1. » Niebuhr rien complet, si l'histoire n’était un art en même dat Malheureusement, son style n’est pes celui

de ses compatriotes, le aédait: dé la Fond S'il peut-être par un excès de scrupulé. Il veut do idée, toutes les nuances de son idée, et sa phra dense; elle manque d'’air;-elle étouffe sous les inc

de ses archaïsmes. On peut lui appliquer ce qu plus anciens orateurs FERES : «Hs avaient de 1 1

1. Franz Lieber, £rinnerungen aus meinem Zusammenleben mi Englischen, von Thiebaut, Heidelberg, 1837. — Consulter, en 0! ten über B. G. Niebuhr aus Briefen desselben und. aus Erinne Freunde, 3 vol., Hambourg, 1838 ; — Classen, Miebuhr, ses 1! 76 Niebuhr, ein Papataites Versuca, Gotha, 1886.

pression, de l'abondance dans les idées, mettaient beauup de choses en peu de mots, et par là même ils devenaient parfois obscurs !. » | Né à Copenhague; en 1776, Berthold-George Niebuhr dut sa emière instruction à son père, le célèbre voyageur Karstens ébuhr, qui occupa sur la fin de sa vie un modeste emploi de nseiller de justice à Meldorf, dans le Holstein. Il semble avoir sdestiné d'abord lui-même au rôle d’explorateur, car on l’enya, à dix-sept ans, à l'École de commerce de Hambourg. Voss Mdonna le goût des études classiques : « Voss, » dit-il, « que nos arnière-neveux devront exalter comme un bienfaiteur : avec lui commence une ère nouvelle dans l'intelligence de l'antiquité, car il à su découvrir dans les classiques ce qu’'euxmêmes supposent connu, leurs idées sur la divinité et le monde, leur vie et leurs habitudes domestiques: il a compris stvexpliqué Homère et Virgile comme des contemporains qui ne seraient séparés de nous que par l’espace. J’eus le bonheur, » ute Niebuhr, « de recevoir dès l’enfance les encouragements personnels de cet ami de ma famille. » Après avoir passé deux S'à l'université de Kiel, il fut attaché, comme secrétaire partilier, au cabinet du ministre danois Schimmelmann; il apprit

gleterre et en Écosse. Il assura plus tard que l'Angleterre lui uitdonné la clef de l’histoire romaine. En même temps, le jeu réset régulier des institutions anglaises lui inspira, pour toute tolution, et en particulier pour la Révolution française, une »Sion qui dura toute sa vie. De retour à Copenhague, il fut immé directeur de la banque et du bureau des Indes Orien- 81804). En 1806, le baron de Stein reconnut en lui un des mmes dont il pouvait se servir pour la régénération de la iSse, et il l’attira à Berlin. Il entra au ministère des finances, fut spécialement chargé de la direction du commerce mari-

ne il devint conseiller d’État et membre de l’Académie des .

ences. Des dissentiments avec ses collègues sur des questions hniques l’éloignèrent momentanément des affaires; il fit alors, luniversité, cette série de conférences dont sortit l'Histoire haine. Les deux premiers volumes parurent en 1811 et 1812.

“Grandes érant verbis, crebri sententiis, compressione rerum breves, et ob mipsam causam interdum suboliscuri. » (Brulus, vi.)

si le maniement des finances. En 41798, il fit un voyage en

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