LA POÉSIE POLITIQUE. — FREILIGRATH
La poésie politique remonte, par sa filiation nat Anastasius Grün. C'est en Lapes que la. pression 80
l. « Michel, warum weinest du,
« Weinest du so sehr? —
« Weiles mir nicht macht Béhagos:
« Dass ich $oll den Maulkorb tragent
« Darum, darum weine:ich, ALT « Weine ich so sehr: — # :
« Michel, warum weinest du, :. PAR « Weinest du so sehr°? — 1 FRA « Weil ich bin in tausend-Banden : . Hors « Und in sechsundäreissig Landent SRE « Darum, darum weiïne ich,
« Weiïine ich so $Sehr. —
« Michel, warum weinest du, « Weinest du so sehr? = -:
« Weil ich hab’ mein Blut: verspritzet, QE « Und sie mir mein Recht stipitzet!
« Darum, darum weine ich, à » Weine ich so sehr.»!
{ Verbotene Lieder eines norddeutschen Poeten, Zurich;
LA LITTÉRATURE AU MILIEU DU XIX® SIÈCLE. 921 ds se firent entendre. Vers 1840, le mouvement gagna peu à udles régions du Nord et de l'Ouest. Les poètes qui, à cette L'uS se signalèrent par leur opposition aux gouvernements, éiligrath, Kinkel, Herwegh, Dingelstedt, gardèrent, en général, formes littéraires dont Grün et ses premiers disciples s'étaient vis, lPode, l’invective satirique, la ballade ou le lied. Un seul Lexception dans le groupe : c’est Hoffmann de Fallersleben, un rchansonnier, qui procède directement du chant Baape rt fuguste-Henri Hoffmann est né en 1798, dans la petite ville de lersleben, en Hanovre. À Gættingue et à Bonn, où il fit ses des, il sS'occupait déjà de recueillir les vieux monuments de littérature nationale. Il devint, en 1823, conservateur de la liothèque de Breslau, et, en 1835, HE roue à l’université. ait à à la fois un érudit et un poète, un érudit qui portait dans : malières d'érudition des goûts et des préférences d'artiste, et poète qui avait besoin d'une excitation du dehors pour stiler sa verve. Ses recherches savantes se portaient principalemt sur la fin du moyen âge et sur le xvIe siècle, c'est-à-dire sur 0que la plus florissante du chant populaire. C’est là aussi que wnstinct lui fit chercher ses modèles. Que n’a-t-il pas chanté? printemps, l'amour, le vin, la guerre, la chasse, dégageant de ique sujet l'impression Le. plus simple, la plus élémentaire, lisant ce qui avait été souvent dit, se répétant parfois luime, mais toujours naturel, harmonieux dans la forme, et tant en lui-même ce que des milliers de voix tree inter après lui; car il ést, parmi les poètes allemands, un de qui ont fourni le plus de matière aux musiciens. Il est rarent neuf, mais il est toujours vrai. Son patriotisme est franc ame sa poésie. [l aime simplement son pays, sans affectation sans emphase, sans pangermanisme et sans teutomanie. Tout frondant les abus, il sait se moquer, à l'occasion. des politins de taverne :
uelle vie! quelles luttes — pour la vérité et le droit, — sur les sde la brasserie! — Non, nos mœurs actuelles — ne sont vraiment mauvaises — sur les ten de la brasserie.
hl comme nous sommes fidèles et unis, — pleins d’entrain et de :pathie, — sur les bancs de la brasserie ! — Oh! les doux et chers ants, — pourquoi fuient-ils si vite — sur les bancs de Id brase?
‘Allemagne n'est pas encore perdue, — l'Allemagne regorge de LE et ‘de génie — sur les bancs de la brasserie. — Aussi nous
Ph
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LE jurons la mort — de tout ce qui est welche, d allemand, — sur les bancs de la brasserie 1,
se en deux po volumes, en 1840 et en 1841 *: ‘En
cours, — et que puis-je faire maintenañht?.
FR A = «Ich bih.Professor gewesen,
Les Chansons non politiques d’ Hoffmann de Falle
son franc parler :
J'ai été professeur, — me voilà destitué. — Autrefois je À
: Maintenant, je puis chanter et penser a — el. ma ra
a à ÉD 1. ;« Welch ein en nr ein Streiten 4 __« Für die Wahrheit und das For « Auf der Bierbank!
« Unsre Sitten, unsre Zeiten, « Nein sie sind fürwahr nicht schlecht | a « Auf der Bierbank.
« O wie sind wir treu ES « Gutes Muts und gleichgesinnt « Auf der Bierbank! 1 Froic « O die sûüssen lieben Stunden, « Warum fliehn sie so geschwind Fr -« Auf der Bierbank. tes si de
« Deutschland ist noch nicht SL ES : « Deutschland strotzt von Kraft und Goist : « Auf der Bierbank. Ês « Allèm sei der Tod geschworen, « Was nur welsch und undeutsch hoisst… « Auf der Bierbank ».