Unpolitische Lieder, 2 vol. Hambourg
« Nun bin ich abgesetzt. - . « Einst konnt’ ich Collegia lesen, Le :« Was aberkann-ich: jette} "25 00r0S 8 . «Jetzt kann ich dichten und denken « Bei voller Lehrfreiheit, +: 1.0 « Und keiner soll mich beschränken.… « : « Von nuù bis in Ewigkeit. Sel
à dé - « Der Professor ist begraben, © « Ein freicr Mann erstand.
« Was soll ich weiter noch haben?
« Es lebe das Vaterland! »
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imprimer à Zurich un nouveau recueil de Chansons et les À nsons des rues, et, pour montrer que sa belle humeur ne l'avait
quitté, il ÿ ajouta, un peu plus tard, un volume de Rondes
iitines ‘. Après 1848, il se désintéressa de la politique, sans sacrifier de son libéralisme. Peut-être jugeait-il sa mission
ninée, ou pensait-il, dans la sérénité de son âme, qu'il valait
ux renoncer à ce qu'on ne pouvait obtenir que par fa vio-
e° [1 fut amnistié par le gouvernement prussien. Il vécut pen- 2 tquelques années à Weimar, occupé à la rédaction de l’Anie (Weimarisches Jahrbuch). En 1866, il devint bibliothécaire duc de Ratibor, au château de Corvey sur la Weser, où il irut en 1874. Jusqu'à son dernier jour, il augmenta le recueil les chants, sans l’enrichir d'aucune note nouvelle 2.
> fut Hoffmann de Fallersteben qui attira Ferdinand Freili- Hdans la politique. Comme écrivains, ils forment un contraste ait. Autant l’un est simple et parfois terne, autant l’autre é pompeux et brillant. Freiligrath ne dédaigne aucune parure / yle, pas même les parures inutiles. Il se distingua de bonne
ré par une vive imagination. Né en 1810, fils d’un instituteur Detmold, il fut d’abord destiné au commerce, et, quoiqu'il
iifestât déjà des goûts littéraires, il entra sans résistance dans mn irière que lui traçaient des convenances de famille. Le com-
ce; Surtout le commerce maritime, c'était pour lui le vaste 5 de. Il passa six années, comme teneur de livres, dans une 2 jue d'Amsterdam. Il apprenait les langues modernes; il lisait
récits de voyage. Quelques essais qu'il envoya à l'Aimanäch.
Muses de 1835 lui valurent les encouragements des deux ‘ steurs, Chamisso et Schwab. Il traduisit ensuite les Odesetles / = is du crépuscule de Victor Hugo. Enfin, en 1838, il publia son aier recueil de poésies, dont chacune des années suivantes
araître une édition nouvelle. Ce succès était dû en partie à / mété des sujets, en partie à la magnificence de la forme.” cert avait célébré l'Orient, Lenau le Nouveau Monde; à l'Asie PAmérique, Freiligrath ajouta l'Afrique mystérieuse. I] se W
Deutsche Lieber aus der Schweiz, Zurich, 1843. — Deutsche Gassenlieder, ! À 149 1843. — Neue Kinderlieder, Manheim, 1845. \
dition des œuvres. — Gesammelte Werke, S vol., Berlin, 1891-1893. — Jfein
#6 vol., Hanovre, 1868-1870. — An meine freunde, Briefe, herausgegeben lGerstenberg, Berlin, 1908. — Parmi les travaux d'érudition d'Hoffmann
ersleben, son Histoire du cantique religieux jusqu'à Luther, et ses recueils : anis de société du XVIe et du XVILe siècle, de Chants populaires néerlandais
Dante populaires de la Silésie ont gardé toute leur originalité.
rare avec éclat.
Si j'étais né aux portes de la Mecque, — ou sur le sable brû de l’Yémen, — ou au pied du Sinaï, — ma main porterait une. é
Je parcourrais, au vol de mon coursier, — la région enflammée Jéthro; — je ferais halte, avec mon troupeau, JL près du PRESS ard de Moïse;
Et, le soir, devant ma tribu, — sous le léger abri de. : nr à répandrais le feu de mon âme — dans des chansons brûlantes…
Mais j'erre sur une côte septentrionale ; — le Nord, hélas! est fr et sensé. — Je voudrais chanter dans le sable du désert, — appüyé flanc d’un étalon !. É:4 *
ax TA RER
Cette poésie exotique d’un genre nouveau n'élnits au fo qu’un exercice de versification. Le sable. brälant de l'Yémen
région enflammée du Jéthro et le buisson ardent de Moïse, s
parler du feu de l'âme, constituent un tableau ‘assez. mauso) toutes les images sont Por on voit que ce n Me qu
te et parcourant avec elle son royaume, jusqu'à : É tombe épuisée, et que « le coursier devienne la pâture du ca « lier ». C'est un drame à deux personnages; mais «le vaut « ei tourne au- -dessus d’eux avec un cri rauque ” et & «V'hyè
1: « Wär’ ich im Bann von Mekka s Toren, … sa « Wär’ ich auf Yemens glüh'ndem Sand, « Wär’ ich am Sinai geboren, « Dann führt’ ein Schwert wohl diese Hand;
« Dann zôg” ich wohl mit flücht'gen Pferden.
« Durch Jethro’s flammendes Gebiét;
« Dann hielt’ ich wohl mit meincn Hecrden « Rast bei dem Busche,; der geglüht;
« Dann Abends wohl vor meinem Stamme, .
« In eines Zeltés luft'&em Haus, « Strômt’ ich der Dichtung innre Flamme « In lodernden Gesängen aus...
« Ichirr’ auf mitternächt'ger Küste;
« Der Norden, ach! ist kalt und klug.
« Ich wollt’, ich säng’ im Sand dèr Wüste, :
« Gelehnt an eines Hengstes Bug. »
errière eux, semblable à la nuée qui conduisait les enfants ‘Israël dans la terre d'Yémen », n’ajoutent rien à la grandeur spectacle. On ne trouve pas ici le peintre qui retrace une se vue, mais le versificateur qui assemble des images. D’aupoésies ont un caractère plus personnel, comme celle où le de se souvient de la vieille Bible, « l’amie de son enfance, ue des mains pieuses ouvraient devant Iui, qui lui faisait üblier ses jeux,et qui lui révélait déjà les splendeurs de Orient». Freiligrath, autant par ses qualités que par ses défauts, quit rapidement la faveur du public; il fut même pensionné le roi de FAERS Frédéric-Guillaume IV. IT s'établit d’abord à mstadt, puis à Saint-Goar, sur le Rhin. C'est ici qu'il connut fmann de Fallersleben, qui le gagna au parti libéral. Il renonça pension, publia sa Profession de foi ',et, prévoyant les suites sa démarche, il s'expatria. Il voyagea en Belgique et en Suisse, fut pendant quelque temps chef de la correspondance dans : maison de banque à Londres. Il allait partir pour l'Amérique, l'appelait le poète Longfellow, lorsque éclata la révolution de 8 I1 se renditalors à Dusseldorf, et le parti démocratique onnut aussitôt en lui un de ses chefs. Un procès que lui onta le gouvernement prussien se termina par un acquitteat. La réaction ayant triomphé, en 1850, il retourna à Lonset ne revint en Allemagne qu'après l'amnistie ARBRE à 1868 ; il mourut à Cannstadt, en 4876. Ses poésies-politiques ? + tun. appel à l'action; à l’action légale, si elle suflit; sinon, cn révolutionnaire, L'une d'elles commence par un mot “fait fortune auprès des commentateurs de Shakespeare, luia presque pris la valeur d’un jugement littéraire : « Hamlet,
‘est l'Allemagne. » Hamlet, c'est le rêveur inutile, qui, pour :
ir trop pensé, ne sait plus agir :
| est resté trop longtemps assis, — trop longtemps couché, etila } lu dans son lit. — Son sang s’est figé, — et le voilà court d’haleine, [Top gras. — Il a tissé trop de trames savantes. — Sa plus belle (on, c’est précisément de penser. — H s’est usé, à Wittemberg, — les bancs des salles de cours et des tavernes.
leSt la résolution qui lui manque : — la nuit porte conseil, pense- M feint la folie, — fait d’interminables monologues, — met son
| Ein Glaubensbekenntniss, Mayence, 1844.
Elles ont paru en plusieurs recueils : Ca ira, Herisau, 1846; Neuere politische Le 0 Gedichte, 1° cahier, Dusseldorf, 1849; 9° cahier. Brupswick, 1850.
LE RÉALISME Er LE NATURA
Fu se
courroux en vers, — l’attife même en pantomime .e hasard il tire l'épée, — c’est Polonius-Kotzebue quir çoit au lieu de celui qu’il fallait frapper 1. %
Freiligrath éleva la voix une dernière fois, après la 1870; il est l’auteur d’une des rares poésies dé ce temps pire un sentiment humain, la Trompette de Gravelo ‘soir de la bataille : on a été vainqueur; mais, de deux: de cavalerie, il reste quelques hommes. : de > ie
« Trompette, sonne le ralliement! » IAE 6 Il prit la trompette, et il la porta à ses lèvrès; — + avec un accent irrilé, —, nous avait menés dans Ja mêle
- maintenant la voix lui manqua. Re
Un gémissement étoulfé, un cri de douleur — s’échappa de cuivre; — une balle l'avait traversée, — et, blessée plaignait les morts. | RSA
= Et la nuit vint, et nous partimes. — Les feux des bivou alentour; — les chevaux hennissaient ; la pluie tombait, — sions aux morts, aux morts 2! FRERE PRE
| RS « .. Er hat zu viel gehockt:
« Er lag und las zu viel im Bett.
« Er wurde, weil das Blut ihm stockt, « Zu kurz von Atem and zu fete = 7 Fe « Er spann zu viel gelehrten Werg, « Sein bestes Tun ist eben Denken; « Er stak'zu lang in Wittenberg, « Im Hôrsaal oder in den Schenken.
« Drum fehlt ihm die Entschlossenheit; « Kommt Zeit, kommt Rat. Er stellt sichtoll, « Hält Monologe lang und breit, APS
« Und bringt in Verse seinen Groll; « Stutzt ihn zur Pan omime zu; LT « Und fällt's ihm einmal ein zu fechten, « So muss Polonius-Kotzebue HAE RER « Den Stich empfangen statt des Rechten, »