‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 429 sur 534 · Nun, Trompeter, zum Sammeln geblaseni · texte numérisé non relu

Nun, Trompeter, zum Sammeln geblaseni

. « Und er nahm die Trompet', und er hauchte p « Da — die mutig mit schmetterndem Grimme ! « Uns geführt in den herrlichen Kampf hinein

« Der Trompete versSagte die Stimme. LE

« Nur ein klanglos Wimmern, ein Schrei voll

« Entquoll dem metallenen Munde;

« Eine Kugel hatte durckiüchert ihr Erz—

« Um die Toten klagte die Wunde. w

« Und nun kam die Nacht, und wir ritten hindan « Rundum die Wachtfeuer Johtens: 5 se

RUE . « Die Rosse schnoben, der Regen rann—

Ét « Und wir dachten der Toten, der Totenis

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5 poésies politiques et patriotiques sont la partie la plus

mnelle de l’œuvre de Freiligrath ; la forme est moins savante "

selle de ses anciennes chansons et ballades, mais l’inspiraest plus franche et plus vraie !.

siligrath a des qualités d'écrivain; si son œuvre entière n’est lestinée à vivre, il aura du moins créé quelques morceaux testeront dans les anthologies et qu’on lira toujours. Ses s#mporains, Herwegh, Kinkel et Dingelstedt, appartenant

nelui au parti libéral, seront sans doute moins heureux que :

IS.ne comptent déjà plus que comme des témoins presque lés des agitations de leur temps.

orge Herwegh est à la fois le plus passionné de ces poètes et usnaïf. Il n'a pas cette nuance d’ironie ou de bonhomie qui ère l’invective et quelquefois lui donne plus de force. Il te, il fulmine, et il déclame. Il est né à Stuttgart, en 4847. Il telques études à l’université de Tubingue, sans les terminer,

vint dans sa ville natale. Pris par le service militaire, il

itson congé et se rendit en Suisse; c’est Là qu’il publia ses es d'un vivant ?, qui devinrent aussitôt célèbres..Après un ze à Paris, il parcourut l'Allemagne, accueilli partout avec pusiasme dans les groupes libéraux. Il se fit même présenter » Frédéric-Guillaume IV, qui le congédia, dit-on, avec ces “« Nous voulons être d’honnèêtes ennemis. » Mais le ministère &refusé l’estampille à une feuille qu'il voulait fonder, il 5sa au roi une lettre très vive, que ses amis rendirent que. Il fut expulsé de la Prusse, retourna en Suisse, acquit

ele droit de cité dans le canton de Bâle-campagne, puis.

s'établir à Paris, où il publia son second volume de poésies 3. 848, il entra dans le grand-duché de Bade avec une colonne mers allemands et français, se fit battre par les troupes

ambergeoises, et revint à Paris. Il vécut ensuite à Genève, à.

à Zurich, enfin à Bade, où il mourut en 1875. La poésie de legh est confuse comme sa vie. Il a de beaux mouvements, inspiration ne se soutient pas, et la pensée est sourent

lition. — Sämiliche Werke, herausgegeben von L. Schrœder, 10 vol., Leipzig, [= A consulter : W. Buchner, Ferdinand Freiligrath, ein Dichterleben in a, 2 vol., Labr, 1881-1882; — Gisberte Freiligrath, Beiträge sur Biographie iand Freiligraths, Minden. 1889: — P. Besson. Freiligrath, Paris, 1895. ledichte eines Lebendigen, Zuricb et Winterthur, 1841. é

tédichte, Zurich et Winterthur. :

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obscure. Peut-être a-t-il été égaré Bar des modèles fra “ ne pouvait atteindre 1. SA

Gottfried Kinkel est, de tous les écrivains de ce groupe qui paya le plus cher son libéralisme. Né à Oberkassél, Bonn, en 1815, et appartenañt à ühe famille piéliste, il fu tiné à la théologie, et sa jeunesse $e passa dans üne relrai dieuse. Un de ses premiers projets, qu’il n’exécuta qu’en pa fut d'écrire une histoire de l'art chrétien. Ses études termin il enseigna la religion au gÿiinase de Bonn, et il devint auxiliaire de la communauté évangélique de Cologne. Il eut succès comme prédicateur ?, mais déjà il s'éloignait dé l'Ont doxie protestante, En même temps, son mariage aÿec Jéa Mockel, femme divorcée d’un libraire de Cologne, ét catholiq femme d'esprit, du reste, ét musicienne distinguée, disp contre lui l'autorité ecclésiastique. Il résigna $es fonct des conférences sûr l’histoire de l’art à l'université 3. Le déric-Guillaume IV voulait l'appeler à Berlin : quelques qui n'étaient pourtant pas bien hardiés, le firent réve détermination, Kinkel fut un des bratburs influents d blée nationale de Berlin. En 1849, il se jéta dans li du Palatinat, fut pris lés armes à là main et condamné perpétuelle. Il s'échappa et se réfugia à Londres. En 1 nommé professeur à l'Institut polytechnique de Zurich en 1882. L'œuvre poétique de Kinkel $e compose d'un lieds et de ballades, et d'ün poème en douze aventur

Olton l’Archer #. Ce poème a pouf sujet une légénde des botds Rhin; Otton est ün adroit Chasseur: il remporte le prix. Li qu'il reçoit de la mai d’Élisabeth, la fille du baron Diet de l'aime, lui sauve la vie dahs une chasse à l'âurochs, et l'épou: après avoir produit ses titres de noblesse. Le thème ét

banal; Kinkel a su le développer avec simplicité et qué avec grâce. Ses poésies sont le cortnentaire de sa vie; ell vent de peindre son caractère: élles plaisent par un cert de franchisé et de vérité; quelques-unes Sont de simpl > pe

# 1. Il a traduit les œuvres poétiques de Lamartine; 5 vol., Stuttgart, Gustave Diezel y a ajouté un 6° volimé. | FRTSN NET. RMS 2. Il à fait paraître un recueil de ses sermons : Predigten über aus nisse und Bilderreden Christi, Cologne, 1849. CAIULA LPO FPS 3. Geschichte der bildenden Künste bei den christlichen Volkerny lé paru; Bonp, 1845. Fi RSR AT RE SEM SP AE 4. Gedichte, Stuttgart, 1843. — Otto der Schütz, Stuttgart, 1846.

onstance, Rapprochées l’une de l’autre, l'œuvre de Kinkel aie constituent un épisode intéressant de l'agitation démo: ligue de 1848 !.

ranz Dingelstedt. mérite une in non pas tant pour ses Sies, ses romans et ses drames que pour les services -qu'il ndus à la littérature comme directeur de théâtre. Il est né environs de Marbourg, en 1814, et il était professeur au apase de Fulda, lorsqu'il publia les Chansons d'un veilleur de tcosmopolile ?,. un écho affaibli des Chansons non politiques offmann de Fallersleben. Dingelstedt était, au fond, une nature tocratique ; ses velléités d’indiscipline n'étaient que la consénmce d'un pessimisme de jeunesse, qui s'exprime parfois en s très élégants. Il entra, en 1841, dans la rédaction de l’Allgené Zeitung, et il voyagea, comme correspondant de ce journal, France, en Angleterre, en Belgique et en Hollande. Un autre ueil de ses poésies, la Nuit et le Matin ?, contenait encore ques épigrammes assez spirituelles sur le parlement de nefort, mais l’ensemble était déjà moins agressif. Puis Din-

stedt fit sa paix avec les couronnes: le roi de Wurtemberg le nma conseiller aulique, le roi de Bavière l’anoblit, et l'emper d'Autriche lui conféra la baronie héréditaire. Il dirigea sucsivement les théâtres de Munich et de Weimar, l'Opéra et la burg de Vienne, et il eut toujours le talent d'attirer et de uper les principaux artistes de l'Allemagne. A Munich, il 1onta les pièces classiques de Lessing, de Gœthe et de Schiller; leimar, il fit jouer la série complète des drames hetotiques Shakespeare. Il mourut à Vienne, en 1881, avec une réputa- Mdécrivain ; ce n’était, au fond, qu'un homme de goût et un tateur très habile +.

Le 2, — L'ANACRÉONTISME. — GEIBEL.

Warrive souvent qu’à la fin d’une période des écrivains de nt et de goût, mais sans individualité bien tranchée, réunis-

ns Kinkel a partagé noblement lès infortunes de son mari; elle a peint ie des réfugiés allemands à Londres dans un roman, Æans Jbeles in London, &paru après sa mort (Stuttgart, 1860). Ils ont publié ensemble un recueil de velles, Erzählungén von Gottfried und Johanna Kinkel (Stuttgart, 1849\, usulter : J..Joesten, Xinkels Leben, Cologne, 1901.

ILieder eines kosmopolitischen Nachtwächters, Hambourg, 1842.

Nacht und Morgen, Stuttgart, 1851.

|Œuvres complètes, 12 vol., Stuttgart, 1877.

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