‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 430 sur 534 · APR · texte numérisé non relu

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/ est une conclusion ;

930- LE RÉALISME ET LE NATURALISME. FA sent, en les atténuant ct en les alfaiblissant, les qualités op de leurs prédécesseurs. Ils se font une sorte de perfectior tive et moyenne en évitant tous les extrêmes, comme dans tains tableaux on obtient l'harmonie en baissant tous les 1 Geibel est le type de ces poètes sans défaut. Il a dérobé quel 7 Chose de la forte simplicité de Gæthe, de l’éloquence passion de Schiller, même de la grâce ironique de Henri Heine, ma n'est ni Gœthe, ni Schiller, ni Henri Heine. La poésie de Ge c'est un dernier écho, où le classique e romantique s'unissent pour produire encoré quelques sonor éteintes, qui ne sont pas sans douceur, mais qu’on se Souvi d'avoir déjà perçues avec plus de force et-d'éclat. ee Emmanuel Geibel est né à Lubeck en 1815. Il était fils d pästeur protestant, et, après avoir passé par le gymnase de ville natale, il fut envoyé à Bonn pour étudier la théologie s’occupa dès lors de poésie, et un de ses lieds les plus populair le Petit Bohémien dans le Nord, date de cette époque. ‘Après u

année d'études, il se rendit à Berlin, où il futreçu dans la soci littéraire qui se réunissait chez Bettina d’Arnim. Jeanne Mock plus tard femme de Gottfried Kinkel, le fit entrer comme. préc: teur dans la-maison de l'ambassadeur de Russie à- Athène : séjour en Grèce, la lecture des anciens, la vue des monumen développèrent en Jui ce sentiment de la: beauté plastique rythmique qui distingue ses meilleures œuvres. Il fit avec Ern: Curtius un voyage dans les îles de l’Archipel. De retour à ubec en 1840, il publia, en collaboration avec Gurtius, un petit volu de traductions des poètes grecs, et il donna en même temps

recueil de ses propres poésies, qui fut à peine remarqué 4 début, qui fut même froidement accueilli par la critique, ma qui peu à peu se répandit dans la classe bourgeoise, et dont l éditions se multiplièrent ensuite d'année en année 1. Les influenc: romantiques s’y croisent avec les souvenirs de l'antiquité. On retrouve toute la phraséologie sentimentale dont Henri Heine n se servait déjà plus qu'avec un sourire sceptique, « Le cygne q ‘nage autour du nénuphar et qui exhale son âme avet « Chanson », et « les étoiles qui sont tantôt des agneaux « dans.le bleu pâturage du ciel, tantôt des lis qui verse « la terre leurs parfums Soporifiques, ou encore des lettres d'oi

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