Classische Studien, Bonn, 1840. — Gedichte, Berlin
ce noue É les anges tracent sut le firmament la romance
b'amour ». Ailleurs, dans des distiques composés en Grèce, poète demande à Pallas Athéné de lui enseigner la sagesse et mesure. Et la déesse l’exaucça; il apprit d’elle à se défier des imérités et, quoi qu'il eût à dire, à être toujours élégant et aemonieux. Une troisième influence s’ajouta bientôt, chez eibel, à celle du romantisme allemand et de l'antiquité grecque : elle des littératures méridionales de l'Europe moderne. I] émeura une année au château d’Escheberg, près de Cassel, chez ami de son père, et 11 trouva là une riche bibliothèque de
imitations ‘. IL parcourut ensuite les différentes régions de Allemagne, et se mit.en relation avec les groupes littéraires de bSouabe et des bords du Rhin. Il publia, en 1848 et en 1856, eux nouveaux recueils de poésies, qui, pour le ton général, ne iffèrent pas sensiblement du premier ?. Le seul développement Won y remarque, c’est que la note romantique s’atténue peu à eu En même temps, les pièces didactiques deviennent plus ombreuses. Les douze sonnets sur le Schleswig-Holstein, que ontient le recueil de 1848, pälissent à côté des sonnets cuiissés de Rückert. Les allures conservatrices de la muse de eibel attirèrent sur lui les faveurs des princes. Déjà le roi de russe Frédéric-Guillaume IV lui avait fait une pension de trois énits thalers, qui fut plus tard portée à mille. Maximilien Il de âvière le nomma son lecteur, lui donna une chaire à l’univertéde Munich, et lui conféra la noblesse. Le conflit qui éclata, n 4866, entre la Prusse et les États du Sud le brouilla avec le pi Louis If, successeur de Maximilien. Il retourna à Lubeck, où | passa ses dernières années, et où il mourut en 1884. Il s'était Ssayé sans succès au théâtre. Sa tragédie de Roderic (1844), qui ‘pour sujet la chute du royaume des Visigoths en Espagne, est ne pièce confuse. Sa Brunhilde, jouée à Munich en 1861, na Wune seule scène dramatique, la dernière, où Brunhilde meurt anle corps de Siegfried, qu’elle aimait tout en lé poursuivant e Sa vengeance. Sophonisbe (1868) est gâtéce par le ton tour à tour mtencieux et sentimental du style, et inutilement compliquée ar un amour de la principale héroïne pour Scipion. La comédie
| : . | M Vôtkslieder und Romansen der Spañnier, Berlin, 1843. ®Juniuslieder, Stuttgart, 1848. — Neue Gedichte, Stuttgart, 1856.
ê Te
lassiques espagnols, dont il tira un volume de traductions et ,
de Maître Andrea (1855) s'est maintenue le plus longtemps G logue a de la vivacité; mais la situation d’un homme à qui fait croire qu'il a échangé sa personnalité contre celle d’un aû et qui s'irrite à la fin lorsqu'on veut le rendre à lui êrr paraîtra toujours étrange. En 1870, Geibel fit sa dernière évoh tion; il força sa voix pour invoquer le dieu des batailles. Se chants guerriers ne sont que de pompeuses déclamations: c'es
de l'enthousiasme à froid, qui s’'époumonne pour crier fort 1 Geibel publia, en 4854, Je premier volume de poésies
Hermann Lingg, médecin militaire au service de la Bavi
plus.tard pensionné par le roi Maximilien {H. Cependant les poésies
de Lingg ressemblaient peu à celles de Geibel; elles reflétaient la vie de l'auteur, qui ne fut pas heureuse, et son caractère qui était sombre. Les meilleures sont des tableaux historiqr mais la composition est trop négligée, et le style est souv lourd et incorrect. Le grand poème de Lingg sur l'invasion barbares est tout à fait décousu ; il aurait fallu une main