‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 457 sur 534 · Studien, 6 vol., Pesth · texte numérisé non relu

Studien, 6 vol., Pesth

3. Bunte Steine, Leipzig, 1853. — Witiko, 3 vol., Presbourg, 1856-1857. — er lachsommer, Presbourg, 1857. — Œuvres et correspondance :: Werke, 17 vol., éSth, 1870; — Ausgewählte Werke, 4 vol., Leipzig, 1887; — Briefe, 3 vol. esth. 1869. — A consulter : E. Kuh, Adalbert Stifter, Vienne, 1S8C8; — J. K. Mar- US, Adulhert Stifter, Vienne, 1877; 2° éd., 1879: — A. R. Hein, A. Stifter, sein sben und seine Werke, Prague, 1904; — Th. Klaiber, A. Stifter, Stuttgart, 1905.

parfaites. Il dit quelque part : «Dans la musique, je veux en «etsentir; dans les arts plastiques, je veux'voir et sentir; da

« poésie, je veux sentir, voir et entendre. » Il avait débuté dan la note sentimentale d'Eichendorff et surtout de Mærike, dont i

- fut l'ami. Plus tard, et à mesure qu'il entra dans la mailris

de son talent, il se rapprocha du réalisme de Gottfried Keller”

Wilhelm Raabe est un génie d'une autre espèce. Moins artist que Storm et Stifter, il est inépuisable dans l'invention. C’es un humoriste, et l’on sait que les humoristes ont le droit. d laisser courir leur plume, en se fiant aux hasards des ren. contres. Raabe use largement de ce droit, et quand il en a déj: trop dit, il ajoute malicieusement : « Je laisse au lecteur « soin de suppléer le reste. » Il est né en 1831, dans le duchédt Brunswick; il fut pendant quatre ans employé dans une librairie de Magdebourg, et c’est là qu'il compléta d'abord son instruc tion; il se rendit ensuite à l’université de Berlin. A vingt- -cinc ans, il publia, sous un pseudonyme, son premier ouvrage, Chronique de la rue des Moineaux, qui fut un de ses plus grand: succès 2. Ce sont des idylles bourgeoises. «Je compare cette « chronique, dit-il, à un petit filet d’eau, qui surgit avec peine « du sein de la terre, et qui coule encore trouble, en portant la « marque de son nhecu berceau. Mais bientôt il jaillira à la claire « lumière du soleil; des fleurs s'y refléteront, des oiseaux y « plongeront leur bse. Un instant vous ne l’apercevrez plus, mais « quelques pas plus loin vous le reverrez, sautillant de joie «parlera sa propre langue, lorsqu'il bondira sur les rochers ét « qu'il cherchera à s'orienter dans les détours du chemin. Dieu « veuille Hhoen qu'il ne se perde pas dans le sable! » Il sù perdit souvent, et dans la suite le flot fut plus abondant. “que clair. La supériorité de Raabe est dans la peinture des carac ières. Il a créé une quantité innombrable de figures qui vivent, quelque décousus que soient les événements où il les fait paraître. Raabe a une philosophie, qui est une sorte de pessi-

1. Aquis submersus, 1876 ; Carsten Curator, 1871: Hans und Heinrich Kirch, 1 Der Schimmelreiter, 1888. — Sämtliche Werke, 8 ‘vol, Brunswick, 1898. — 2 wechsel mit Mærike, par Bæchtold, Stuttgart, 1891; mit Keller, par A. Kœ Berlin, 1904. —— A consulter : Paul Schütze, Th. Scie sein Leben un# . Dichtung, 2° éd., revue par Edm. Lange, Berlin, 1907.

Page 1