Ein Erfolg, 1874; Tante Therese
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LA LITTÉRATURE DU NOUVEL EMPIRE, 1015 de ‘Berlin, né à Breslau en 1846, qui débuta, vers sa tren- 1e année, par une comédie historique intitulée les Modèles Meridan; ce fut un succès d'estime. Il donna ensuite Gabrielle, (sorte dé comédie larmoyante, qui rappelle en quelques points l'érnande de Sardou. Dans Une Femme sans esprit, qui suivit, “jeune fille feint la sottise, par la singulière raison qu’elle ne t“pas humilier son père, qui est un homme borné; elle louve cependant sa vivacité et;son à-propos, lorsqu'il s’agit de er contre une rivale. Dans la comédie réaliste l'Or et le Hugo Bürger semble s'être souvenu de sa première carrière ; st représenté par une riche héritière, dont toute la fortune € placée dans une concession de mine; le fer, par un ingéur, qui, grâce à un procédé de son iivention. sauve cette une, un instant compromise; on devine la conclusion!. épisodes compliquent l’action principale : c’est le défaut inaire de Hugo Bürger, un défaut qui n’en serait pas un, s’il ait grouper et classer les incidents, mettre en relief ce qui “essentiel et subordonner ce qui est accessoire. L'intrigue se fie et s’'éparpille comme dans un roman; le dialogue traine ; ängue est terne.
Jscar Blumenthal, né à Berlin en 1852, commença, comme dau, par rompre des lances contre des adversaires grands et its. Il avait de l’esprit et une furieuse envie de le dépenser. , pour être nouveau après Lindau, il fallait renchérir sur “c'est ce qu'il fit. Lindau s'était annoncé comme « le critique ans gêne »; Blumenthal déclara d’abord qu'il prendrait le ton “in homme mal élevé ? ». Ses articles dans le Tageblatt de din le firent surnommer Oscar le Sanguinaire. Ses ennemis le èrent de retour, et contribuèrent à faire échouer ses preres pièces, d’ailleurs fort insignifiantes. Puis il donna coup coup trois comédies, qui furent autant de succès. Ce fut bord la Flèche d'essai, c'est-à-dire la première flèche de bidon, lancée au hasard, et qu'une main expérimentée sait
dre inoffensive; à la fin tous les cœurs blessés sont guéris.
Die Modelle des Sheridan, 1875; Gäbr iele, 1878; Eine Frau ohne Geist, 1879 . . #4 Lisen, 1881. — Hugo Bürger est mort à Berlin le 19 décembre 1911. Allerhand Ungesogenheiten, Berlin, 1874. Il continua de recueillir ses articles Sdes rubriques à ctfet : Für alle Wagen- und Menschenklassen (1875); Gechte Gesellschaft (1876), etc. Blumenthal est un de ces écrivains qui veulent ir de l'esprit jusque dans leurs titres.
È. Bossert. — Ilist., de la littér. allemande. 33
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à sn Fr la Canne aderie de Scribe; il S A “es une réc pi décerner à un artiste: deux salons, présidés par deux rivales intrigue, ont chacun leur candidat, et se combattent à outranc à la fin, le lauréat refuse le prix, en apprenant par qu moyens il J'a obtenu. Dans une Goutte de poison, un.petit. soux rain allemand veut livrer ses États à la Prusse, contraireme au vœu de ses sujels; un Comte est faussement soupçonné trahison; l’action est censée se passer en 41866 ; la. pièce: 1 pu Rates plus simplement, comme une aura: Comédie. Scribe, la Calomnie !. Ces comédies se distinguent par Rec taine habileté de mise en scène et surtout par l'esprit de défi Blumenthal a des mots heureux; il sait amener à: Propos tirade humoristique ou morale, qui achève de Jui gagn suffrages de public. Eu 1888, il prit la direction du Théâtr sing, qu'il comptait approvisionner lui-même; mais ile de succès avec les œuvres d'autrui, notamment avec de Sudermann. a
A côté de la comédie d'imitation française, l'ancien type par Benedix se maintint en. se madiian de diverses
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le fit dévier du côté de là farce: Fulda l'affina, au u con le rapprochant de la comédie de salon. 48 Adolphe L'Arronge, né à Hambourg en 1838, ne influence sur le -théâtre, plus encore comme. dir comme auteur, Son père Din déjà été acteur ét dir même, après avoir. débuté comme chef d'orchestre, din Théâtre-Kroll à Berlin, le Théâtre-Lobe à Breslau, 4 enfin à Berlin le Théâtre-Allemand, qui devait être com Q seconde scène classique, ouyerte aux débutants. Il com par des vaudevilles à couplets, et eut un grand succès Léopold. Ce Léopold était un enfant -Baté, Bb. depuis L’Arronge ne cessa de harceler les parents trop indulgen trop sévères; il le fit souvent avec une verve spirituelle, Femmes bienfaisantes négligent leur maison pour des œu Charité. Les Sans-Souci sont une satire contre le re 2. Le
1. Der Probepfeil, 1883; Die grosse Glocke, 1884: Ein M ropfen Gift, 1855. 2. Mein Leopold, 1874; Wohliätige Frauen, 1879 : Die Sorglosen, 1882,
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LEUR DÜ NOUVEL EMPIRE. 1017 pmedies dé L'Arronge, c’est l’'empressement de ses personà profiter des leçons qui leur sont administrées et la facivec laquelle ils se convertissent. [,' gite est mort à Berlin és comédies de Gustave de Moser, né à Spandau en 1825, sont itairement courtes et de contexture légère; quelques-unes à peine composées; mais éllés ont de la gaieté; l'une des leures est le Bibliothécaire !. Moser s’est fait une spécialité-de ice militaire ; il a fait défiler sur la scène les principaux types l'armée allemande depuis te général jusqu'à l'ordonnance, Il ritplus de cent pièces, seul où en collaboration (surtout avec dGirnt et avec François de Schænthan). Il est mort à Gærlitz
Oüis F ulda, né à Francfort-sur-le-Mein en 1862, débuta, en 3, par une pièce de concours, les Sincères, une comédie en acte, qui ne dénotait encore qu'une certaine facilité à faire
Ms faibles. [Fa donné ensuite tantôt d’agréables bluettes itie Téte à tête, tantôt des pièces d'une observation plus fonde, eéomme la Chasse sauvage?. Il s’agit ici de la chasse éhonnceurs, à la renommée, à la fortune, chasse sans trêve mérci, où l'on s’use à la poursuite d'un biën imaginaire dont i'a pas le temps de jouir, « où le chasseur et la bête aux bois Sont une seule et même personne ». La comédie de Fulda dédaigne pas les vieux expédients pour dénouer une intrigue, étre égarée, une révélation tardive; mais elle est honnête, ine de bon sens, de bon goût et de bonne humeur. Un de plus Srands succès a été le Tüulisman, une sorte de fable orien- * ingéhieusement développée et agréablement versifiée, jique d’un Style parfois banal. Il n’a pas été moins heureux quelques sujets simplement mondains, comme les Anis jeunesse et la Sœur jumelle. Avec son esprit souple, sa culture
érale et ses brillantes qualités de forme, Fulda était n€ tra- “eur ; ses-excellentés traductions ont ARE au théâtre de lière uné nouvelle popularité en Allemagne #.
e drame sérieux, en vers et en prose, fut moins sujet à l'iu-
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De Bibliothekar, 1878.
Die Aufrichtigen, 1883; Unter vier Augen, 1886; Die wilde Jagd, 1888.
Der Tatisman, 1892; Jugenu/reunde, 1897; die Zwillingsschwester, 1903. Fulda a traduit aussi les omanesques et Cyrano de Bergerac d'Edmond
dernières aventures du poème. C’est surtout par ses d
de Monsieur Fabricius est entrée dans le répertoire cout
JL fluence francaise que la comédie, sans pourtant ; y échapper.
plètement. Là, du moins, il y avait, à défaut d'une trac ÿ véritable, auctques antécédents très rapprochés, auxquels on vait se rattacher. Les deux poètes qui eurent le plus de sur la scène tragique après 1870, Adolphe Wilbrandt et E Ernesl Wildenbruch, marchèrent le Fe souvent dansles voies ouver par Gut:kow, Hebbel, Otto Ludwig, tout en cherchant à s adap plus étroitement aux convenances at théâtre. ee
Adolphe Wilbrandt, né en 1837, était le fils d'un professe
l'université de Rostock, qui avait souffert pour ses opinions lil rales. Il débuta dans le journalisme politique, passa quel qi années en voyage, et vécut ensuite successivement à Munich e Vienne; il fut pendant sept ans (1881-1888) directeur du thé de la Hofburg. C'était un génie souple et fertile, qui s’exercal à tour avec un égal bonheur dans la poésie lyrique, dans la 1 velle, dans le drame et dans la comédie. Sa langue poétiqu abondante et large, et déborde la forme étroite du died, p répandre en odes, en symphonies. Son défaut, au théâtre, ne pas savoir noter ses sujets; il donne one à un les proportions d'une épopée. De ses trois pièces romait première, Gracchus (1872), est celle qui répond le mieux à d'un ouvrage dramatique ; le caractère principal est délicat nuancé, et les scènes populaires, en prose, ont du mouve Arria et Messaline (1874) est une peinture, très chaude p moments, de la corruption romaine. Néron (1876) est une ] à la manière de Shakespeare, mais beaucoup moins conce toute la vie du héros passe sous nos yeux; c’est une séri as dante d’horreurs et de folies. Racine n'avait pas eu besoin si grand appareil pour montrer comment peu à peu « le m « se déclare ». Après l’histoire romaine, Wilbrandt aborda quité germanique; sa Kriemhild (1877) est une tentative int sante, sinon toujours heureuse, pour renouveler la lègende due et l’approprier à la scène moderne. Il en suppl tout le côté merveilleux, sans s’apercevoir qu'il détruisait ait lien de certains événements, qui ne s'expliquent plus p causes naturelles. De plus, il se crut obligé d’être complet mener le spectateur jusqu'aux massacres qui remplissent
bourgeois que Wilbrandt a conquis la faveur du publie. La 4
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= porte sur üne idée qui a été souvent exploitée sur les ènes françaises; une jeune fille est victime d'une condamnaon prononcée contre son père: Dans Jean Erdmann, c'est la ute d'une mère qui retombe sur sa fille. Le drame en prose “la comédie prennent facilement, chez Wilbrandt, l'allure mple et uniforme de la nouvelle; les points culminants de Pacon ne ressortent pas toujours avec une netteté suffisante. Ce ‘faut est moins sensible dans de petites pièces comme /nac- SSille ou Amour de jeunesse, qui valent surtout par la grâce de »xécution, et qui peuvent se comparer à certains proverbes de usset!.
L'ouvrage le plus caractéristique de Wilbrandt, pour ne pas re son chef-d'œuvre, c'est le drame symbolique intitulé le ditre de Palmyre, qui, par ses visées philosophiques, sinon par sûreté de l’exécution, rappelle le Faust de Gæthe. L'action se iSse au temps des empereurs Dioclétien et Julien. Il s’agit d'un tiste qui, dans un désir de perfectionnement indéfini, se rapant « que l’art est long et la vie courte », demande aux dieux mmortalité sur la terre. Il obtient de perpétuer son existence âge en âge; même la femme qu'il a aimée dans sa jeunesse best rendue à chaque génération sous une forme nouvelle; ais en même temps il voit le monde changer autour de lui, le religion succéder à l’autre, les monuments qu'il a créés mber en ruines. A la fin, il comprend que le monde ne sub-- Ste qu’à la condition de se régénérer sans cesse, et il demande “mort. Le drame a des beautés de détail, mais l’ensemble intéresse que si l’on veut bien se rappeler à chaque scène que personnage qui parle n’est que la représentation symbolique uve idée. Wilbrandt est, en somme, un génie lyrique, qui a ujours eu de la peine à s'acclimater au théâtre ?.
En 1881, la troupe de Meiningen monta une tragédie d'un gen- [homme de la Marche qui, depuis dix ans, frappait vainement à utes les portes : c'étaient les Carolingiens d’Ernest de Wilden- ‘Uch, qui passèrent quelques mois après au Grand-Théâtre de
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LDie Tochter des Herrn Fabricius, 1879 ; Johannes Erdmann, 1881 ; Unerreichbar, 10; Jugendiiebe, 1872.
2, Der Meister von Palmyra, 1889. — Wilbrandt est mort à Rostock en 191]. à romans qu'il écrivit dans là dernière partie de sa carrière dégénèrent trop uvent en dissertations philosophiques; ses héros déclament beanconn contre ‘hopenhauer et Nietzsche (Hermann Ifinger, 1892; die Osterinsel, 1895).
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Berlin. Le succès fut complet, el autres pièces, ‘qui à Us Love à CHTGRS cn l’auteur, Foret : Le Ménonite et les.
18821.11 ut que le régénérateur de la me allemand enfin venu. « Nous nous attendions, » disait un critique non: sut pect, celui qu’on appelait le Sanguinaire, « Nous nous attendion «à un de ces drames exsangues faits pour le libraire, où | « phrase scandée sur le mètre iambique tient lieu d'action, | «dout tout le-mouvement consiste dans le bruit des armure « de tôle. Nous avons trouvé un poème réellement fait pour le « planches, une langue nerveuse et concise, et une. intrigu: « bien suivie, qui à d’abord saisile public: » Wilden es a,'er effet, certaines qualités du poète dramatique : il'a le style: qu convient à la scène; il sait mener un dialogue; il prévoit ju qu'aux attitudes de Ses personnages; il s abetiént de dévelo pe ments lyriques ou oratoires. Mais il a une facon particulière dé comprendre le théâtre, qui se manifeste déjà dans le choix dé ses Sujets. C’est presque toujours à un événement, c’est: à-dire à une chose abstraite, plutôt qu’à un héros déterminé, en chait sie en os; qu 1l prétend nous intéresser. Ses pièces sont un
tisme. bios die est ordinairement Été iles a nté se divise et ne se soutient pas. Dans les Carolingiens, c'e conservation de l'Empire de Charlemagne qui est en jeu. le Pieux à partagé ses États entre ses trois fils, ne
et qui RUE en réalité pour lui-même. Bern voudrait taurer à son PRO la rs de maire du nn ou même,
qui amène la réconciliation des princes, termine la pièce. Harold, le héros de la seconde tragédie de Wildenbruch, le comte saxon vaincu par Güillaume le Conquérant: mais i