‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 465 sur 534 · Die Karolinger; Harold; Der Menonit; Väter und Shine · texte numérisé non relu

Die Karolinger; Harold; Der Menonit; Väter und Shine

heu par la ruse et la diplomatie, autant que par les armes. 3 deux adversaires, l'un se diminue, aux yeux des spectateurs, w,sa faiblesse, l'autre par sa délosants Le dernier acte resmble à à une fin de ballade ; la mère de Harold vient réclamer le ps de son fils, et Pine regrette un instant sa victoire, apprenant. que sa fille aimait le comte. Le Ménonite et les res et les Fils sont. deux pièces patriotiques, dont l’action se isse au temps des guerres contre Napoléon. La première se süngue entre tous les ouvrages de Wildenbruch par une cerine unité, et nous fait assister à un vrai conflit de passions; ais la donnée en elle-même a quelque chose d’étrange et d’inaisemblable. Un Ménomite est partagé entre les croyances de secte, qui lui défend de porter les armes, et le devoir de fféendre sa patrie. Il renonce. à. venger sa fiancée, qui a été ltragée par un officier français; enfin il cède à dl apadl du comandant Schill, mais il est livré à l'ennemi par sa communauté | comme rebelle. Dans les Pères et les Fils, il y a deux édies réunies, qui tiennent chacune deux actes; la première : passe en 1806, sous les murs de Custrin, qui capitule devant faible corps de troupes françaises; la seconde,en 1813, au üment de la bataille de Grossbeeren, qui relève les armes Qssipnnes. Dans la première, une partie de la population fait e commune avec l'ennemi; dans la seconde, tous sont unis our la défense nationale : le contraste montrait la leçon à tirer à la pièce.

Parmi les autres ouvrages de Wildenbruch, la tragédie de ristophe Marlowe! mérite une mention spéciale, moins pour effet de l’ensemble que pour les beautés de détail. Marlowe, ui se considérait comme le plus grand poète de l'Angleterre, incline, non sans une lutte intérieure, devant la gloire naissante MPhakespeare. Une telle donnée pouvait bien fournir quelues scènes pathétiques, mais non des péripéties bien variées. eNouveau Commandement ? n’a qu'un intérêt historique et théogique; c'est la tragédie du célibat des prêtres; elle nous transürte en plein moyen âge, au temps où Grégoire VIT posait les mdements de l’omnipotence papale. Un prêtre marié a recueilli ans sa maison l’impératrice fugitive, femme de Henri IV, pour- 5 “stonph Marlow, 1884,:

% Das neue Gebot, 1856;

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LE RÉALISME ET LE NATURALISME, suivie par la noblesse saxonne, lorsqu'un messager du pa vient lui ordonner de prononcer l’anathème contre l’empere Bientôt on lui enjoint même de se séparer de sa femme et ses enfants; alors il dépose sa fonction et s'enfuit. À cette dou action se mêlent encore les démêélés de Henri IV avec ses y saux. Le Prince de Vérone est un ressouvenir de Roméo Juliette; les Montecchi et les Capulet sont remplacés par. Guelfes et les Gibelins; mais les scènes d'amour sont couver par le bruit des armes. | | VERSER

En 1888, Wildenbruch commença une série d'histoires, où se proposait d'illustrer la maison de Hohenzollern, comi Shakespeare avait illustré les dynasties royales d’Angleter mais la matière était évidemment moins riche. Lui-mêi déclarait d’ailleurs que ces sortes d'ouvrages « n'étaient F «faits pour la littérature, mais pour le peuple » : une distinceti que Schiller n’aurait pas admise. Dans les dernières années sa carrière, il a élargi son horizon, én donnant son gra drame historique sur l’empereur Henri IV2. Ce drame, ét

en prose, contient deux parties, deux soirées, de quatre act

chacune, avec un prologue. La première finit à la prise de Rom que l’auteur identifie, contrairement à l'histoire, avec la mc du pape Grégoire VII: la seconde se termine par -la dépositit solennelle du corps de l'empereur dans la Cathédrale de Spi etpar la levée de l'excommunication qui pesait sur lui. | matière est immense; elle n’embrasse pas moins d'un den siècle; elle est assez uniforme, malgré son étendue, et malg les épisodes qui s’y trouvent très ingénieusement mêlés. Le vr sujet, c’est la querelle des investitures et le triomphe final ( l'Empire sur la papauté. Il senxble que cé sujet aurait ga 1é être resserré et groupé autour de quelques grandes situations. I somme, Wildenbruch, malgré le grand nombre d'ouvrages qu à rapidement publiés, n’a pas réussi à mûrir complètement 8 talent. Un fonds de rhétorique creuse lui est toujours resté, ses meilleurs drames se recommandent plutôt par des effets « détail que par la beauté de l’ensemble 3. k

1. Der Fürst von Verona, 1887. Fra 2. Heinrich und Heinrichs Geschlecht, 1896. js 3. Wildenbruch est né en 1845, à Beyrouth, où son père était consul de P 11 passa sa jeunesse à Athènes et à Constantinople, et termina son inst aux universités de Halle et de Berlin. Il fit comme officier les: campagnes

. jne impression générale semble avoir dominé la jeunesse emande dans les années qui suivirent la guerre; elle se dégage tous les écrits de ce temps. On s'étonne de ce que le mouent politique ne profite pas à la littérature, et l’'étonnement Change bientôt en découragement. On demande du nouveau,

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