Moderne Dichter-Charaktere, Leipzig
TR « Ich bin der Falter, der zum Kelche strébt, « 1ch bin das Stäubchen, das im Lichte webt.
« Ich lebe und bin tot viel tausend Jahr,; À « Ich weiss, dass ich einst war und doch nicht war. « So dämmer' ich schrankenlos in Zeit und Raum, « Wie sich ein welkes Blatt loslôst vom Baum. »
en
| Momme, le lyrisme nouveau, à part quelques libertés de lange fäites pour agacer le philistin, n'avait rien de révolulionlife, ni même de bien original. L'école eut bientôt sa revue altite, Die Gesellschaft, fondée à Munich en 1885 par Michel-George frad, auquel s'associa Karl Bleibtreu, auteur de drames et romans, l'un des plus agités dans le groupe, plein de conisLes, et trouvant moyen d'imiter à la fois Zola et Victor Hugo. a règle donnée par Henri Hart, de se rattacher au jeune ethe, devait, par la force des choses, se trouvêr insuffisante On UVait bien passer par-dessus les transformations que la lilté- Lure allemande avait subies depuis un siècle, abdiquer toute (éténtion à la beauté classique, répudier à la fois l'idéalisme inscendental des romantiques et les utopies sociales de la Jeune lémagne ; ce qui était plus difficile, c'était de sè soustraire aux luences du temps où l'on vivait. Autrefois, les littératures ; igissaign t les unes sur les autres qu'à de longs intervalles; (fallait des atermoiements et des préparatifs. Aujourd'hui, révolutions intellectuelles tendent à devenir générales; elles nbrassent presque simultanément tous les États de la commu- [uté européenne. Les novateurs allemands pensèrent que leur lémière tâche, qu’elle fût ou non au-dessus d? leurs forces,
Ménbruct et Arno Holz, l'esthéticien du naturalisme allemand.
Arno Holz (né en 1863), avant d'écrire son ouvrage théorique sur l’art (Die unst, ihr Wesen und ihre Gesetze, ? parties, Berlin, 1891-1892), avait fait diverses tatives, dans la poésie lyrique, dans la nouvelle, dans le drame. Il avait (bord marché sur les traces de Gcibel. Puis il avait donné ses Chants d'un idérne (Das Buch der Zeit, Lieder eines Modernen, 1886), qui, sans le faire conftre du grand public, le firent apprécier dans un cercle restreint. 11 publia, trois Saprès, en collaboration avec Jean Schlaf, trois nouvelles, dont la première, pa Hamlet, donnait son nom à tout le recueil. Ce recueil était attribué, dans e ïréface, à un jeune Norvégien, un fils de banquier, contrarié dans ses visées | (Holmsen), à qui un certain docteur Bruno Franziüs voulait bien servir |nterprète auprès du public allemand. La mystification contribua au succès de VA luvrage, qui se composait d'une suite de peintures réalistes dans le goût de y laupassant. Papa Hamlet est un pauvre comédien, qui végète dans l'impuissance
: son génie méconnu. La Famille Selicke, drame en trois actes des! mêmes teurs, eut un succès modéré à Berlin (1890). — Arno Holz a encore donné seul le F \ame Die Sozialaristokraten (1896), et deux recueils de poésies, sous le titre de hantasus (1898-1899), poésies blasées avèc des effets de rythme; il a fait en col- 6 boration avec Oscar Jerschke deux tragi-comédiés, Traumulus (1904) et Bürcl AM). — Jean Schlaf, né en 1862, a publié, à paït Sa collaboration avec Arno
ol, des drames et des nouvelles, et surtout des « proses poétiques » (4x ingsda, 189; Frühling, 1893), où se révèle sa vraie originalité, une âme tendre,
18 imagination rêveuse, une sensibilité maladive, un grand amour de-l& nature.
n drame de Meister Œlze, qui fut une des hardiesses du naturaliste allemand,
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a eu qu'une représentation et n’a jamais pu être repris.
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- était né en 1824 : il appartenait à la classe aristocratiqu
‘dans ses drames et dans ses nouvelles. Son trait distinctif
1028 LE RÉALISME ET LE NATURALISME. à
/ devait être de renouveler le fonds littéraire, non par l'ét passé, mais par l'observation présente: et pourquoi, da tâche, ne se ferait-on pas aider par l'étranger? « C’est un « verbe, » dit un historien allemand, « qu’on voit plus clair da « la maison d'autrui que dans la sienne propre, et c'est peut-êl « une loi du mouvement intellectuel que ce qui est vivant à; « Sur ce qui est vivant. En tout cas, les étrangers se présentaient « nous avec des développements complets et puissants, là où no « D’avions que des commencements ou des grandeurs isolées, On chercha done moins à être allemand qu'à être moderne; modernité lat le mot du jour ?; et pourquoi le Paris de la troisièr République n'aurait il pas. été aussi moderne, plus moderr nême, que le Berlin du vieux Guillaume? Bref, la littératu allemande céda encore une fois à sa tendance innée au cosmop.
litisme. Le Sturm-und-Drany de. 1770 avait été national avant {ou celui de 4882 fut international, ce qui est peut-être une auti manière de dire que l’on continua d'imiter, 1