‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 468 sur 534 · LILIENCRON ET DEHMEL · texte numérisé non relu

LILIENCRON ET DEHMEL

% ; PS 16 < ë Quelques années plus tard, un écrivain originaire de K Detlev de: Liliencron, s’'annoncait dans le monde littérañ

il avait du sang populaire dans les veines; sa mère éla d'un général américain; sa grand'mère était une paysanne: Lu même était grand chasseur, et il commenca par être so, dat. fi comme officier prussien les campagnes de 1866 et de 1870: pui il alla chercher fortune en Amérique, et, revenu dans sa pat il exerçca d’abord diverses fonctions administratives; e prit Sa retraite pour ne s'occuper que de ses travaux 1 IF est mort, aux environs de Hambourg, en 1909, S'il faut croire, il n’aurait commencé à écrire qu'à trente-cinq an: fait est que ses premières publications le montrent déjà. pleine possession de son talent. ds

.Liliéencron est surtout un lyrique; le lyrisme domine

une fine.sensibilité, Il a, de plus, le scrupule de l'artiste, Il e bone) re

+ ni | Br. Dur | SAYS 1 B, Litzmann, ouvrage cité. se dat Le 2 Où disait, avec un barbarisme, die Moderne, par opposition à die 4

Fdohnerait pas un vers faible, et il résumerait volontiers, comme : iévdore de Banville, le chapitre des licences poétiques dans ces ts : « Il n’y en à point. » Ses poésies sont des confessions, nl point à là manière de Gæœthe, générales et telles que chacun äisse s'y reconnaitre et se les approprier pour une part, mais | plus haut point personnelles. Liliencron s’étudie comme il 4 fdierait un étranger; il pose son moi en face de lui, etil eu (a un non-moi, sur lequel il applique son microscope. Parfois il borne à noter, en style télégraphique, les moments successifs an fait, laissant au lecteur le soin de reconstituer l'ensemble. |'genre de lyrisme offre un certain intérêt psychologique. Au lint dé vue de Part, il a des inconvénients. D'abord il est trop “ürri dé l'air des villes; il n'a pas la franche saveur de la * dde nature. Et puis, les anciens genres qui paraissent aujourlui démodés, le lied, la ballade, avaient une originalité qui leur dit propre, ét à laquelle s’ajoutait facilement l'originalité de CFivain ; ils ne ressemblaient à rien de ce qui se produisait NS les autres littératures, tandis que le lyrisme actuel de \emagne fait souvent: penser à l’impressionnisme français, ce # il ést inquiétant.

Liliencron à échoué dans le drame. Son dernier ouvrage importnt est un poème humoristique intitulé Poggfred (ou la Paix des ‘énouilles), én octaves et en tercets, et en dou:e chants, ixquels douze autres s’ajoutèrent plus tard; '« un poème ayéc où sans héros, qu'on peut lire à volonté d'avant en arrière où d'arrière en avant, où prendre par le milieu » !, C’est une ite dé réflexions, de fantaisies et de souvenirs, la confession * | homme heureux, qui jouit de sa renommée, qui promène brégard satisfait autour de lui, qui pense avec plaisir à ses. is, qui pardonne même à ses ennemis, non toutefois sans leur : r dit d’abord des injures. Chaque chant a pour épigraphe jues vers de Dehmel ?.

« Dies ist ein Epos mit und ohne Held, « Ihr künnts von vorné lesen und von hinten, « Auch aus der Mitte, wenn es euch gefällt.

PER EMEA

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