POËMES RELIGIEUX
La arte de Barlaam el Jos ie parfois dns uns élégant, pèche surtout par la probxité. L'histoire du Bon Gér a le même défaut, mais le sujet contient des parties touchante : L'empereur Otton le Grand, ayant régné longtemps avec justic demande à Dieu sa récompense dans. une prière. Une. vo l'avertit de se rendre à Cologne, pour apprendre du bon Géra comment on gagne le ciel. Gérard raconte, en effet, à l’empere sa vie, qui n'a été qu'un long sacrifice. il croit pourtant n’avt fait que son devoir, et il n'attend son salut que de la miséricoi divine. Otton rentre en lui-même, et fait pénitence t.
Ces deux récits sont les meilleurs ouvrages de Rodolphe d'En Malgré la déclaration qu'il avait faite dans les premiers vers | Barlaam et Josuphat, il revint plus tard aux sujets chevaleresqu Il écrivit encore un poème sur Guillaume d'Orléans, mais il put terminer ni son Alexandre, ni sa Chronique du Monde ; cel ci s'arrête au roi Salomon?. Le Guilluume et l'Alexandre ne co tiennent de réellement intéressant que deux passages où le pot parle de ses prédécesseurs, et où la critique moderne a trou quelques renseignements précieux. Rodolphe d'Ems sentait q la poésie chevaleresque était sur son déclin. « Jamais, » dit-il, @ n’a tant chanté, jamais on n'a tant cousu de rimes. Aucu « époque n’a été plus féconde; mais Fe que soit le Corbie Û « artistes, l’art véritable est abaudomi ds
Rodolphe appartenait à une famille ne originaire | pays des Grisons, et qui transporta, vers le milieu du xt sièc son siège principal à Hohenems, dans le Vorarlberg autrichit Il mourut vers 4250, en Italie, où il avait sans doute accompag, l'empereur Conrad IV. Il avait des connaissances littéraires À étendues, et peut-être a-t-il contribué à la fondation de la bibl thèque de Hohenems, où l’on a retrouvé un grand nombre dé, ciennes poésies et en particulier deux manuscrits du poème: ll Nibelungen : ce serait son plus beau titre de gloire. 4
On peut citer encore, parmi les légendes rimées qui eurent. plus de succès, une Vie de la Vivrge d'un moine chartre appartenant à la seconde moitié du xin° siècle, nommé fr
1. Édition de Haupt, Leipzig, 1840. Traduction EF Simrock, Francfort, ï 9e édit., Stuttgart, 1864. — Les deux ouvrages furent probablement on entre | années 1220 et 1230.
2. Lachmann lui attribuait encore une Guerre de Troie, sur un passage mali in prété de la Chronique. Voir Bæchtold, Geschichte der .deutschen Litteratur u | Schweiz, Frauenfeld, 1892; p. 96-115. …: h
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46 “ dont l'étendue même dénote déjà un manque d'art : ffet, Le récit du frère Philippe embrasse presque toute l’hisévangélique. Un autre poème religieux du milieu du siècle, Saint George de Reinbot de Turn, qui a des passages pittores-
es et d'un style hardi, se complaît trop dans les détails >poussants des scènes de martyre. Reinbot trouva des imita-
urs, qui poussèrent encore plus loin que lui la recherche de rible. Il faut borner ici cette étude, qui ne serait plus qu’une
e énumération. La période suivante nous montrera la poésie : endaire perdant de plus en plus son caractère primitif, et ajou-
aux autres défauts de la littérature chevaleresque ceux qui
étaient propres, l'invraisemblance des sujets et l'abus du
rveilleux.