‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 56 sur 534 · Ich grueze mit gesange die suezen · texte numérisé non relu

Ich grueze mit gesange die suezen

die ich vermiden niht wil noch enmag:.

« das ich si von munde rehte mohte gruezen,

ach laides, des ist vil manig tag.

« swer nu disiu liet singe vor ir,

der ich sô gar unsenfteclich enbir,

es si wip oder man, der habe si gegruezet von mir... » : (Éd. de Fr. Pfeiffer, Die Weingartner Liederhandschrift.)

fest-à-dire des chanteurs lyriques, et il compare sa langue Wcelle d'Orphéet, Reimar était, selon toute apparence, origildire de l'Alsace; il vécut longtemps à la cour d'Autriche, et il wcompagna le duc Léopold à la croisade. Une de ses meileures poésies est celle qu'il a consacrée à la mort de son proecteur ; il la mit dans la bouche d’une dame, qui semble ainsi @ faire l'interprète de toute la société courtoise pour louer la ærâce chevaleresque du noble seigneur. Reimar fit pour le chant yrique ce que Veldeke fit, à la même époque, pour les longs joèmes; et sa réforme, comme celle de Veldeke, porta surtout ur la forme. Il à une langue harmonieuse, un peu fluide; c’est raiment, pour reprendre le mot de Gotfrit de Strasbourg, une nodulation de rossignol. Son plus illustre disciple fut Walther lé la Vogelweide ; il paraît même n'avoir pas vu sans jalousie son eune rival s'élever à côté de lui. Walther dit, dans une strophe il déplore sa mort : « Vraiment, Reimar, je pleure ta perte, “beaucoup plus que tu ne pleurerais la mienne, si j'étais mort “ét toi vivant. Je le dirai franchement : ce n’est pas toi que je “regrette, mais ton art, qui désormais ne nous charmera plus. »

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