‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 63 sur 534 · NE · texte numérisé non relu

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1. Quem quæritis in hoc sepulcro? etc. Tout le dialogue était en latin.

2. Le manuscrit de Fleury-sur-Loire, conservé à la Bibliothèque d'Orléan introduit même ici un changement de costume. Le Christ apparaît d'abord s la forme d’un jardinier, ensuite comme le Roi du ciel, tenant une bannière croi à la main,

tes de la liturgie, qui les avait reçues des Évangiles. Toute la :

“ène de la résurrection repose sur un chapitre de l'Évangile lon saint Marc. Le plus ancien recueil de ces tirades dialoguéesg ü éropes paraît remonter au commencement du x° siècle, et a té fait au monastère de Saint-Gall, peut-être par ce moine Otilon dont les Chroniques retracent la puissante activité. Tout imples qu'ils étaient, les tropes contenaient les deux éléments onstitutifs du drame, le dialogue et le décor.-Le dialogue était n quelque sorte stéréotypé, mais l'imagination s’exerçait libreent sur le décor, et ne se faisait pas faute de l’embellir. I n’y vait pas ce que nous appelons des changements de scène; les eux où se passait l’action étaient présentés au spectateur, non as successivement, mais simultanément, et son attention était ppelée tour à tour sur les différents compartiments de ce théâtre aultiple. Quant aux sujets, l’année les amenait dans son cercle; étaient, outre la Nativité et la Passion, l’Adoration des Mages, vec leur étoile attachée au bout d'un fil, le massacre des saints nnocents, avec les gémissements des mères et avec les fureurs MHérode, dont Hamlet se souvient encore dans ses recommandaions aux comédiens ; c'étaient enfin, mais seulement plus tard, lés épisodes de la vie des saints, à propos de l'office du jour.

juand la représentation se prolongeait, on la remettait à la fin

lu service : ce fut un premier pas vers une séparation complète. Le drame prenait ordinairement pour point de départ le chant; fais un exemple curieux montre qu’il pouvait également se ratacher au sermon. On a conservé un sermon qui se disait le jour (Noël, et qu'on attribuait faussement à saint Augustin; C'était ine véhémente apostrophe aux Juifs, qui restaient sourds à tous es appels de leurs anciens prophètes : « D'après votre Loi, » leur lisait-on, « deux témoins suffisent pour certifier la vérité; mais “Combien de témoignages se sont produits en faveur de Jésus- WOhrist! » Le prédicateur évoquait tour à tour Isaïe, Jérémie, Janiel, Moïse, David, citant les passages caractéristiques de chacun.

Vleur suite se rangeaient le vieux Siméon, Zacharie et Élisabeth,

aint Jean-Baptiste, et les païens qui, à leur insu, et peut-être nalgré eux, avaient prédit l’'avénement du Christ. On citait Le vers léVirgile : Jam nova progenies cœælo demiüttitur alto (Voici un rejeton louveau qui descend du haut des cieux). On demandait à Nabucholoônosor ce qu'il avait vu dans la fournaise où il avait fait jeter (Pois hommes justes, et il répondait : « Ne les ai-je pas fait

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