‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 7 sur 534 · PRÉFACE. : + VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. : + VII

L'étude de la littérature allemande est donc, à elle seule, ne étude de littérature comparée. Multiple dans ses rapports et dans ses origines, cette littérature l'est également dans ses attaches locales. Elle n’a jamais eu un centre permanent. Au moyen âge, elle séjourne dans les manoirs féodaux et dans les cités municipales qui s'échelonnent sur @ Danube et le Rhin. Au xvrre siècle, elle se réfugie en Silésie, le seul coin de l’Allemagne que la guerre de Trente \ns eût laissé intact. Puis elle passe à beipzig avec jottsched, à Weimar avec Gœthe, Herder et Schiller, à erlin avec les romantiques. Depuis le commencement du a ce siècle, la diffusion littéraire est plus étendue; l'esprit. 0Cal s'affirme avec plus d'énergie; des écoles, grandes üù petites, se fondent partout, sur la Sprée et sur le Rhin, n Souabe, en Franconie, enfin en Autriche, cette terre de igue allemande à laquelle les historiens prussiens n'ont às toujours accordé l'attention qu'elle mérite.

Toutes les périodes de la littérature allemande ont été obj t de travaux importants, qui viennent en aide à une tude d'ensemble. Je me plais à reconnaître, en particulier, que je dois à Gœdeke pour les renseignements histoques et bibliographiques, à Hettner pour la grande époque xvine siècle. En France même, depuis quelques années. Monographies intéressantes, ordinairement des thèses

octorat, se publient sur des écrivains anciens ou récents; seront citées en leur lieu.

aénts plus complets les trouvera chez 8chen Dichtung aus den Quellen, 2 édition refondue, 9- vol. 2910 (une 3e édition est en cours de publication) dire, où presque rien n'est oublié. — L'ouvrage de sa grande histoire littéraire du xvine siècle : Litteraturgeschichte

T1. Jahrhunderts; Dritter Teil : Geschichte der deutschen Litteratur im IL. Jahrhundert, 4° éd., 4 vol., Brunswick, 1893-1891

parus, Dresde, ; CO « précis » est un vaste de Hermann Hettner fait

VII! ie ' PRÉAGE. . D 0 ‘ n’ai guère fait usage de certaines calégories dans lesquellé on à essayé d' enfermer l’histoire littéraire. Ces calégorie séduisent au premier abord par un air de rigueur scienti fique; leur faiblesse se montre dans l'application. Ce son des compartiments commodes pour ranger les production d'ordre inférieur. Toutes les fois qu'on a voulu y fair entrer des œuvres de haute originalité, ils se sont trouvé trop étroits. Quand on a découvert que la faculté maitres! de Shakespeare était l'imagination, a-t-on beaucoup avanc l'explication de Hamlet et d'Othello? D'ailleurs, les ouvrage secondaires se classent d'eux-mêmes, sans le secours de formules ; comme ils sont le produit d’une imitation plus 0 moins consciente, ils dépendent toujours de quelque chos qui leur est supérieur et qui en donne la mesure. Mais Le grandes œuvres échappent aux formules; c'est même Lois qu'elles sont grandes.

Les catégories littéraires ont encore un autre inconvi nient : elles ressemblent parfois à des cercles vicieux. Pot juger un écrivain, il faut, dit-on, le placer dans son milie Mais par qui connaîtra-{-on le milieu plus sûrement que p! les écrivains? Est-ce le xvu° siècle qui nous fera comprend Corneille et Bossuet, ou Corneille et Bossuet qui nous aid ront à comprendre le xvrr siècle? L'ancienne critique ét exclusive en ce qu’elle rapprochait d'un même type idé tous les ouvrages du présent et du passé; la critiql . moderne tomberait dans une étroitesse d'un autre genre, elle ne les considérait que dans leur rapport avec le mili où ils se sont produits. Quand on aura mis à part, da l'œuvre de Gœthe, ce qui appartient au xvin® Siècle, et! xvixre siècle allemand, il faudra voir encore ce quil a appoi dans le monde de beauté littéraire, c'est-à-dire ce qui « indépendant du temps et du lieu où il à écrit. AR

La meilleure méthode, celle qui risque le moins de al

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