À. — « LE NOUVEAU TITUREL ». — « LOHENGRIN
Les derniers poèmes chevaleresques qui avaient paru avant le and'interrègne étaient déjà des œuvres d'imitation, Les imitaus de ce temps-là ne se distinguent de ceux de l’âge suivant tepar le choix desmodèles. Aussi longtemps que la courtoisie gna, on S’attacha surtout à reproduire l'élégante simplicité Hartman d’Aue, ou la grâce passionnée de Gotfrit de Strasra, on préféra la rudesse mystique de Wolfram
+ Bosserr. — Ilist. de la littér. allemande. À 5
les fragments laissés par Wolfram dans un immense poème, q
dans un sujet nouveau, il ne rencontrait d'ordinaire que les co
120 LA LITTÉRATURE BOURGEOISE DU MOYEN AGE. à
d'Eschenbach..Un écrivain de la fin du xnr® siècle, nomi Albrecht ou Albert!,se chargea de terminer le Titurel ; il encat
porta au delà de 45 000 vers. Les disciples de Wolfram d'Escher bach imitaient aussi le maître par la longueur démesurée de leu: ouvrages. Le Nouveau Titurel, malgré son style obscur, eut U grand succès; il fut imprimé dès l’année 14477. Un autre poèt resté inconnu, traita le sujet de Lohengrin, qui est indiqué da quelques strophes du Parzival. Lohengrin, fils de Parzival,“e envoyé par le roi Arthur au secours de la princesse Elsa de Br bant. Il aborde sur la côte d'Anvers, dans une nacelle condui par un cygne. Ayant délivré Elsa, il l'épouse; mais il lui interc de l’interroger sur son origine. Elsa promet de respecter un my tère auquel elle doit son salut; mais elle oublie bientôt sa pr messe. À peine a-t-elle adressé au chevalier la question fatal qu’il reprend la mer et s'éloigne ?. Ce récit est mis dans la bout] même de Wolfram d’Eschenbach. L'auteur suppose, en effet, q Wolfram veut prouver sa supériorité sur le magicien Klingsor“ racontant une aventure qui n’est connue que de lui. Le poëèr est ainsi présenté comme une continuation de la Lutte des cha teurs à la Wartbourg. . |
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