LA FABLE ET LE POÈME ALLÉGORIQUE. Z
On trouve dans les écrits du Teichneretdans ceux de Stchenih aussi bien que dans le poëmé de Hugo de Trimberg, un ass grand nombre de fables. La plupart, malhéüreüsement, Sont gâté par des longueurs. Ces poètes veulent tout dire; ils ne craigné même pas de se répéter. IIS né savent jamais sacrifier le,déts insignifiant au trait essentiel. C’est là aussi le défaut du fab liste allemand lé plus célèbre du moyen âge, du moine précher
1. Éditions. — Primisser, Peter Suchenwirts Werke, Nienne, 1827. — Sur Henri Teichner, voir surtout Karajan, Ueber Heinrich den Teichner, Vienne, 48 Divers morceaux de lui se trouvent épars dans le Ziedersaal du baron de Las berg (4 vol., Saint-Gall, 1846) et dans le ZLrederbuch de Clara Hætzler: un Ch dans Lehrhafte Lüteratur des XIV. und XV. Jahrhunderts, par F. Velter (colle tion Kürschner).
Henri Wittenweiler. — Les poètes de la bourgeoisie ne dirigeaient pas douée leurs traits contre la noblesse, ils se moquaient aussi de l'ignorance et de la triv lité du paysan. On a découvert dans les temps modernes un poème du xv° Siè qui a pour titre l’Anneau, et dont l’auteur, Henri Wittenweiler, paraît originaire la Bavière. C’est la peinture comique d’une noce de village, qui se termine f une bataille, où le poète fait intervenir tout le personnel de l’ancienne é opée. poème ne manque pas de verve et même parfois d'élévation morale. — Édition Bechstein, avec une introduction de A. Keller, Stuttgart, 1851.
Seifrit Helbling. — D'un autre côté, la satire des mœurs chevaleresques ven quelquefois de la noblesse elle-même. Dans un de ces petits poèmes qui. st attribués à Seifrit Helbling, et dont l'auteur était certairiement noble, la cle lérie de la fin du xr° siècle est comparée avec celle que Wolfram d'Eschenba avait chantée. « Nos chevaliers, » dit ce poème, « ne connaissent pas le chemin ( « conduit au sanctuaire du Saint Graal; mais ils ont calculé ce que rapporté F « an un arpent de terre; ils savent aussi quels sont les puissants du jour, ceu « ont accès auprès du souverain et qui distribuent les faveurs. » — Éditions à poèmes de Seifrit Helbling ont été publiés par Karajan (dans la revue de H Zeitschrift für deutsches Altertum, IV) et par J. Secmüller (Halle, 1886). 84) -éditeur a fort diminué la part d'auteur qui revient à Helbling.
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tic Boner, auteur d’une centaine d’apologues, qu’il décora du re de Pierre précieuse. Le recueil de Boner est dédié à un chelier de Ringenberg, membre du grand conseil de Berne, et qui ourut en 1340. Au reste, son dialecte ne laisse aucun doute r son origine suisse. Ses modèles sont les fabulistes anciens les conteurs français. Ce qui lui est particulier et ce qui nne même un certain charme à ses récits, c’est la manière nt il associe la nature à ses intentions didactiques. Tous les res créés sont, pour lui, des symboles que Dieu a mis devant 1s yeux pour nous avertir, à chaque pas, de ses volontés et Ses commandements : « Dieû insondable, » dit-il dans sa préce, « donne-nous de vivre selon tes lois. et de demeurer loin du péché; fais que nous comprenions bien les êtres que tu as créés, et que tu as placés devant nous comme un miroir, afin que nous nous dirigions sur le chemin de l'honneur, et que nous nous élevions au sommet des vertus; car chaque créature, qu’elle soit elle-même bonne ou mauvaise, nous enseigne que c'est toi seul qu k faut aimer !. »
L'allégorie confine à l’apologue : c es PTa comparaison prongée, et souvent développée jusqu'à l'ennui. C'était une forme ‘élérée, de la poésie du moyen âge, et surtout de la poésie dactique. Nous ne parlerons pas de {a Fleur de lu Vertu de Hans ntler, qui eut cependant un grand succès au xv° siècle ?, ni L Livre des Demoiselles, dédié à à l’empereur Charles ÆV, et où anri de Mügeln personnifiait les sciences #, ni des Filets du uble, d'un auteur inconnu #. Mais il faut dire un mot du Livre SËchecs, que Conrad d'Ammenhausen termina en l’année 1337. su d'une famille noble de la Thurgovie, Conrad était curé de la ‘te wille de Stein, près de Schaffhouse. Il avait beaucoup voyagé ins sa jeunesse, et il avait visité surtout la Provence et la France nord. Peut-être connut-il le moine dominicain Jacques de
EUn recueil de fables de Boner a été imprimé à Bamberg, en 1461. — Éditions \dernes de Benecke (Der Edelstein, Berlin, 1816) et de Pfeiffer (Leipzig, 1844), 2 0c poème fut imprimé à Augsbourg, en 1486, sous le titre de Livre de la Vertu &Sbuch der tugent), qu'il a gardé depuis. Le modèle de Vintler fut sans doute ouvrage italien, intitulé Fiori di virti, et attribué à Tomaso Leoni. Das buoch der meide, ou Der meide kranz; le poème n'existe qu'à l'état de dore, à Heidelberg et à Weimar. Des fables et des poésies de Henri de ln ont été publiées par W. Müller (Kabeln und Minnelieder von Heinrich von
io im, Gœttingue, 1847). — À consulter : Schræer, Die Dichtungen Heinrichs von ”
ein, Vienne, 1867.
\Des tufels sege : édition de Barack, Stuttgart, 186
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«comme les autres? Ce qu’il ne prend pas lui- -même, il le fa
: Frauenfeld, 1887.
lessoles, qui fit à Reims une série de prédications sur le jeu échecs, et qui Composa sur le même sujet un poème latin.
fait est que Conrad, ayant rapporté ce poème de ses voyage:
l’imita en vers allemands. Comme son modèlé français, il fit d chaque pièce de l’échiquier le représentant d’une classe del sociélé, et en prit occasion pour décrire les mœurs de so)
. temps. L'ouvrage eut beaucoup de succès, malgré son style lour
et diffus. Le style, c'est le côté faible de tous les poètes didac tiques que nous venons de citer, sans en excepter les meilleurs!