‹ Histoire de la littérature anglaise, Volume 3Chapitre 119 sur 271 · CHAPITRE II. DRYDEN · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. DRYDEN

« mais comme due à mon mérite et à ma beauté '. » Indamora, à qui un vieux courtisan fait une déclaration d'amour, lui dit son fait avec une gloriole de parvenue et une grossièreté de servante ; « Quand je ne « serais pas reine, avez-vous pesé ma beauté, ma « jeunesse qui est dans sa fleur, et votre vieillesse a qui est dans sa décrépitude'? » Nulle d'entre ces héroïnes ne sait se conduire; elles prennent l'impertinence pour la dignité, la sensualité pour la tendresse; elles ont des abandons de courtisane, des jalousies de grisette, des petitesses de bourgeoise et des injures de harengère. Quant aux héros, ce sont les plus déplaisants des Fier- à-Bras. Léonidas» d'abord reconnu pour prince héréditaire, puis tout d'un coup abandonné, se console par cette réflexion modeste : « Il est vrai, je suis seul; mais Dieu l'était aussi avant « de faire le monde, et il était mieux servi par lui- « même que par la nature •. » Parlerai-je du plus grand sonneur de fanfares, Almanzor, peint, dit Dryden lui-même, d'après Artaban, redresseur de torts, pourfendeur de bataillons, destructeur de monar-

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