CHAPITRE II. DRYDEN
Quelle singulière entrée que ces concetti de Gortez qui débarque I « Dans quel climat fortuné sommes-nous jetés, — ■ si longtemps caché, si récemment connu, — comme si notre vieux monde s'était écarté par pudeur, — pour venir ici secrètement accoucher d'un nouvel univers*?» Jugez combien ces plaques de ' couleur font contraste sur le sobre dessin de la dissertation française. Ici les amoureux font assaut de métaphores. Là, un amant, pour vanter les beautés de sa maîtresse , dit que « des cœurs sanglants gisent palpitants dans sa main ^ » A chaque page, des mots crus ou bas viennent salir la régularité du style noble. La pesante logique s'étale carrément dans les discours des princesses : « Deux si, dit Lyndaxara, font à peine une possibilité ^ » Dryden met son bonnet
Shrinks up, and folds its silken arms to rest ; And bending to the blast, ail pale and dead, Hears from within the wind sing round its head : So, shrouded up, your beauty disappears; Unveil, m y love, and lay aside your fears.
The storm that caus'd your fright is past and done.
{Conquest of Granada, part. I.)
1 . On what new happy climale are we thrown, So long kept secret and so lately known ?
As if our oid world modestly withdrew
And hère in private had brought forth a new.
(The Indian Emperor.)