And bloody hearts lye panting in her hand
(Almanxor,) 8. Two ifs scarce make one possibility.
iJLlmanzor.)
Poor women's thoughts are ail extempore.
s dames si logiciennes ont des grossièretés étranges : Lyndaxara son amant qui la supplie de le rendre « heureux »
If I make you so, you shall pay my priée.
de gradué sur la tète de ces pauvres femmes. Ni lui ni ses personnages ne sont des gens bien élevés, maîtres de leur style ; ils n'ont pris aux Français que le gros appareil du barreau et de l'école : ils ont laissé là l'éloquence unie, la diction modérée, Télégance et la finesse. Tout à l'heure la grossièreté licencieuse de la Restauration perçait à travers le masque des beaux ^ sentiments dont elle se couvrait, maintenant la rude imagination anglaise a crevé le moule oratoire où elle tâchait de s'enfermer.
Retournons le tableau. Dryden veut garder le fond du vieux drame anglais, et conserve l'abondance des événements, la variété des intrigues, l'imprévu des accidents et la représentation physique des actions sanglantes ou violentes. Il tue autant que Shakspeare. Par malheur, tous les poètes n'ont pas le droit de tuer. Quand on promène les spectateurs parmi les meurtres et les surprises, on a besoin de cent préparations secrètes. Supposez une sorte de verve et de folie romanesque, le style le plus osé, tout bizarre et poétique, des chansons, des peintures, des rêveries à haute voix, le franc dédain de toute vraisemblance, un mélange de tendresse, de philosophie et de moquerie, toutes les grâces fuyantes des sentiments nuancés, tous les caprices de la fantaisie bondissante : la . vérité des événements ne vous importera guère. Personne, devant Cymbeline ou As you like it^ n'est poli- ^ tique ou historien; on ne prend point au sérieux ces ^ courses d'armées, ces avènements de princes; on assiste à une fantasmagorie. On n'exige pas que les '