CHAPITRE II. DRtDEN
ia fortune qu'après s'être maîtrisé soî-même; celui-ci n'est fait que pour se contredire et se détruire, et pour tourner tour à tour sous Teffort de toutes les passions. Sitôt qu'il croit Cléopatre fidèle, l'honneur, la réputation, l'empire, tout disparaît. « Qu'est-ce que cela, « Ventidius ? Voilà qui contre-pèse tout le reste. — « Eh! nous avons fait plus que vaincre César, à pré- « sent. — Non-seulement ma reine est innocente, mais « elle m'aime. — M'en aller, où? la quitter! quitter « tout ce qu'il y a de parfait! — Donnez, grands Dieux! « donnez à votre petit garçon, à votre César, — ce « monde, un hochet pour jouer avec, — ce colifichet « d'empire. Il est content à bon marché. — Moi, je ne « veux pas moins que Cléopatre* ! » L'abattement viendra après l'excès; ces sortes d'âmes ne sont trempées que contre la crainte; leur courage n'est que celui du
Salutes his gênerai so : but never moro Shall tbat sound reach my ears.
VENTIDIUS
I warrant you.
ANTONT.
Actium, Actium I Oh....
VENTIDIUS
It sits too near you.
ANTONT.
Hère, hère it lies; a lump of lead by day; And in my short^ distracted nigbtly slumbers» The hag that rides my dreams....
VENTIDIUS
That's my royal master.
Aud shall we fîght?
ANTONT.
1 warrant thee, old soldier ; Thou shalt behold me once again in iron, And, at the head of our old troops, that beat The Parthians, cry aloud, « Corne, foUow me. »
VENTIDIUS
And whal's this toj
$oS LIVRE 111. L'AGE CLASSIQUE.
taureau et du lion; îl a besoin, pour demeurer entier du mouvement corporel, du danger visible; c'est le tempérament qui lès soutient ; devant les grandes douleurs morales, ils s'affaissent. Lorsqu'il se croit trahi, il s'abandonne et ne sait plus que mourir. « Que César m arpente seul ce monde; je suis las de mon rôle. — • Matorche est finie, et le monde est devant moi — « comme un noir désert à l'approche de la nuit. — Je « veux me coucher, ne pas vaguer davantage*. » De pareils vers font penser aux lugubres ré?es d Othello, de Macbeth, d'Hamlet lui-même; par-dessus le monceau des tirades ronflantes et des personnages en carton peint, il semble que le poëte soit allé toucher l'ancien drame, pour en rapporter le frémissement. A côté de lui, un autre aussi Ta senti, un jeune homme, un pauvre aventurier, qui tour a tour étu-
In balance witïi your fortune, lionour, famé?
ANTONY
What is *t, Ventidius ? It out-weiglis 'em ail. Why, Vie hâve more ihan conquer'd Caesar now. My queen's not only innocent, but loves me.... Down on thy knees, blasphémer as thou art And ask forgiveness of wrong'd Innocence!
VENTIDIUS
ril rather die than take it. Will you go?
ANTONY
Gol Whither? Go from ail that's excellent
Give, you gods, Give to your boy, your Caesar, This rattle of a çlobe lo play withal, This gu-gaa wond; and. put hi m cheaply otf.
ril not be pleas'd with less than Cleopatra.
Let Caesar walk Alone upon it. I am weary of my part.
My torun is out, and Ihe world stands before me Like a black désert. At ihe approach of night ril lay me down and stiav no iarther ou«