CHAPITRE ni. LA RÉVOLUTION
plète ! La vérité ainsi appuyée sur toutes ses assises ne saurait plus être ébranlée. Et remarquez que la rhétorique est absente. Il n'y a point d'art ici ; tout Tartifice de l'orateur consiste dans la volonté de bien expliquer et de bien prouver ce qu'il veut dire. Même il est négligé, naïf; et justement cette naïveté l'élève jusqu'au style antique. Vous trouveriez chez lui telle image qui semble appartenir aux plus beaux temps de la simplicité et de la majesté latines. « Nous pout vous observer, dit-il, que c'est ordinairement dans « le milieu des cités, aux endroits les mieux garantis, « les plus beaux et les plus marquants, qu'on choisit c une place pour les statues et les monuments dédiés « à la mémoire des hommes de bien qui ont noble- « ment mérité de leur patrie ; pareillement nous de- « vrions dans le cœur et le centre de notre âme, dans « le meilleur et le plus riche de ses logis, dans les « endroits les plus exposés à la vue ordinaire et les « mieux défendus contre les invasions des pensées « mondaines, élever des efflgies vivantes et des com-
means conduciog to our welfare) do flourish; and displeased when impiety and injustice, dissensions and disorder (those certain sources ofmischief to us) do prevail; thathe is well satisfied with our rendering to him that obédience, honourand respect which are due tc^ him; and highly offended with our injurious and disrespectful behaviour toward him, as commission of sin and violation of his most just and holy commandments : so that there wants not sufficlent matter of our exercising good-will both in affection and action toward God : we are capable bothofwishingand (in a manner, as he will interpret and accept it) of doing good to him by our con* currence with him in promoting those things which he approves and delights in, and in removing the contrary.
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« mémorations durables de la bonté de Dieu». » Il y a ici comme une effusion de gratitude, et sur la fin du discours, quand on le ci*oit épuisé, Tépanchement devient plus abondant par l'énumération des biens infinis, où nous nageons comme les poissons dans-la mer, sans les apercevoir, parce que nous en sommes entourés et inondés. Pendant dix pages, l'idée déborde en une seule phrase continue du même tour, sans crainte de Tentassement et de la monotonie, en dépit de toutes les règles, tant le cœur et l'imagination sont comblés et contents d'apporter et d'amasser toute la nature comme une* seule offrande « devant celui qui, t par ses nobles fins et sa façon obligeante de donner, a surpasse ses dons eux-mêmes et les augmente de « beaucoup ; qui, sans être contraint par aucune né- > cessité, ni tenu par aucune loi ou par aucun con- » Irat préalable, ni conduit par des raisons extérieures, « ni engagé par nos mérites, ni fatigué par nos im- « portunités, ni poussé par les passions importunes « de la pitié, de la honte et de la crainte, comme nous « avons coutume de l'être ; ni flatté par des promesses « de récompense, ni séduit par l'attente de quelque « avantage qui pourrait lui revenir ; mais étant maître
1. The middle, we may observe, and the safest and the fairest anl the most conspicuo'is places in cities are usually deputed for tbc érection of statues and monuments, dedicated to the memory of worthy men, who hâve nobly deserved of their countries. Jn liltc manner should we in the heart and centre of our soûl, in the best and highest appartments thereof, in the places most exposed to ordinary observation, and most secure from the invasions of wordly care, erect lively represenlations and lasting memorials unto the Divine bounty