CHAPITRE m. LA REVOLUTION
« vendredi et une face de carême, avec un « doux ■ Jésus I » et une complainte gémissante sur les vices « du siècle, oh I alors, c'est un saint sur la terre, un « Ambroise, un Augustin, non pour la science des « livres, qui est une chose toute terrestre, une drogue « (car, hélas I ils sont au-dessus d'elle, ou du moins « elle est au-dessus d'eux), mais pour le zèle et les « jeûnes, et les yeux dévotement levés au ciel, et la « sainte rage contre les péchés d'autrui. Et heureuses « ces personnes religieuses , ces dames qui peuvent « avoir pour confesseurs de tels hommes, si pleins « d'abnégation, si prospères, si capables I Et trois fois « heureuses les familles où ils daignent prendre leur « collation du vendredi, pour prouver au monde quelle « abstinence chrétienne, quelle vigueur antique, quel « zèle pour les mortifications il y a dans l'abandon « d'un dîner qui leur rend l'estomac plus dispos pour « le souper M » Un homme qui a ce franc parler de-
1. Suppose a man infinitely ambitious, and equally spiteful and malicious; one "who poisons the ears of great men by venomous whispers, and rises by Ihe fall of better men than himself; yet if he Bteps forth with a Friday look and a lenten face, with a blessed Tesul and a mornrul ditty for the vices of the limes; oh ! then he is î saint upon earth : an Ambrose or an Augustine (I mean not for Ihat earthly trash of book-learning; for, alasl such are above that, or at least that's above them), but for zeal and for fasting, for a de- ?out élévation of the eyes, and a holy rage against other men's sins. And happy those làdies and religious dames characterised in the 2d of Timothy, c. iii. 5, 6, who canhave such self-denying, thriving, able men fortheir confessors! and thrice happy those families where Ihey vouchsafe to take their Friday night's refreshments! thereby demonstrate to the world what Christian abstinence, and what primitive, self-mortifying vigour there is in forbearing a dinner, thaï
802 LIVRE m. L AGE CLASSIQUE.
vait louer la franchise; il Ta louée avec Tironie poignante, avec la brutalité d'un Wycherley. La chaire avait le sans-façon et la rudesse du théâtre, et, dans cette peinture des braves gens énergiques que le monde taxe de mauvais caractères, on retrouvait la familiarité acre du Plain-Dealer. « Certainement il y a « des gens qui ont une mauvaise roideur naturelle de € langue, en sorte qu'ils ne peuvent point se mettre • au pas et applaudir ce vaniteux ou ce hâbleur qui « fait la roue, se loue lui-même et conte d'insipides « histoires à son propre éloge pendant trois ou quatre t heures d'horloge, pendant qu'en même temps il « vilipende le reste du genre humain et lui jette de la « boue. — Il y a aussi certains hommes singuliers et « d'un mauvais caractère qu'on ne peut engager, par « crainte ni espérance, par froncement de sourcils ni « sourires, à se laisser mettre sur les bras quelque « parente de rebut, quelque nièce délaissée, men- « diante, d'un lord ou d'un grand spirituel ou tempo- « rel. — EnOn il y a des gens d'un si mauvais carac- « tère, qu'ils jugent très-légilime et très-permis d'être « sensibles quand on leur fait tort et qu'on les op- « prime, quand on diffame leur bonne renommée et « quand on nuit à leurs justes intérêts, et qui pnr sur- « croit osent déclarer ce qu'ils pensent et sentent, et
they may hâve the better stomach to theîr supper. In fine, ihe whole vorld stands in admiration of them : fools are fond of them, and wise men are afraid of them; they are talked of, they are pointed out; and, as they order the matter, they draw the eyes of ail mea aller them, and generally something else.