CHAPITRE m. LA RÉVOLUTION
arbitres, des règles d'arbitrage, voilà tout ce que leur fédération peut leur imposer. Ce sont des hommes libres qui, ayant traité entre eux, sont encore libres. Leur société ne fonde pas leurs droits, elle les garantit. Et les actes officiels soutiennent ici la théorie abstraite. Quand le Parlement déclare le trône vacant, son premier argument est que le roi a violé « le contrat « originel » par lequel il était roi. Quand les communes intentent un procès à Sacheverell, c'est pour soutenir publiquement* que « la constitution d'Angleterre est « fondée sur un contrat, et que les sujets de ce « royaume ont , dans leurs diverses capacités publi- « ques et privées, un titre aussi légal à la possession « des droits qui leur sont reconnus par la loi que le « prince à la possession de la couronne. » Quand lord Chatam défend l'élection de Wilkes, c'est en établissant que « les droits des moindres sujets comme ceux des « plus grands reposent sur la même base, Tinviolabi- « lité de la loi commune, et que, si le peuple perd ses « droits, ceux de la pairie deviendront bientôt insi- « gnifîanls^ » Ce n'est point une supposition, ni une
ble, safe and peaceable living one amongst another, in secure enjoyment of their properlies and a grealer security against aoy that are not of it.
Nothing can make a man subject or member of a comnionwealth but bis actually entering into it by positive engagement and express promise and compact.
The great and chief end of men uni tin g into commonwealths and putling tbemselves under government is the préservation of their property. (Locke, of Civil Government.)