CHAPITRE III. LA RÉVOLUTION
sionnée, dans Téclat sombre et violent de ce style surchargé' et trop fort. C'est de cette pourpre superbe et sanglante que se parent les passions anglaises ; c'est sous les plis de ce drapeau qu'elles se rangent en bataille, d'autant plus puissantes qu'au milieu d'elles il y en a une toute sainte, le sentiment du droit, qui les rallie, les emploie et les ennoblit.
Je me réjouis que PAmérique ait résisté; trois millions d'hommes assez morts à tous les sentiments de liberté pour souffrir volontairement qu'on leU fasse esclaves auraient été des instruments convenables pour rendre le reste esclave aussi... L'esprit qui maintenant résiste à vos taxes en Amérique est le môme qui autrefois s'est opposé en Angleterre aux dons gratuits, à la taxe des vaisseaux ; c'est le môme esprit qui a dressé l'Angleterre sur ses pieds, -et par le bill des droits a revendiqué la constitution anglaise; c'est le môme esprit qui a établi ce grand, ce fondamental et essentiel principe de vos libertés, que nul sujet de l'Angleterre ne peut être taxé que de son propre consentement. Ce glorieux esprit whig anime en Amérique trois millions d'hommes qui préfèrent la pauvreté avec la liberté à des chaînes dorées et à la richesse ignoble, et qui mourront pour la défense de leurs droits en hommes eten hommes libres.... Gomme Anglais par naissance et par principes, je reconnais aux Américains un droit suprême et inaliénable sur leur propriété, un droit par lequel ils sont justifiés à la défendre jusqu'à la dernière ex* trémitô •.
to delegate to the merciless Indian the defence of disputed rights, and to wage the horrors of barbarous war against our brethrent My Lords, thèse enormities cry aloudfor redress and punishment; unless thoroughly done away, it will be a stain on the national character— it is a violation of the Constitution— I believe it is against law.
1. I rejoice that America bas resisted; three millions of people so dead to ail the feelings of liberty, as volunlarily to let themselve
Si Pitt sent son droit, il sent aussi celui des autres; c'est avec cette idée qu'il a remué et manré l'Angleterre. Il en appelait aux Anglais contre eux-mêmes; et, en dépit d'eux-mêmes, ils reconnaissaient leur plus cher instinct dans cette maxime, que chaque volonté humaine est inviolable dans sa province limitée et légale, et qu'elle doit se dresser tout entière contre la plus petite usurpation.
Des passions effrénées et le plus viril sentiment du droit, voilà l'abrégé de toute cette éloquence. Au lieu d'un orateur, homme public, prenez un écrivain, simple particuher; voyez ces lettres de Junius* qui, au milieu de l'irritation et des inquiétudes nationales, tombèrent une aune comme des gouttesdefeu sur les membres fiévreux du corps politique. Si celui-ci serre
be made slaves, would bave been fit instruments to make slaves ot il\ the rest.
Let Ihe sacredness of their property remain inviolate; let it be taxable only by their own consent given in their provincial assemblies; else it will cease to be property.
This glorious spirit of whiggism animate three millions in America, who prefer liberty with poverty to gilded chains and sordid affluence, and who will die in défense of their rights as men, as freemen.... The spirit which now resists your taxation in America is ihe same which formerly opposed loans, benevolences, and ship money in England; the same spirit tbat called England on its legs, and by the bill of rights vindicated the English constitution; the same fpirit which established the great, fundamental essenlial maxim cf your liberties : that no subject of England shall be taxed but by his own consent.
As an Englishman by birth and principle, I recognise to the American their suprême inaliénable right in their property, a right which they are justified in the défense of, to the last extremity.